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Face aux violences urbaines : « Rien ne justifie pareille violence », martèle le maire de Saint-Nazaire Gérald Missour

À l’appel de l’Association des maires de France (AMF), un rassemblement s’est tenu devant la mairie de Saint-Nazaire comme dans beaucoup de communes du Gard rhodanien et de France pour condamner les récents affrontements et saccages.
Dans un discours fort et sans concession, l’édile a dénoncé l’escalade de la violence tout en pointant la responsabilité des élites politiques et la détresse du quotidien des citoyens.

Devant le parvis de la mairie, l’atmosphère était solennelle ce midi. Répondant à la mobilisation nationale impulsée par l’AMF suite aux violences urbaines du 17 octobre, le maire de Saint-Nazaire s’est adressé aux habitants.
Son constat est sans appel : « Rien ne justifie pareille violence. » Rapprochant les événements récents de la crise des banlieues de 2005 qui avait causé plus de 200 millions d’euros de dégâts et nécessité l’intervention du président Jacques Chirac, l’édile a déploré une spirale infernale. « D’autres épisodes ont suivi depuis, sans que nous ne puissions constater une accalmie. Au contraire, cette violence s’installe et se banalise dans notre quotidien. »
Un réquisitoire contre l’irresponsabilité politique
S’il condamne fermement les actes irréparables, le maire n’épargne pas la classe politique nationale, accusée d’alimenter les tensions plutôt que d’apaiser le pays :
« Ceux qui devraient montrer l’exemple, à savoir nos élites politiques, ne sont pas exempts de tout reproche. De tout bord, on joue avec les colères, on critique, on stigmatise, on divise. On fait insulter sur les réseaux sociaux ici des juges, ici des opposants. »
Regrettant l’incapacité collective à réaffirmer des principes simples, il a rappelé que « les casseurs n’ont leur place nulle part », appelant à stopper sans hésitation les abjections et les saccages.

La détresse du quotidien et l’abandon des territoires

Au-delà de la réponse sécuritaire, l’élu local s’est fait le relais de l’exaspération populaire et de la précarité croissante qui touche de nombreux foyers :
« Depuis longtemps, les élus locaux font remonter les difficultés du terrain. Nous sommes abandonnés, tout comme des millions de Français qui tentent de joindre tant bien que mal les deux bouts. »
Mettant en parallèle l’évolution du niveau de vie sur plusieurs générations, il a souligné le sentiment d’impasse dans lequel se trouvent de nombreux travailleurs :
« Lorsque j’étais enfant, un ouvrier pouvait être propriétaire de son logement. Aujourd’hui, même en travaillant à deux, c’est terminé. Lorsque la vie n’est qu’inquiétude, angoisse du lendemain, oubli des plaisirs par manque de moyens, comment nos politiques ne peuvent-ils proposer que des discours de division ? »

Protéger le « vivre ensemble »

En conclusion de son allocution, saluée par les applaudissements de la foule présente, le maire a réitéré sa double condamnation : celle des destructeurs de biens et de vies, mais aussi celle de la défaillance des institutions républicaines.
« Je condamne sans réserve ces sans-âme qui ont brisé plus que des vitrines : ils ont brisé des vies de commerçants déjà en difficulté et les valeurs du vivre ensemble. Mais je condamne également celles et ceux qui devraient nous protéger et illuminer notre fierté de vivre au pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. »

Florian Freund

La légende raconte qu’il n’a jamais marché dans la rue sans saluer personne. C’est simple, Florian connaît tout le monde ! Sa connaissance du territoire qu’il pratique depuis plus de 40 ans l’a mené à reprendre l’entreprise en 2020 et de poursuivre son développement avec des idées originales, parfois farfelues qui font de TV SUD, le magazine incontournable du Gard rhodanien ! La phrase qu’il sort tout le temps : « Je dois te laisser, il y a quelqu’un qui m’appelle ». Oui, Florian est aussi commercial.

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