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EPR2 au Tricastin : le Gard rhodanien en première ligne pour peser dans la décision

Jeudi 23 avril à 9h, l’Espace de la Gare de Saint-Paul-Trois-Châteaux s’est transformé en véritable point de convergence des forces vives du territoire. Objectif affiché : relancer avec détermination la candidature du site du Tricastin pour accueillir de futurs réacteurs nucléaires de nouvelle génération, les EPR2… et cette fois, ne pas laisser passer l’opportunité.

Deux ans après une première mobilisation restée sans suite, la priorité ayant été donnée au site du Bugey, élus, industriels et acteurs économiques entendent bien changer de braquet. Et dans cette dynamique, le Gard rhodanien a clairement fait entendre sa voix.

Près de 400 participants ont répondu présents pour afficher une unité territoriale forte. Aux côtés des acteurs de la Drôme, de l’Ardèche et du Vaucluse, plusieurs représentants du Gard rhodanien ont fait le déplacement, conscients des retombées économiques majeures que pourrait générer un tel projet.

Parmi eux, de nombreux élus du Gard rhodanien, dont Sébastien Bayard vice-président délégué au développement économique et à l’innovation, mais aussi Le Collectif qui fédère les associations d’entrepreneurs du Gard rhodanien, représenté par son président Vincent Champetier et son vice-président Julien Feja. De nombreux chefs d’entreprise locaux étaient également présents, aux côtés du président du Medef du Gard, Steeve Calligaro.

Une présence remarquée qui traduit une réalité : les enjeux du Tricastin dépassent largement son périmètre immédiat et concernent directement l’ensemble du bassin économique régional.

“Le territoire est prêt”

Au cœur de cette mobilisation, un message clair porté par le Collectif Interrégional Économique (CIE) : le Tricastin coche toutes les cases.

Dans une déclaration collective, les acteurs du territoire affirment sans détour leur capacité à accueillir un projet d’envergure nationale : tissu industriel solide, compétences disponibles, infrastructures adaptées, foncier mobilisable… tous les indicateurs sont au vert.

« Nous ne sommes pas dans l’intention. Nous sommes dans l’exécution », martèlent-ils, insistant sur leur volonté de passer immédiatement à l’action.

Le collectif va même plus loin en proposant la création d’un comité stratégique territorial, réunissant État, collectivités, entreprises et EDF, afin d’assurer un pilotage efficace du projet. Cinq axes prioritaires sont d’ores et déjà identifiés : infrastructures, compétences, développement économique, mobilités et gestion de la ressource en eau.

Pour Julien Monteiro, futur représentant du Collectif interrégional économique, l’évidence est presque historique :

« Nous sommes dans la région la plus nucléarisée d’Europe. Le savoir-faire de notre territoire s’est construit depuis plusieurs générations. »

Un argument de poids, qui renforce la crédibilité d’un bassin déjà largement structuré autour de l’industrie nucléaire, avec un réseau dense de sous-traitants et de compétences spécialisées.

Cette mobilisation s’inscrit dans une stratégie plus large : transformer une volonté politique en candidature solide et visible à l’échelle nationale. Car si les atouts sont nombreux, plusieurs défis restent à relever : maîtrise du foncier, disponibilité de la ressource en eau, contraintes environnementales ou encore alignement avec les priorités nationales. Inspiré par les retours d’expérience de sites comme le Bugey ou Gravelines, le territoire entend désormais jouer collectif et avancer de manière coordonnée.

Un signal envoyé à l’État

La photo de groupe réalisée lors de ce rassemblement n’avait rien d’anodin. Elle symbolise une mobilisation concrète, organisée et prête à passer à l’étape suivante. Le message adressé à l’État est limpide : le Tricastin est prêt à accueillir les EPR2.

Reste désormais à savoir si cette démonstration de force saura faire la différence. La décision est attendue d’ici fin 2026.

Le Gard rhodanien était bien représenté

Florian Freund

La légende raconte qu’il n’a jamais marché dans la rue sans saluer personne. C’est simple, Florian connaît tout le monde ! Sa connaissance du territoire qu’il pratique depuis plus de 40 ans l’a mené à reprendre l’entreprise en 2020 et de poursuivre son développement avec des idées originales, parfois farfelues qui font de TV SUD, le magazine incontournable du Gard rhodanien ! La phrase qu’il sort tout le temps : « Je dois te laisser, il y a quelqu’un qui m’appelle ». Oui, Florian est aussi commercial.

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