« On ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat tout en fragilisant notre économie de proximité » : Éric Giraudier, président de la CCI du Gard demande l’interdiction des cortèges du 31 octobre

À l’approche des fêtes de fin d’année, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Gard alerte sur les conséquences économiques des manifestations annoncées, notamment à Nîmes. Son président, Éric Giraudier, demande à la préfète du Gard d’interdire les cortèges en centre-ville et à proximité des zones commerciales.
La nouvelle manifestation annoncée pour le samedi 31 octobre suscite l’inquiétude de la CCI du Gard. À quelques semaines de Noël, une période déterminante pour de nombreux commerçants, l’organisation consulaire redoute de nouvelles perturbations de l’activité économique.
Selon la CCI, les mois de novembre et décembre représentent près de 40 % du chiffre d’affaires annuel de certains commerces. Les samedis constituent également des journées essentielles pour leur activité. « On ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat tout en fragilisant celles et ceux qui font vivre notre économie de proximité », souligne Éric Giraudier.
Pour le président de la CCI du Gard, les conséquences de ces rassemblements pèsent directement sur les entreprises, leurs salariés et les familles qui en dépendent. Les difficultés d’accès aux commerces, la baisse de fréquentation et les fermetures préventives peuvent fragiliser davantage des trésoreries déjà éprouvées.
Des commerçants inquiets pour leur activité
La CCI rappelle que, la semaine dernière, malgré le non-respect de l’arrêté préfectoral, l’absence de manifestation dans les conditions initialement envisagées avait permis d’éviter de nouvelles tensions. Elle salue la décision de la préfète de s’opposer à un rassemblement dont les conditions faisaient craindre des débordements.
L’inquiétude reste toutefois présente chez les professionnels. Certains commerçants ont barricadé leurs vitrines à leurs frais, baissé leur rideau ou pris des mesures pour protéger leurs établissements. Pour la CCI, ces précautions témoignent d’un climat qui pèse sur l’activité commerciale.
« Un commerce contraint de fermer par crainte des violences est un commerce qui ne travaille plus », rappelle l’organisation consulaire, qui souligne les conséquences de ces fermetures sur le chiffre d’affaires et, à terme, sur la pérennité des entreprises.
Une demande d’interdiction des cortèges
Face à la manifestation annoncée le 31 octobre, Éric Giraudier demande une nouvelle fois à la préfète du Gard d’interdire le passage des cortèges dans le centre-ville de Nîmes et à proximité des zones commerciales. L’objectif affiché est de protéger les commerçants, les salariés, les clients et les emplois.
« Nous demandons que la sécurité des personnes et la continuité de l’activité économique soient pleinement prises en compte », insiste le président de la CCI du Gard. Il estime que la liberté de manifester ne doit pas conduire les commerces à supporter les conséquences de situations qu’ils ne maîtrisent pas.
À l’approche de la période des fêtes, la CCI appelle ainsi les acteurs concernés à prendre leurs responsabilités afin de permettre aux entreprises d’accueillir leurs clients et de travailler dans des conditions normales de sécurité.
Pour l’organisation consulaire, la défense du pouvoir d’achat passe également par la protection des commerces qui contribuent à l’emploi et à la vitalité des centres-villes.



