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Bagnols-sur-Cèze : écoles, sécurité, cadre de vie…Pascale Bordes dresse le bilan de ses premiers mois de mandat

Bientôt six mois après son arrivée à la tête de Bagnols-sur-Cèze, Pascale Bordes entend désormais accélérer la mise en œuvre de son programme. Pour cette rentrée scolaire 2026, la municipalité place notamment les écoles et leur adaptation aux fortes chaleurs parmi ses priorités. Sur le volet de la sécurité, de nouveaux recrutements, une brigade motorisée et le déploiement de caméras supplémentaires sont annoncés. D’autres engagements commencent parallèlement à prendre forme dans le centre-ville et devraient se concrétiser dans les prochains mois.

Rentrée scolaire : 1 352 élèves, de nouvelles classes et un vaste chantier face à la chaleur

Avec 1 352 élèves attendus en 2026, répartis dans 60 classes, les écoles constituent l’un des dossiers majeurs auxquels la nouvelle municipalité bagnolaise dit vouloir s’attaquer. La ville compte trois grands groupes scolaires auxquels s’ajoute la maternelle Jean-Macé. Un patrimoine important mais vieillissant, dont l’état préoccupe particulièrement Pascale Bordes à l’approche de la rentrée.

« Il y a un travail monstre à faire sur les écoles », reconnaît la maire. La récente période de canicule a encore davantage mis en évidence la problématique thermique des bâtiments. Lors d’une visite organisée à l’école Jules-Ferry avec le sous-préfet, une salle située au premier étage affichait ainsi 35°C en fin d’après-midi, sans élèves présents. Quelques jours auparavant, les services municipaux avaient déjà mesuré 34°C dès 9h30.

Pour la maire, ces températures illustrent l’urgence de la situation. Une visite menée dans l’ensemble des établissements avec les services techniques a notamment confirmé l’absence d’espaces réellement rafraîchis : salles de classe, lieux d’activités ou encore restaurants scolaires sont concernés.

La Ville travaille désormais sur un grand plan pluriannuel de rénovation énergétique des écoles, qui devra également intégrer la désimperméabilisation des cours. Plusieurs audits énergétiques ont été lancés et doivent permettre de hiérarchiser les interventions. L’objectif n’est pas, insiste la municipalité, d’installer immédiatement des climatiseurs dans toutes les classes sans intervenir auparavant sur l’enveloppe des bâtiments.

L’objectif de la municipalité est avant tout d’intervenir sur l’enveloppe des bâtiments afin d’améliorer leur isolation, notamment avec le remplacement de certaines menuiseries encore en simple vitrage et donc peu performantes sur le plan énergétique. Des travaux pourraient être menés pendant les vacances scolaires et, pour les interventions les plus urgentes, éventuellement en site occupé.

En parallèle, la Ville fait réaliser des études afin d’envisager une première vague d’installations de climatisation, notamment dans des salles d’activité pouvant servir de lieux de repli et éventuellement dans certains espaces de restauration.
« On ne peut pas climatiser toutes les classes cette année : nous n’en avons pas les moyens et ce serait absurde de climatiser des passoires thermiques. Pour autant, il est important de commencer ce chantier de climatisation dès maintenant. », résume Pascale Bordes.

La sécurité incendie des établissements fait également partie des sujets relevés lors des diagnostics réalisés ces derniers mois. La municipalité annonce vouloir traiter rapidement les différentes mises aux normes nécessaires, notamment concernant certaines portes et séparations coupe-feu.

Mais cette rentrée sera également marquée par deux nouveautés particulièrement mises en avant par l’équipe municipale, toutes deux à l’école Jean-Macé, que la Ville souhaite utiliser comme établissement pilote.

La première sera l’ouverture d’une classe de toute petite section, permettant d’accueillir des enfants dès l’âge de deux ans sur une journée complète. La municipalité y voit notamment un outil de socialisation précoce et d’apprentissage du français pour certains enfants issus de familles allophones.

La seconde concerne la création d’une unité d’enseignement en maternelle autisme (UEMA) destinée aux enfants âgés de 3 à 6 ans présentant des troubles du spectre de l’autisme. Présentée par la municipalité comme la première structure de ce type dans le Gard rhodanien, elle doit accueillir dans un premier temps quatre enfants.

Les locaux ont été spécialement réaménagés : revêtements de sol adaptés, peinture aux tonalités étudiées, éclairage, mobilier spécifique et sécurisation des espaces. L’ensemble des travaux et équipements représente un investissement d’un peu moins de 50 000 euros pour les aménagements liés aux nouvelles classes.

