Les trois réactions face à un évènement hautement stressant

par | 2:07 , Avr 21, 2022

Savez-vous combien il existe de façon de réagir face à une situation qui provoque un stress intense dans notre vie comme un décès, un accident, une agression, un harcèlement… ? Avez-vous déjà entendu parler de la fuite, du combat et du figement ?

Ce sont les trois réactions possibles générées par notre système nerveux, notre neurobiologie. Celle-ci est un héritage transmis via notre ADN.

C’est en 12 millisecondes que s’active cette réaction. C’est un acte réflexe qui se produit bien avant l’émission d’un acte réfléchi qui, lui, nécessite 300 millisecondes.
C’est donc notre instinct de survie qui agit. Notre système de défense qui analyse et gère la peur, la vigilance et le degré de danger imminent ressenti.
Que l’on se fige, lutte ou fuit, ce n’est pas la pensée qui en est à l’origine. Notre organisme va mobiliser de nombreuses ressources pour nous permettre de réagir aussi rapidement en mobilisant plusieurs zones de notre cerveau, notre système endocrinien, notre rythme cardiaque, nos muscles et notre capacité à les utiliser.
Certaines victimes disent qu’elles ont couru à une vitesse qu’elles n’auraient jamais imaginé. D’autres restent étonnées d’avoir réussi à se débattre, se battre, encaissant des coups. Quant à celles qui se figent, elles expliquent qu’elles ne pouvaient absolument pas bouger, assistant en spectatrices à ce qui leur arrivait.
C’est d’ailleurs l’incompréhension face à ces réactions qui est à l’origine d’une réelle souffrance psychique et d’un ressassement incessant. Les êtres humains ayant besoin de mettre du sens dans ce qui leur arrive nombre d’entre eux vont culpabiliser, imaginant tant de scénarios différents de ce qu’ils estiment qu’ils auraient dû faire. Si ces trois réactions ainsi que leur origine étaient connues de chacun d’entre nous, comprendre qu’il ne s’agit pas d’un choix mais d’un réflexe hérité nous apporterait plus d’autonomie et de liberté.
Alors, là, où nous nous reprochons notre réaction et culpabilisons de celle-ci ne devrions-nous pas nous accorder plus de respect, d’empathie et de bienveillance comme les accorder à ceux qui nous entourent et qui ont vécu un moment difficile ? Cela permettrait de ne pas ajouter du traumatisme au traumatisme et d’offrir un meilleur accueil aux victimes. Alors prêts à diffuser l’information et à éduquer à cette question dans votre entourage afin d’offrir une parade à la culpabilité et à la culpabilisation ?

Infos pratiques
Pascale CAUSIER – Thérapeute en psychologie – Sexothérapeute / Mosaïc (proche EMDR)
Auteure & Conférencière / Conférencière TEDx Conseillère en évolution professionnelle

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