Lussan : Le projet de Parc naturel régional des Garrigues gardoises poursuit sa dynamique

Réunie le vendredi 16 octobre à Lussan, l’association pour la création du Parc naturel régional (PNR) des Garrigues gardoises a fait le point sur l’avancée du projet et ses perspectives. Avec 41 communes adhérentes et de nouvelles collectivités susceptibles de rejoindre la démarche, l’association entend poursuivre sa mobilisation en faveur de ce territoire rural aux patrimoines naturel, culturel et paysager remarquables.
45 participants, 24 communes adhérentes présentes ou représentées, trois communes non adhérentes venues s’informer et deux conseillères départementales : l’assemblée générale organisée à Lussan a témoigné de l’intérêt suscité par le projet de PNR des Garrigues gardoises. Le quorum étant atteint, les échanges ont notamment permis aux nouveaux élus de poser leurs questions sur les objectifs et le fonctionnement de cette démarche territoriale.
Depuis la précédente assemblée générale, organisée en mars 2026 à Montaren, deux nouvelles communes ont rejoint l’association : Cavillargues et Sabran. Le nombre de communes adhérentes atteint ainsi 41, réparties entre les secteurs centre (15 communes), nord (18) et sud (8). Le territoire potentiel concerne plusieurs intercommunalités, dont la communauté d’agglomération du Gard rhodanien, ainsi que Nîmes Métropole et Alès Agglo.
Créée en juin 2025, l’association s’inscrit dans une réflexion engagée depuis plus de dix ans autour de la création d’un parc naturel régional. Son objectif est de préparer cette éventuelle labellisation en associant les communes, les intercommunalités et les acteurs locaux. Le projet repose sur une ambition : permettre aux territoires ruraux de développer leurs activités, notamment agricoles, sylvicoles et touristiques, tout en préservant leurs ressources naturelles.
Au cours de la réunion, les responsables ont rappelé qu’un PNR n’entraîne pas, en lui-même, de réglementation supplémentaire pour les communes, les habitants, les chasseurs ou les agriculteurs. Il repose sur des engagements construits collectivement, avec la perspective de projets communs, d’un accompagnement technique renforcé pour les communes rurales et d’une meilleure valorisation du territoire.
De nouvelles perspectives pour l’association
La gouvernance évolue également avec l’arrivée de Florence Clap, déléguée de Saint-André-de-Roquepertuis, et de Marie-Laure Tedeschi, représentante de La Roque-sur-Cèze. Sibylle Jannekeyn, de Nîmes Métropole, rejoint également la démarche dans la perspective d’une éventuelle adhésion de l’agglomération, qui doit délibérer d’ici la fin de l’année.
L’association souhaite désormais élargir le nombre de communes participantes et engager des échanges avec les conseils régional et départemental afin d’envisager une évolution vers une association de préfiguration du parc. Le périmètre potentiel évoqué par l’association représente 98 communes.
Parallèlement à ce travail institutionnel, plusieurs actions doivent permettre d’illustrer concrètement l’intérêt du projet. Des initiatives sont envisagées autour de la filière bois, en lien avec les communes forestières, ainsi que sur la connaissance des insectes, avec le Muséum national d’histoire naturelle. Ces projets doivent contribuer à valoriser les ressources locales et à mobiliser les habitants.
Des échéances fixées pour 2027
D’ici à la fin de l’année 2026, le conseil d’administration doit se réunir et des rencontres sont prévues avec les élus régionaux et départementaux. Au début de l’année 2027, l’association prévoit un appel à cotisations et le dépôt de demandes de subventions. La prochaine assemblée générale est annoncée pour le printemps 2027.
À l’issue de cette réunion, le président Xavier Gayte a souligné la mobilisation de l’association et les perspectives de nouvelles adhésions. La démarche entre ainsi dans une nouvelle étape, entre élargissement du collectif, dialogue avec les institutions et lancement de premières actions concrètes en faveur des Garrigues gardoises.