« Les enfants atteints de troubles autistiques ont le droit d’aller à l’école. Nous faisons de l’école pour tous une réalité », insiste Pascale Bordes, qui fait de cette ouverture l’une des premières concrétisations symboliques de son mandat.

Sécurité : deux policiers supplémentaires, une brigade motorisée et de nouvelles caméras

Deuxième axe fort des premiers mois de mandat : la sécurité. Sur ce terrain, Pascale Bordes annonce vouloir conjuguer augmentation des moyens humains, investissements matériels et renforcement des contrôles.

Au-delà du trafic de drogue, une autre cible est également désignée : les comportements dangereux liés aux trottinettes électriques, scooters et autres deux-roues, notamment dans les zones du centre-ville où leur circulation est interdite.

La rue de la République, la place de la Mairie ou certaines rues piétonnes sont régulièrement citées par les élus, qui disent avoir constaté plusieurs situations dangereuses pour les piétons. La maire affirme avoir donné pour consigne à la police municipale d’intensifier les contrôles.

« Il y aura tolérance zéro », prévient-elle. Les engins circulant illégalement pourront faire l’objet de verbalisations et, lorsque le cadre réglementaire le permet, de saisies. Une attention particulière doit être portée aux trottinettes débridées et aux situations cumulant différentes infractions.

Au-delà de la répression, Pascale Bordes adresse également un message aux parents. Elle appelle à la vigilance concernant les mineurs circulant sans casque, parfois à deux sur un même engin et à des vitesses importantes. La municipalité entend ainsi accompagner ses opérations de contrôle d’un volet de prévention.

Pour renforcer les capacités d’intervention de la police municipale, deux agents supplémentaires seront recrutés d’ici fin 2026. Une première étape dans l’augmentation des effectifs annoncée dans le programme de l’équipe municipale. La Ville prévoit également l’acquisition d’un nouveau véhicule.

Surtout, la municipalité veut concrétiser une autre promesse de campagne avec la création d’une brigade motorisée. Deux motos, de petite cylindrée et particulièrement maniables, doivent être achetées à court terme. Deux agents disposent déjà, selon la municipalité, des qualifications nécessaires.

L’objectif est de pouvoir intervenir rapidement sur les points de deal, dans les petites rues du centre-ville, difficilement accessibles aux véhicules de police traditionnels, mais aussi de renforcer les contrôles routiers et d’intervenir plus rapidement sur les refus d’obtempérer et les délits de fuite.

Autre investissement majeur annoncé : la vidéoprotection. La Ville prévoit l’acquisition d’une dizaine de nouvelles caméras ainsi que d’une caméra nomade, avec l’objectif affiché d’atteindre une centaine de caméras à l’échelle de la commune d’ici la fin du mandat.

Une enveloppe pouvant atteindre environ 280 000 euros doit être inscrite au budget supplémentaire pour les extensions de réseau et le déploiement de ces équipements. La municipalité indique toutefois avoir retravaillé les implantations initialement envisagées afin de réduire le coût de l’opération, une partie des crédits pouvant ainsi être redéployée vers d’autres équipements de la police municipale.

La lutte contre les dépôts sauvages complète ce dispositif sécuritaire et de tranquillité publique. Les tarifs ont déjà été durcis : 190 euros lors d’une première infraction, 285 euros en cas de récidive puis 475 euros à partir de la troisième.

« La propreté de la ville est une compétence municipale, mais c’est aussi un effort collectif », rappelle néanmoins la municipalité, qui dit avoir parallèlement renforcé les prestations de nettoyage.

Centre-ville, fleurissement et investissements : les autres engagements commencent à prendre forme

Au-delà de l’école et de la sécurité, plusieurs autres engagements pris pendant la campagne ont commencé à être déployés. Le plus visible cet été reste le marché provençal de la place de la Mairie, lancé quelques mois seulement après l’installation de la nouvelle équipe.

La Ville travaille parallèlement sur la végétalisation et le fleurissement. De nouveaux aménagements ont déjà fait leur apparition, tandis qu’un concours de balcons fleuris et un fleurissement des entrées de la ville sont prévus pour 2027.

Une nouvelle étape doit intervenir avec le budget supplémentaire présenté au conseil municipal de septembre, qui doit permettre de financer plusieurs investissements annoncés depuis le printemps.

Pascale Bordes insiste sur ce point : ces nouvelles dépenses seront engagées sans recours à un nouvel emprunt, la Ville souhaitant financer ces premières réalisations grâce aux marges budgétaires dégagées et aux économies réalisées depuis le début du mandat.

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