Goudargues : la salle capitulaire de la Venise gardoise ouvre la saison culturelle par une grande exposition de peinture.
Cinq regards, intitulé de l’exposition qui propose autant de styles réunis par le talent. Quatre artistes qui dédient l’événement à leur amie initialement invitée qui a brutalement disparue.
Lauréat de nombreuses distinctions internationales, Erick Millet originaire de pays de mer consacre sa pratique artistique à la célébration du patrimoine maritime. Son œuvre témoigne d’une maîtrise rigoureuse de la peinture acrylique, qu’il utilise pour immortaliser des navires de légende, des scènes de mer en furie. L’artiste privilégie le pinceau pour la précision des gréements, mais utilise volontiers ses doigts pour façonner les glacis ou sculpter l’épaisseur des vagues. L’usage de blancs vifs en fin de processus permet de traduire l’énergie de l’écume et la lumière changeante des flots. Cette approche instinctive et physique de la peinture lui permet de relever le défi constant de représenter une mer en furie ou les détails complexes du travail des marins sur le pont de voilier.
Chantal Martinez -Bonte a vécu 30 ans en Guadeloupe. Elle a découvert là-bas le dessin, la peinture, puis le modelage du grès et de l’argile qui donnera une dimension complémentaire à son travail. Inspirée des lieux et de ses rencontres au gré de la vie, elle restitue au mieux dans ses tableaux et ses sculptures les émotions ressenties. « Je travaille essentiellement a l’huile et très récemment avec des encres associées a des collages. Pour la fabrication d’une pièce en Raku je procède au tournage, moulage ou modelage avec une terre chamottée et rajoute ensuite des éléments de bois flotté. J’aime la naissance de mes œuvres dans le travail de la terre ».
Valerie Sorbets a grandi à Montmartre au sein d’une famille d’artistes, un environnement où le dessin a toujours occupé une place centrale. Diplômée des Beaux-arts de Nîmes, elle choisit de se consacrer pleinement à la création picturale.
Sa pratique se définit par une recherche constante de diversité technique, alternant entre l’onctuosité de l’huile, la pureté du pastel sec et la fluidité de l’aquarelle ou de la gouache. Pour l’artiste, le sujet importe moins que l’atmosphère qu’il dégage, chaque médium étant sélectionné pour traduire au mieux une ambiance ou une énergie spécifique. Ses œuvres figuratives, paysages, natures mortes ou portraits, reflètent les nuances lumière et matière. En parallèle de ses expositions régulières, Valerie Sorbets enseigne les arts plastiques auprès de publics variés.
Catherine Maury se consacre à la recherche de la lumière et de l’émotion à travers une peinture vibrante et texturée. Originaire du Maroc, où elle a puisé ses premières inspirations colorées, elle travaille désormais en Occitanie, retrouvant dans les paysages du Sud les éclats de son enfance. Son approche, d’abord autodidacte puis perfectionnée auprès de maîtres, explore des thèmes variés tels que marines, portraits et scènes de nature.
L’artiste privilégie l’huile pour sa malléabilité, travaille la matière aux pinceaux comme aux couteaux pour obtenir des effets de transparence ou d’empâtement. Elle enrichit souvent ses compositions par l’ajout de matériaux naturels tels que le sable, la poudre de marbre ou des incrustations de coquillages, apportant une dimension tactile et une profondeur singulière à ses toiles. Cette exploration technique devient un vecteur d’évasiondans un dialogue sensible avec le public entre terre, ciel et eau.
Martine Laine, cinquième regard, artiste peintre et textile, figurative s’était essayée à l’abstrait mais adorait travailler à l’huile devait participer à l’événement, subitement disparue, ses amis accrocheront toutefois ses travaux pour un clin d’œil à l’absente. Une rétrospective de son œuvre sera accessible à Saint-Siffret les 25 et 26 juillet.
Infos pratiques
Goudargues
Stationnement aisé à proximité,
Place du lavoir, salle capitulaire
Ouvert jusqu’à vendredi 10 juillet,10h-18h.
Entrée libre et gratuite.



