Bagnols-sur-Cèze : à la découverte du village provençal d’Henri Allainé, un passionné de crèche et de minutie
Retraité dynamique d’Ugine Acier, Henri Allainé consacre son temps à sa passion : la crèche provençale. Pour lui, ce n’est pas un simple passe-temps, mais une œuvre d’art monumentale, réalisée uniquement par plaisir pour sa famille et ses proches.
La passion d’Henri Allainé est ancrée dans son histoire, ayant commencé à créer à l’âge de 14 ans. Sa toute première réalisation fut d’ailleurs le village de La Roque-sur-Cèze. Son sens aigu du détail et de l’esthétique, qu’il cultive avec patience et dévouement, trouve une explication dans son parcours : son premier métier fut peintre décorateur. Cette expertise se retrouve dans la minutie de son travail.
« Je vais même jusqu’à mettre les gonds sur les volets que je fabrique, » explique le maquettiste. Cette attention aux infimes détails est poussée jusqu’au respect des mécanismes anciens, comme la meule de son moulin à blé qui tourne à l’horizontale.
Le village provençal d’Henri Allainé est construit en polystyrène et se présente comme une véritable anthologie de ses « coups de cœur », puisés au fil de ses voyages et de ses balades. Son imagination l’emmène de la Lozère (avec la reproduction d’un buron qu’il a photographié) à l’Ardèche (avec une mairie locale), sans oublier sa région.
Il intègre des édifices emblématiques : la chapelle Saint Julien de Pistrin de Sabran, la tour de l’horloge de Pouzilhac, une ancienne bergerie située entre Saint-Victor-la-Coste et Pouzilhac, et le lavoir de Goudargues avec sa grenouille en bronze.
Un hommage particulier est rendu à Marcel Pagnol : la Bastide Neuve, demeure secondaire de ses parents, est présente, peuplée de ses santons, notamment : Joseph, Augustine, Marcel, Paul, Lili des Bellons, l’oncle Jules…
Le créateur utilise également l’art de la récupération avec brio. Son splendide olivier, d’un réalisme saisissant, est confectionné à partir d’une simple branche de thym. Les tonneaux prennent forme grâce à des manches de pioche habilement transformés. Tous les santons (près de 200), achetés chez divers santonniers lors des salons qu’il visite avec son épouse, sont fidèlement vêtus de tenues de l’époque 1900.
La construction des structures est un travail annuel, mais la peinture à l’acrylique est soumise à une règle stricte, héritée de son passé de décorateur : il ne peint jamais à moins de 25 degrés. Cette exigence garantit la perfection du rendu et occupe intensément ses étés.
Cette crèche est aussi un hommage intime. Henri Allainé y a inclus la maison de sa grand-mère et la figure de son propre grand-père, un berger de la région, reconnaissable à sa moustache et à son béret.
Installée dans son bureau, cette œuvre monumentale est exposée du 1er novembre jusqu’à la Chandeleur. Elle reste un trésor familial, accessible uniquement à sa famille et à ses proches, un cercle privilégié qui peut admirer l’étendue de sa passion et de sa minutie.
Vous pouvez suivre ses création sur Facebook : Henri Mylo


















Bravo Henri.
Sublime.
Bientôt au Louvre….
Pour remplacer avantageusement les bijoux de la couronne!