La Roque sur Cèze : l’emplacement des mobiles-home pose problème!

par | 3:54 , 13 Juil, 2022

Marie-Françoise Lecaillon, préfète du Gard etait en visite à la Roque-sur-Cèze sur invitation du maire Robert Gautier. Parmi les nombreuses problématiques évoquées, une inquiète particulièrement Giulia Ranzato directrice du camping des Cascades depuis cinq ans et son père Timante Ranzato propriétaire depuis plus de dix ans.

Il y a un an de cela, le camping a subi une visite de l’inspection des sites qui a rappelé à l’ordre l’établissement (comme 300 autres sur l’ensemble du territoire métropolitain).

La problématique est complexe et deux points de vues s’opposent. Celui de la loi représenté par la Préfète et celui de la logique humaine défendu par Jean-Christian Rey (président de l’agglomération du Gard rhodanien), Nicolas Dayot et Gilles Rigole (président des Campings du Gard).

La préfète face aux mobil-homes qui font débat

Construit en 1974, le camping des Cascades est composé de 136 emplacements qui accueillent entre 6 000 et 9 000 touristes par saison.

Lors de sa construction, ce dernier n’était pas situé sur le site classé des cascades du Sautadet. En effet, le site des cascades a été classé en 1993.

Or tout le fond du problème se situe au niveau du site classé où des mobiles-home ont été installés en 2020, permettant au camping de proposer une formule premium à ses clients. Cette formule représente 50% du chiffre d’affaire de l’établissement.

Nicolas Dayot explique à la préfète, qu’il y a deux ans, la direction n’était pas au courant qu’elle ne pouvait pas installer de mobile-home sur cette zone donc le camping est propriétaire.

Alors l’objectif est de trouver un compromis, puisque sur les cinq recommandations des inspecteurs, quatre ont été ou sont en train d’être mises en conformité.

La suppression des mobiles-home entrainerait la faillite du camping. Et ainsi la mise au chômage de 45 employés.

Ce que dit la loi:

Comme expliqué par Nicolas Dayot et par la préfète Marie-Françoise Lecaillon, le code de l’environnement prévoit depuis 1930, qu’il faut des autorisations spéciales pour modifier l’esprit des lieux d’un site classé.

Le code de l’urbanisme de son côté précise que seuls les emplacements nus appartiennent au code de l’urbanisme mais les meubles positionnés sur ces emplacements (tente, caravane…) ne sont pas régis par le code de l’urbanisme.

Seul angle mort de cette réglementation, les mobiles-home n’existaient pas en 1930.

La préfète a maintenu son discours de respect de la loi durant l’ensemble de sa visite, incitant les gérants à constituer un dossier afin d’obtenir la dérogation ministérielle.

Nicolas Dayot précise dans son propos, qu’il n’est pas question de construire un nouveau camping, ni de toucher une zone vierge. Il s’agit d’une zone classée mais déjà construite. Cela ne changera rien à la zone et à l’environnement.

L’important dans ces négociations, est qu’elles se déroulent sans conflits et dans le but de trouver un consensus.

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