Dessinateur de presse, kezako ?

par | 10:27 , Nov 17, 2020

Le jeudi 5 novembre 2020, les classes presse du collège Bernard de Ventadour ont reçu le dessinateur Wingz.

Les élèves de 3ème presse nous présentent leur invité du jour et son métier.

Qui est Wingz ?
« J’ai toujours aimé dessiner depuis mon plus jeune âge. Je n’avais pas initialement prévu ce parcours ayant suivi des études d’ingénieur. En 2006, je me lance dans un projet de bande dessinée et ce n’est qu’en 2011, que ma reconversion en tant que dessinateur de presse a commencé ». Wingz s’est fait rapidement connaître sur internet grâce à son site wingz.fr et aux réseaux sociaux. À l’heure actuelle, il travaille pour une quinzaine de journaux et produit entre 400 et 500 dessins par an.

Qu’est-ce qu’un dessinateur de presse ?
C’est un métier qui consiste à relayer l’actualité par le dessin tout en faisant rire (ou pas !) et réfléchir les lecteurs. Le dessin de presse utilise souvent la caricature.
Wingz nous rappelle que : « malgré la liberté d’expression en France, les dessinateurs de presse sont tenus de respecter trois règles : ils ne doivent pas injurier, diffamer ni inciter à la haine raciale (ou faire l’apologie des crimes) ».
Pour dessiner, Wingz utilise une tablette graphique et plus particulièrement le logiciel Photoshop. « L’achat d’une tablette graphique est assez coûteux, mais c’est un vrai gain de temps. Cet outil moderne, à l’ère du numérique, permet de réagir rapidement à l’actualité et de communiquer mes dessins instantanément aux rédactions des journaux, sachant que ces derniers ont parfois besoin de plusieurs retouches avant d’être publiés ».

Un dessin, cinq étapes :
Dans un premier temps, le rédacteur en chef du journal appelle le dessinateur et lui commande un dessin sur l’actualité pour illustrer un article. Le dessinateur fait alors une dizaine de brouillons et les envoie au journal. Ensuite, le rédacteur en chef sélectionne le dessin qu’il préfère. Pour finir, le dessin est refait au propre et renvoyé au journal. (À titre indicatif, un dessin de presse rapporte à son auteur entre 30 et 300 euros selon la notoriété du dessinateur et le tirage du journal).

Les élèves de troisième Platine.

Une rencontre placée sous le feu de l’actualité :
Les élèves de 4ème Presse nous livrent à chaud leurs réactions et ressentis suite à l’intervention de Benjamin Wingz. Beaucoup ont été sensibles à la gentillesse et à la disponibilité du journaliste.
Flora témoigne : « D’un abord sympathique, il a pris en compte tous les élèves et tous les types de questions. Il a su expliquer son métier avec des mots simples et compréhensibles de tous. » Alexis, très curieux, est ravi : « J’ai pu poser toutes mes questions (et j’en avais une longue liste). Il a pris le temps de laisser de la place à toutes nos interventions et a su nous écouter. J’ai même appris comment devenir dessinateur de presse. »
Plus simplement, Lilie et Lily sont « contentes d’avoir rencontré un dessinateur de presse « en chair et en os » ! Roméo a, lui, été épaté « quand il a montré ses dessins et surtout quand il en a fait en « live ».
Au final, pour Thomas et Clément : « Wingz a su rendre clairement et simplement accessible un métier qui nous apparaissait compliqué, surtout avec le contexte actuel. »

De la nécessité du dessin de presse aujourd’hui :
Touchés par l’actualité récente, les élèves attendaient un éclairage de professionnel sur les derniers événements. Emie a bien compris : « Le dessin peut permettre de dédramatiser la réalité, et de parler plus légèrement d’un sujet grave. » Renaud synthétise : « Si on ne peut plus dessiner, on ne peut plus rien faire, alors… ? »
L’intervention de Wingz a permis aux élèves de se rendre compte de l’importance de cette fameuse liberté d’expression. Ombeline précise que « c’est important qu’elle existe en France parce que ce n’est pas le cas partout dans le monde. » 

Peut-on rire de tout ?
Les élèves ont bien compris que non, et qu’il y a des règles à respecter. Mathilde : « On a appris que l’on peut se moquer de la religion mais pas de ceux qui la pratiquent. » La loi française se porte garante du respect de chacun. Hector : « Elle interdit également l’insulte et l’incitation à la haine raciale. » Pour Ilona, c’est évident : « le but du dessin n’est pas toujours de faire rire mais aussi de faire passer un message et de sensibiliser les gens à un problème ».
Maéli et Oriane quant à elles concluent : « Très déçues de ne pas avoir été présentes car cette intervention attendue nous aurait permis dans le contexte actuel d’avoir un éclairage « en live » d’un professionnel de l’information sur l’actualité ».

Les élèves de quatrième Cornaline.

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