L’option Sport à B2V, Kézako ?

par | 11:20 , Déc 15, 2020

Depuis 3 ans, M. Dubus, professeur d’EPS au collège, a mis en place cette option originale qui permet aux élèves de développer leurs connaissances et pratiques sportives grâce à des activités variées.

Selma El Haïti, 3ème presse, l’a interviewé.
• Pouvez-vous nous présenter en quelques mots l’option EPS ?
Anthony Dubus : Il s’agit, durant deux heures de pratique hebdomadaire, de permettre aux élèves recrutés, de s’épanouir par la pratique du sport. Elle concerne 2 groupes par classe sur les 3 niveaux du cycle 4. »
• Qu’est-ce que cela apporte aux élèves ?
A D : Cette option permet de développer le vivre ensemble et la citoyenneté des élèves. Elle les remotive par la pratique du sport tout en les réconciliant avec le système scolaire. »
• Comment sont-ils recrutés ?
A D : Nous faisons un test de recrutement tout au long de l’année, qui se base sur leur niveau et leur investissement dans la pratique du sport. Le comportement compte aussi, ainsi que le dossier scolaire et les appréciations des autres enseignants. »
• Le 20 novembre dernier, vous avez organisé une rencontre entre vos élèves et le sportif Dimitri Pavadé, représentant le handisport. Quel est votre ressenti par rapport à cet événement ?
A D : C’était très bénéfique et très intéressant car cela a permis aux élèves de montrer l’intégration par le sport des personnes portant un handicap, tout en mettant en avant l’aspect humain qui est primordial dans cette catégorie sportive. D’ailleurs, la rencontre d’un autre athlète est prévue courant mars 2021. »

Selma a aussi recueilli les propos de quelques élèves.
« Avec la venue de Dimitri Pavadé, j’ai pu prendre conscience du niveau et du sérieux d’un sportif paralympique, et comprendre l’importance du mental car, malgré son accident, il n’a pas perdu la foi de continuer et de persévérer dans le domaine du sport », dit Thomas.  
Pour Noa, autre élève : « Cela m’a permis de voir qu’il était possible de surmonter un accident. C’est un exemple positif pour nous, collégiens. De plus, cela nous apprend à mieux connaître le handisport. »
Quant à Louna : « J’ai été émue par la narration de son accident. Mais le plus intéressant était sa présentation des prothèses ».

Un sportif à B2V ? Mais qui est Dimitri Pavadé ?

Par Marwan Medjouel, 3ème Presse.
En 2007, Dimitri est victime d’un accident sur son lieu de travail au cours duquel il perd une partie de sa jambe. Equipé d’une prothèse, il découvre par le biais de son employeur le saut en longueur.
• Quel est votre parcours en quelques dates ?
Dimitri Pavadé : « Décembre 2007 : j’ai un accident sur mon lieu de travail. En 2011, j’occupe un emploi de caissier pendant 2 ans. En 2015, je termine ma formation d’orthoprothésiste. Depuis janvier 2016, je suis athlète handisport. »
• En quoi cet accident a-t-il changé votre vie ?
D. P. : « C’est que du positif ! Il m’a permis de renouer avec les valeurs humaines fondamentales, de voyager à travers le monde et de représenter l’handisport à l’internationale. »
• Comment êtes-vous devenu sportif professionnel ?
D. P. : « C’est mon actuel PDG qui m’a initié à l’athlétisme en me proposant de tester les lames de course. »
• Quels sont vos objectifs ?
D. P. : « Les championnats de France en salle avec un saut de 7,50 m puis 7,80 m au championnat d’Europe et 8 m pour les jeux paralympiques. »
• Comment avez-vous réagi à l’annonce du report des jeux paralympiques de Tokyo 2020 ?
D. P. : « Cela n’est pas négatif pour moi. Bien au contraire, je peux me préparer davantage et augmenter mes performances. »

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