MAKAÏ, l’histoire d’un enfant de Pont-Saint-Esprit devenu créateur de casquettes

Un seul nom et des milliers de casquettes vendues. Vous connaissez certainement MAKAÏ, mais connaissez-vous son créateur ? Né en janvier 1987 à Pont-Saint-Esprit, Jérémy Grimaud est un entrepreneur profondément ancré dans sa région natale. Enfant du Gard rhodanien, passionné de football, il a transformé « ma caille », un simple surnom d’adolescent et quelques casquettes fabriquées dans le garage familial, en une marque reconnue, sans jamais perdre le lien avec ses racines.
« C’est ici que j’ai grandi, que je me suis construit et que j’ai choisi de développer mon entreprise », raconte-t-il. « Aujourd’hui, les créations MAKAÏ voyagent partout en France, dans les îles et même à l’étranger, mais elles continuent de porter fièrement leur origine avec la mention Made in Pont-Saint-Esprit », sourit Jérémy Grimaud. Après des études de communication et de marketing à Montpellier, ponctuées par une Maîtrise en Gestion des Entreprises, Jérémy acquiert des bases solides pour comprendre la construction d’une marque. Mais c’est finalement sur le terrain que son véritable apprentissage commence. « Elles m’ont apporté des bases importantes pour construire une identité de marque, mais ma plus grande école professionnelle a été MAKAÏ. Depuis dix-sept ans, j’ai appris sur le terrain tous les métiers nécessaires au développement d’une entreprise. »
L’aventure débute en 2009, dans le garage de ses parents. Jérémy personnalise des casquettes pour sa famille et ses amis, sans imaginer que cette passion puisse devenir une activité professionnelle. Pourtant, les premières créations séduisent. Des proches, puis des établissements comme le Toto Club ou la discothèque l’Acapulco à Calvi, lui passent leurs premières commandes. Peu à peu, l’idée prend forme et la marque voit officiellement le jour en 2010.
Le nom MAKAÏ raconte à lui seul une partie de son histoire. Plus jeune, au foot ou au Toto Club, ses amis le surnommaient « ma caille ». Un surnom transformé, stylisé, devenu une identité avec son tréma. « C’est donc un nom très personnel, lié à ma jeunesse, à mes amis et au football. Cela reflète aussi ma vision de la casquette, bien au-delà d’un simple accessoire : à la rencontre de la mode, du sport, de la musique et de l’identité. Une casquette peut représenter une personne, une équipe, une entreprise, une commune ou tout un univers », ajoute-t-il.
Dix-sept ans après ses débuts, MAKAÏ propose plus de 220 modèles personnalisables.
Derrière cette réussite, Jérémy revendique un caractère forgé par la passion et la persévérance. « Lorsque je crois à une idée, je vais jusqu’au bout. Faire vivre une marque indépendante pendant dix-sept ans demande énormément de travail, de remises en question et de capacité d’adaptation », souligne le spiripontain. Perfectionniste et exigeant envers lui-même, il reste attaché à des valeurs simples : la fidélité, la confiance et le respect. Pour les vingt ans de la marque, Jérémy ambitionne de créer un véritable showroom artisanal à Pont-Saint-Esprit. Un lieu qui raconterait son histoire, son savoir-faire et permettrait aux visiteurs de concevoir leur propre modèle.
Car derrière chaque casquette MAKAÏ, il y a avant tout une rencontre, une idée et une histoire. « Les casquettes MAKAÏ voyagent loin, mais leur histoire commence et continue de s’écrire à Pont-Saint-Esprit. » Aujourd’hui, il construit aussi cette aventure en pensant à ses enfants, Lily et Julian. « Peut-être écriront-ils un jour une nouvelle page de MAKAÏ, peut-être pas. Mais je souhaite avant tout leur transmettre le goût du travail, de la création et de la persévérance. »
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