Orsan : « Si Orsan m’était conté », un livre pour transmettre la mémoire d’un village

Sorti le 16 janvier, l’ouvrage Si Orsan m’était conté, publié aux éditions de la Fenestrelle, propose une plongée sensible et documentée dans l’histoire du village d’Orsan. Un projet porté par l’historien-généalogiste Grégory Viguié, né à Nîmes et installé à Poulx, à l’initiative de son ami de longue date, Vincent Champetier.
Les deux hommes se connaissent depuis plus de trente ans, liés notamment par une passion commune pour le Nîmes Olympique. Enfant d’Orsan, Vincent Champetier nourrissait depuis longtemps le souhait de laisser une trace durable de la mémoire du village, afin que les générations futures puissent comprendre le vécu de celles et ceux qui l’ont façonné. Il contacte Grégory Viguié il y a trois ans. Le projet est lancé.
L’auteur structure l’ouvrage en deux grandes parties. La première retrace l’histoire d’Orsan de l’Antiquité à nos jours. La seconde repose sur une série d’entretiens menés auprès des anciens du village et de personnalités marquantes. Leurs souvenirs sont retranscrits à la première personne. « Je n’ai fait que recueillir les témoignages », insiste Grégory Viguié, laissant toute leur place aux voix de celles et ceux qui ont vécu l’histoire.
Parmi ces rencontres marquantes, l’interview de Madame Marignane, née en 1927, occupe une place particulière. Elle y raconte la période de l’occupation allemande et la Libération.
« Il y a de moins en moins de survivants de cette époque. J’avais un morceau d’histoire face à moi », confie Grégory.
Issu d’une famille de militaires depuis l’époque napoléonienne – père et grand-père engagés durant la Seconde Guerre mondiale, arrière-grand-père poilu de la Première Guerre mondiale – Grégory Viguié a très tôt été sensibilisé à la mémoire historique. À huit ans, sa grand-mère lui offre le portrait de son arrière-grand-père accompagné de nombreuses archives. Un fil conducteur naturel qui le mènera à se spécialiser dans la Grande Guerre, à obtenir un diplôme universitaire de généalogie et à publier quinze ouvrages.
Fort de ses 141 pages, Si Orsan m’était conté est disponible sur commande ou en dépôt-vente à l’accueil de la mairie d’Orsan.



