Thierry Cenatiempo : “On repart d’une page blanche avec l’objectif que les gens reprennent du plaisir à supporter le Nîmes Olympique ”

Le chef d’entreprise gardois, futur président du Nîmes Olympique, détaille son projet collectif pour relancer le club crocodile en National 2.
Thierry Cenatiempo ne cache pas sa passion. Chef d’entreprise à Saint-Hilaire-d’Ozilhan et supporter inconditionnel de l’AS Saint-Étienne, il s’apprête à prendre les rênes de son autre club de cœur, le Nîmes Olympique avec une conviction chevillée au corps : “Je considère que le Nîmes Olympique est un petit frère de l’ASSE avec beaucoup de similitudes d’ADN, de passion et de formation.”
Un projet collectif né de la solidarité
L’engagement de Thierry Cenatiempo ne relève pas du hasard. Après le premier passage devant la DNCG qui s’est mal déroulé, les chefs d’entreprises nîmois se sont spontanément réunis pour organiser du mécénat. “Les gens savent que j’aime le NO”, confie-t-il simplement.
La rencontre avec Yannick Liron, président de l’association du Nîmes Olympique, qu’il connaissait déjà, a été décisive. Ce dernier lui a proposé de monter un projet collectif, loin de l’image de l’homme providentiel solitaire. “Un projet de Nîmois”, insiste Thierry Cenatiempo, rejoint du côté des politiques par Franck Proust, président de Nîmes Métropole pour rassembler tous les éléments nécessaires.
Une nouvelle SAS, une page blanche
La structure juridique marque une rupture nette avec le passé. Rani Assaf ayant choisi de résilier tout lien avec le club, la nouvelle équipe dirigeante ne rachète pas l’ancien NO mais repart d’une feuille blanche avec la constitution d’une nouvelle SAS.
Thierry Cenatiempo sera actionnaire majoritaire à 55%, entouré de partenaires solides : quatre actionnaires à 10,5% chacun, dont deux chefs d’entreprise, Eldera avec M. Noyer, et une entreprise marseillaise dont le directeur est supporter du Nîmes Olympique et dont le fils évolue chez les jeunes. “De belles boîtes sérieuses et solides”, souligne le futur président.
Le “club des 100” représentera également 10,5% via le collectif, aux côtés d’anciens joueurs qui eux aussi posséderont 10.5% des parts. Il s’agit de Renaud Ripart, Clément Déprès, Benoit Poulain, Anthony Briançon ou encore Théo Valls. L’association de Yannick Liron siégera au conseil d’administration, tout comme les supporters via le collectif “Sauvons le Nîmes Olympique” qui a fait don de sa collecte au club.
Les supporters au cœur du projet
“Je souhaite que les supporters soient représentés”, martèle Thierry Cenatiempo. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple aspect sportif : “On a deux ambitions – sportive qui appartient aux joueurs et au staff – mais en ce qui le concerne, pour le club, l’objectif est de faire vivre les Antonins, que tout le monde prenne du plaisir à se retrouver, à venir au stade, à chanter et supporter Nîmes.”
Les supporters ont subi “une vraie privation”, reconnaît-il, faisant de l’ambiance son “grand challenge”. La campagne de pré-abonnement, lancée ce matin à 11h, constitue un test crucial. “Le Nîmes Olympique en N2, c’est une anomalie. La moyenne en N2, c’est 400 personnes, ça ne sera pas le cas ici et il faut le prouver à la DNCG.”
Un effectif quasi-bouclé malgré les contraintes
Sur le plan sportif, Anthony Dupré, directeur sportif, et Michael Gas, l’entraîneur, travaillent “d’arrache-pied”. L’effectif est “quasiment bouclé” et “l’attractivité opère”, se réjouit Thierry Cenatiempo.
Malgré une préparation retardée et des matchs amicaux en nombre réduit, l’objectif reste clair : “On visera un joli maintien. On fera un point en janvier, on ne se privera pas de mieux.” La formation reste prioritaire avec l’ambition de faire monter les U18 vers les U19 nationaux.
Des infrastructures sécurisées
Concernant les installations actuellement louées par Rani Assaf à l’association, la situation devrait se clarifier : la ville se portera acquéreur des installations en janvier pour en devenir propriétaire, sécurisant ainsi l’avenir du club.
Thierry Cenatiempo et son équipe entendent ainsi redonner vie au Nîmes Olympique, porté par un projet collectif ambitieux où supporters, dirigeants et acteurs économiques locaux unissent leurs forces pour faire renaître la flamme crocodile.


