Bagnols-sur-Cèze : Sandrine et Séverine mobilisent les passionnées de tricot et de crochet pour Octobre rose
Maille à l’endroit, maille à l’envers, le travail aux aiguilles du coton et de la laine, longtemps considéré comme une activité désuète revient au goût du jour.
Séverine De Prado est employée administrative dans l’ingénierie du BTP à Sorgues dans le Vaucluse. Son poste à mi-temps lui accorde le loisir d’assouvir sa passion du tricot. Sa production féconde occupe de l’espace et la joyeuse tricoteuse a choisi de joindre l’utile à l’agréable, dressant un étal alentours, sur les marchés hebdomadaires. Remarquée pour la qualité de son ouvrage, la jeune femme sollicitée pour dispenser son savoir-faire, anime des stages sur Alès, Marguerittes, Pierrelatte, Uzès et Bagnols sur Cèze.
Le point de chute dans la capitale du Gard rhodanien se situe tout naturellement chez son fournisseur de matière d’œuvre, au n°30 de la rue Fernand Crémieux. La bien nommée « Boite à Boutons », a été reprise, voilà 4 ans, par Sandrine Gleize, qui coanime aussi avec son amie Séverine les stages de tricot à l’arrière de sa boutique, devenue quelque peu exiguë face au succès de la formation.
Les participantes donnent leurs objectifs :
Élodie a débuté avec les tutos d’internet, toutefois Youtube ne corrige pas les erreurs, rien ne remplace vraiment le réel.
Sylvie, ancienne animatrice auprès des personnes âgées à l’institution Saint Roch, juste en face de l’enseigne, veut contrôler la technique, de même que Éliane qui avait appris avec sa grand-mère, mais le temps faisant, les souvenirs sont estompés.
Mathilde qui pratique la couture et le tricot, est motivée par Eugénie, sa fille qui va avoir le dernier mot : « J’ai 14 ans, je veux maîtriser le crochet, j’ai déjà découvert le travail d’aiguilles en participant à un club tricot au collège Gérard Philippe.«
Sandrine participe avec cœur à l’opération Octobre rose, au même titre que son amie Isabelle de la boutique éponyme. Des ateliers sont proposés au public tous les samedis après-midi durant le mois d’octobre, en extérieur, devant la mercerie, rue « La poulagière » pour les anciens Bagnolais.
Un projet commun consiste à confectionner des carrés suivant la technique des Granny, appelés aussi carrés de mémé. A l’origine, les grand-mères utilisaient leurs restes de laine pour bâtir les petites formes géométriques assemblées ensuite pour composer une grande couverture. Seule exigence du moment, la couleur utilisée doit être le rose.
De nombreuse pièces arrivent de différents horizons, Dominique apporte les carrés reçus de sa fille qui réside à Metz, une autre de Bretagne, Une affiche placardée dans un collège bagnolais a motivé des professeurs qui se sont mis à l’œuvre.
Les carrés sont virtuellement vendus à l’unité, la recette sera ensuite versée à la ligue contre le cancer.
Ventenpoupe



