Laurent Burgoa lance sa campagne pour les sénatoriales avec une liste d’union de la droite et du centre

À un peu plus de deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, le sénateur sortant Laurent Burgoa a officiellement présenté la liste qu’il conduira dans le Gard sous l’intitulé « Pour le Gard, tout le Gard ! ». Une équipe qui rassemble Les Républicains, l’UDI, le MoDem, Horizons, Renaissance et plusieurs élus sans étiquette, avec l’ambition affichée de conserver les deux sièges détenus par la droite et le centre au Palais du Luxembourg.
Avant d’évoquer le scrutin, Laurent Burgoa a tenu à adresser un message de soutien à Christophe Rivenq, maire d’Alès et président d’Alès Agglomération, récemment victime de violences. « S’attaquer à un élu de la République, c’est s’attaquer à la République », a-t-il déclaré, rappelant que le Sénat avait renforcé, au cours des six dernières années, les sanctions contre les auteurs d’agressions visant les élus. « Les élus municipaux sont les fantassins de la République », a insisté le sénateur, évoquant également le soutien du président du Sénat, Gérard Larcher.
Le sénateur gardois s’est ensuite félicité d’avoir réussi à bâtir une liste d’union « rapidement », malgré la diversité des sensibilités politiques réunies. « Ce n’est jamais simple de faire l’union, mais pour ces sénatoriales cela s’est fait naturellement. Le travail commence maintenant et il doit porter ses fruits localement comme nationalement », a-t-il expliqué.
Autour de Laurent Burgoa figurent Valérie Meunier, première vice-présidente d’Alès Agglomération et conseillère départementale, Jonathan Pire, maire de Collias, Josy Manya, première adjointe au maire de Rochefort-du-Gard, et Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles, conseiller départemental et vice-président de Nîmes Métropole. Ce dernier occupe la cinquième position, traditionnellement celle du suppléant chargé d’accompagner la campagne sur le terrain.
Eddy Valadier a justifié son engagement par « le travail considérable » accompli selon lui par Laurent Burgoa depuis son arrivée au Sénat. « On peut l’appeler tous les jours, il répond toujours présent. Travailler c’est bien, mais être efficace c’est mieux », a-t-il souligné, citant notamment les dossiers liés à la santé et au maintien des services publics. Pour le maire de Saint-Gilles, le futur sénateur doit rester « un élu de terrain », capable de porter au Parlement des lois adaptées aux réalités locales. « Il faut avoir les pieds sur terre. On ne peut pas légiférer comme si la Bretagne et le Gard avaient les mêmes problématiques », a-t-il estimé.
En deuxième position, Valérie Meunier a exprimé son émotion après les violences ayant touché Christophe Rivenq. « Cela renforce ma détermination à défendre la démocratie locale », a-t-elle déclaré. Élue depuis près de trente ans à Alès, elle souhaite mettre son expérience au service des élus urbains comme ruraux. Elle entend défendre les questions de santé, de désertification médicale, d’éducation, de cohésion sociale et de transition énergétique. « Être au quotidien à l’écoute des maires a renforcé ma conviction de porter leur voix au niveau national », a-t-elle affirmé.
Troisième de liste et représentant de la famille centriste, Jonathan Pire, maire de Collias et vice-président du PETR Uzège Pont-du-Gard, a insisté sur son rôle de rassembleur. Non encarté politiquement, il rejoindrait le groupe Union Centriste au Sénat en cas d’élection. Il a plaidé pour davantage de décentralisation, une simplification des normes, un soutien accru à l’entrepreneuriat et une écologie conciliant développement économique, agriculture et protection de l’environnement. « Le parlementaire doit être un élu ressource, capable d’aider les maires à débloquer des dossiers complexes », a-t-il expliqué, prenant pour exemple la sauvegarde des moulins de Collias.
Figure bien connue du Gard rhodanien, Josy Manya a également apporté son soutien au sénateur sortant. Première adjointe au maire de Rochefort-du-Gard depuis de nombreuses années, elle a salué « un homme de terrain, efficace et fidèle à ses valeurs ». Elle a notamment rappelé le rôle joué par Laurent Burgoa dans plusieurs dossiers structurants pour sa commune, comme l’installation d’une pharmacie.
Autour de cette candidature, plusieurs responsables des formations partenaires étaient présents. Thierry Procida, président de l’UDI du Gard, a salué « une union dont le département peut être fier », estimant que Laurent Burgoa « dépasse les sensibilités politiques ». Valérie Rouverand, pour Renaissance, a mis en avant « une droite ouverte, modérée et capable de rassembler », tandis que les représentants du MoDem et des Centristes d’Hervé Morin ont souligné les valeurs communes qui ont permis de construire cette alliance.
Laurent Burgoa a également annoncé la venue de Gérard Larcher dans le Gard le 4 septembre, un déplacement qui marquera l’un des temps forts de la campagne. Le président du Sénat viendra soutenir cette liste qui espère conserver les deux sièges détenus par la droite et le centre lors du renouvellement sénatorial du 27 septembre.
Le sénateur sortant entend désormais poursuivre son travail de proximité auprès des grands électeurs. « Ce qui m’intéresse, c’est le résultat du 27 septembre au soir », a-t-il conclu, convaincu que cette union constitue un atout majeur pour défendre les intérêts du Gard au Sénat.



