Feria des Vendanges : plus de 500 agents mobilisés, la préfète Fabienne Decottignies inspecte le dispositif de sécurité

À l’occasion de la Feria des Vendanges, la préfète du Gard Fabienne Decottignies a effectué, vendredi soir, une visite du dispositif de sécurité déployé à Nîmes. Police nationale, police municipale, CRS, sécurité privée, secours et associations : un dispositif conséquent a été mis en place pour accompagner les milliers de personnes attendues dans les rues de la ville durant le week-end.
Un mois après sa prise de fonctions dans le Gard, Fabienne Decottignies découvre sa première Feria nîmoise en tant que préfète. Vendredi soir, elle est allée à la rencontre des différents acteurs chargés d’assurer la sécurité et les secours durant l’événement. Un déplacement qui lui a permis de mesurer l’ampleur des moyens engagés.
« On est sur un dispositif vraiment complet », a-t-elle résumé à l’issue de sa visite.

Sur le volet consacré à la sécurité et au maintien de l’ordre, plus de 200 policiers nationaux sont mobilisés, auxquels s’ajoutent plus de 150 policiers municipaux. La préfète a tenu à souligner la coopération avec la Ville de Nîmes, qu’elle juge « primordiale » pour le bon déroulement de l’événement.
À ces effectifs viennent également s’ajouter environ 150 agents de sécurité privée, ainsi qu’une unité de CRS venue de Montauban. Des policiers provenant notamment de Toulon et de Nice sont également présents au titre des renforts zonaux.
Une policière espagnole participe par ailleurs au dispositif afin de faciliter les échanges avec les nombreux visiteurs venus d’Espagne.
Secours : un dispositif renforcé au cœur de Nîmes
Le volet sécurité civile constitue l’autre partie importante de l’organisation. La Croix-Rouge est fortement mobilisée, avec notamment la présence de renforts venus de Monaco, une participation devenue habituelle lors de la Feria nîmoise.
Le Service départemental d’incendie et de secours du Gard a également déployé des moyens spécifiques. Le dispositif médical a lui aussi été adapté à l’événement.
Une partie des moyens du SMUR a ainsi été positionnée directement dans le centre de Nîmes afin de pouvoir intervenir rapidement sans engorger inutilement les urgences du CHU.
« C’est vraiment un dispositif complet », insiste Fabienne Decottignies, qui ajoute à la sécurité et aux secours un troisième volet : la prévention.
Plusieurs stands ont été installés au cœur de la Feria. Le dispositif « Angela » doit notamment permettre aux personnes, et en particulier aux femmes, qui se sentent en situation d’insécurité de trouver rapidement un lieu d’accueil et de protection.
Des campagnes de sensibilisation portent également sur les violences faites aux femmes, la consommation de protoxyde d’azote ou encore les risques liés à l’alcool. Des éthylotests sont notamment distribués au public.
« Tous les risques sont pris en compte »
Dans un événement rassemblant une foule aussi importante, les autorités doivent envisager un spectre très large de situations.
« On va du risque d’attentat jusqu’au risque de sécurité routière. Tous les risques sont pris en compte et ils sont tous aussi importants », explique la préfète.
L’expérience des précédentes éditions permet toutefois de cibler certains moments plus sensibles. Les fins de soirée et deuxièmes parties de nuit concentrent ainsi une partie de la vigilance des forces de sécurité.
L’alcoolisation importante de certains participants peut favoriser les bagarres, les comportements inappropriés mais également les accidents de la route.
Sur ce dernier point, Fabienne Decottignies a particulièrement insisté. Des gendarmes sont positionnés sur plusieurs axes à l’extérieur de Nîmes afin de procéder à des contrôles.
« On a quand même trois morts supplémentaires à date sur les routes du Gard. Il ne faut pas que la Feria soit entachée d’un mort supplémentaire parce que les gens se sont amusés, ont bu et ont pris le volant », prévient-elle.

Une coopération saluée entre tous les services
Durant sa visite, la préfète a pris le temps d’échanger avec policiers, secouristes, pompiers et personnels médicaux.
Elle dit avoir constaté « une forme de tradition » et un véritable engouement des professionnels à participer au dispositif de la Feria.
Mais cette expérience ne doit pas conduire à relâcher la vigilance. « Ce n’est pas parce qu’on a fait une Feria qui s’est bien passée que celle-ci se passera bien. Il faut toujours rester très éveillé », rappelle-t-elle.
La préfète retient surtout la coopération entre les différents acteurs : services de l’État, Ville de Nîmes, associations, personnels médicaux et sapeurs-pompiers.
« Ce qui revient, c’est la bonne coopération entre le national et le municipal, entre l’associatif et le médical, entre les pompiers et le SMUR. Ça, c’est capital. »
Pendant tout le week-end, Fabienne Decottignies restera en lien permanent avec le poste de commandement et les responsables opérationnels, dont le nouveau directeur interdépartemental de la police nationale.
Son rôle sera également de conserver une vision d’ensemble du département, la Feria de Nîmes ne constituant qu’une partie des enjeux de sécurité du week-end.
Pour cette première immersion dans l’ambiance nîmoise, l’ancienne secrétaire générale de la préfecture du Nord retrouve certains réflexes acquis à Lille lors des grands rassemblements. Tout en soulignant une ambiance différente, marquée ici par les traditions taurines et un public qu’elle décrit comme particulièrement jeune, elle relève des problématiques communes aux grands événements accueillant plusieurs dizaines de milliers de personnes : gestion des flux, alcoolisation, sécurité publique et prévention.
Autant de sujets qui mobiliseront les services jusqu’au terme de cette Feria des Vendanges.


