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Kézako ? Des ados impliqués pour défendre les droits des femmes !

Réseaux, collège, rue : une société où le sexisme règne en maître.
Manon raconte son quotidien : « à14 ans je vis déjà toutes les calamités d’être une fille.

Parfois, lorsque je sors du collège et que je passe seule sur le pont de la Cèze, je suis déshabillée du regard… Je dois même faire face aux insultes et aux regards pervers ou désapprobateurs, regards qui me font hurler au fond de moi, mais je dois garder la tête haute et rester ce que la société appelle « la femme/fille parfaite ».

Un diktat qui ne rassemble pas tous les garçons…
Ange témoigne et s’insurge car il ne se reconnaît pas toujours dans les propos entendus : « J’ai bientôt 15 ans et je ne pense pas comme certains garçons qui ont parfois des propos réducteurs envers les filles disant qu’elles devraient s’occuper des taches ménagères plutôt que d’aller en cours. Pour moi, les femmes doivent pouvoir faire ce qui leur plait, et ne pas être forcément infirmière ou secrétaire mais aussi astronaute ou plombière, ou conduire des poids-lourds. Cessons les clichés et les insultes sur les réseaux sociaux : sus au sexisme ! »

Les adolescents sont très exigeants sur comment doit se comporter la gent masculine actuellement. Par exemple, les garçons pour être acceptés et populaires doivent : avoir des habits de marques (ex : les chaussures TN) ; parler le même sujet que toute la génération adonienne ; aimer les mêmes choses que les autres ; avoir un portable, etc.

Comment lutter contre ces stéréotypes réducteurs et destructeurs ?
« Il faut sensibiliser les plus jeunes au respect de chacun », propose spontanément Fiona.
C’est autour d’une multiplicité d’actions lors du 8 mars, Journée Internationale des Droits des femmes, mais aussi tout au long de l’année que les pensées peuvent évoluer au cours de confrontations avec la parole et le ressenti de chacun.

• Action de Mme Otalora pour le 8 mars, autour de Mesdames de Grand Corps Malade ;
• L’exposition organisée par l’association Femmes Solidaires de Bagnols visible à la médiathèque Léon Alègre pour faire sortir des pages d’histoire oubliées, les noms de celles qui ont marqué leur temps, d’Olympe de Gouges à Alice Guy.
• La conférence-débat d’Alexandra Oeser, sociologue à l’université Paris-Nanterre à l’espace St Maur, ayant pour thème « Comment le genre construit la classe ? » pour faire entendre la parole des femmes et la relayer, permettant de montrer l’utilité du genre comme outil d’analyse pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

Pour conclure, citons les paroles de Grand Corps Malade à toutes les femmes, hymne qui devrait être universel : « Veuillez accepter Mesdames cette déclaration / Comme une tentative honnête de réparation / Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures/ Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture ».
Il est temps d’évoluer vraiment !

MULOT Fiona, LAMBERT Clément, LA RIZZA Ange, BOSC Lilou, LAVES Manon 3°3

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