BAGNOLS/CEZE: Zoom sur Pascale Bordes la nouvelle députée de la 3e circonscription

par | 12:00 , 5 Juil, 2022

Les 12 et 19 juin dernier, les habitants de la troisième circonscription du Gard ont élu une nouvelle députée en la personne de Pascale Bordes. TV Sud Magazine vous propose d’en apprendre plus sur celle qui représentera le territoire à l’Assemblée Nationale.

Pouvez-vous vous présenter ?

Pascale Bordes, j’ai 60 ans et je suis née à Bagnols-sur-Cèze où je suis avocate depuis 35 ans. J’ai été scolarisée aux Estouzilles (école Jean-Jaurès) puis au collège Bernard de Ventadour et enfin au Lycée Technique (seconde, première ,terminale B). Ce qui correspond désormais à un baccalauréat économique.

Je suis ensuite partie faire mes études de droit à Montpellier et j’ai intégré le centre de formation professionnel des avocats de Nîmes.

Comment s’est passée votre journée du 19 juin ?

C’est une journée durant laquelle je suis passée part toutes les émotions, une catastrophe le matin, avec l’arrachage des affiches de camapgne, bulletins de votes dissimulés à Laudun. J’ai ensuite effectué avec mon équipe le tour des bureaux de façon accentué pour veiller à ce que ceci ne se reproduise plus.

Et le soir l’annonce de mon élection qui est une grande libération.

J’ai reçu un appel de Marie-Françoise Lecaillon, la Préfète du Gard qui m’a félicité et m’a détaillé les documents administratifs que j’ai reçu le lendemain par coursier.

Quel est le thème qui vous tiendra le plus à cœur en tant que députée ?

C’est l’aide aux handicapés ! Je ne suis pas toute seule puisque je suis dans l’opposition mais il faut refondre le regard que l’on porte sur le handicap afin de parvenir à modifier la loi.

Le handicap ne doit pas être punitif. Les gens sont doublement pénalisés par leur handicap, le traitement qu’on leur réserve et le regard qu’on leur porte. Il faut une refonte totale de la question du handicap.

C’est un travail de longue halène. Je n’ai pas de baguette magique mais je veux qu’on ait un autre regard sur le handicap. Même problématique pour nos aînés.

Dans l’ancien temps, nos aînés avaient un vrai rôle, c’est fini il n’y a plus d’entraide générationnelle.

Nous vieillissons tous. Ça peut être un vrai naufrage, ça coûte cher et les gens n’ont pas toujours les moyens d’avoir quelqu’un à domicile. Ça coûte horriblement cher de mettre nos aînés en maisons médicalisées. C’est une question qui nous attend tous au tournant.

Comment expliquez vous ce score historique du RN ?

C’est un travail de terrain, les électeurs et électrices me connaissent. Le nombre de personnes que j’ai croisé, je leur ai laissé un bon souvenir.
Il y a un vrai ras le bol face à une situation qui leur échappe.
Petite anecdote : J’ai reçu une lettre de félicitation d’un monsieur qui dit dans des termes extrêmement gentil qui a écrit une lettre à la main. C’est une démarche extrêmement touchante et rare de nos jours.

C’est une envie de renouveau, je le compare à l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, il représentait la jeunesse et le renouveau. On a la pression sur nos épaules.

Comment et pourquoi devient-on député

Je m’y suis lancé sur le tard, je ne veux pas faire une carrière longue. C’est la situation de notre pays qui m’y a emmené. Le temps de l’action est venu. Je me suis inscrite dans cette démarche pour agir.

Qu’avez vous fait durant votre première journée à l’assemblée ?

Je n’ai pas eu le temps de déjeuner, la journée a été chargée.

Il y a d’abord eu toutes les formalités : visite de l’assemblée, discours de Marine Le Pen pôur nous accueillir. Lorsqu’on est élue il faut ouvrir un compte bancaire afin de recevoir nos indemnités. Il faut aller à la Poste pour son courrier à l’Assemblée Nationale. On visite également le stand numérique, la téléphonie, la photo individuelle et les photos officielles. En tout ce sont prêt de 10 ateliers sur la journée. Ça prend du temps.

J’ai visité la bibliothèque, c’est un endroit où je passerai ma vie et que j’apprécie particulièrement.

Comprenez vous la défiance des français face au rôle de député ?

Les députés n’ont pas joué leur rôle en faisant remonter les infos de la circonscription et en débattant les textes. Lorsqu’il y a un texte de proposé il faut en débattre et amender.

Pour ceux qui suivent les débats parlementaire c’est un désastre, il n’y avait plus de débat il faut remédier à ça.

Mème si le vote n’est pas toujours celui que j’aurai souhaité, le principal est de débattre

Allez vous discuter avec certains lobbyistes ?

Les lobbyistes ça a toujours existé mais je ne suis pas fan du système. A titre personnel, je trouve qu’il y a une déconnexion entre un système républicain et le lobbying. On doit s’interroger la dessus et le lobbying ne doit pas être un mode de gouvernance. Il faut l’encadrer vraiment.

Que ferrez vous de votre salaire ?

J’ai toujours gagné ma vie et je n’ai pas de soucis avec l’argent, j’ai un regard anglo saxon la dessus. Un député qui travaille c’est énormément de travail, c’est normal qu’il soit rémunéré à hauteur de sa tache.

Il y a la rémunération en tant que tel et les remboursements de frais.

Si il travaille il doit gagner sa vie.

On regarde sa présence en circonscription et dans l’hémicycle il faut participer aux commissions. Ne pas simplement pointer mais participer et proposer des amendements. Il ne suffit pas de faire acte de présence.

Allez vous toujours suivre les consignes de votes du RN où pourriez vous voter en faveur de certaines lois de la majorité ?

J’entends aller dans le bon sens et donc voter les bons textes et ne pas voter les autres. Je n’ai pas changé.

L’avenir dira si je respecte mais c’est mon intention.

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