Pont-Saint-Esprit : les élus dénoncent les violences et soutiennent les victimes

Une vingtaine de Spiripontains se sont réunis lundi 19 octobre à 18 h 30 aux côtés des élus de Pont-Saint-Esprit, de Jean-Marc Giannotti, maire de Saint-Christol-de-Rodières, et de Claire Lapeyronie, conseillère régionale.
Organisé dans le contexte des violences survenues le samedi 17 octobre, ce rassemblement citoyen répondait à l’appel à la mobilisation républicaine et visait notamment à témoigner un soutien aux commerçants victimes de dégradations et aux habitants de Limoges, après l’incendie de leur hôtel de ville.
Dans la déclaration portée par la municipalité spiripontaine, l’attaque contre la mairie de Limoges a occupé une place centrale. « Ils se sont attaqués à un édifice dont la vocation est d’accueillir, rassembler, écouter, accompagner et défendre tous ceux qui frappent à sa porte », rappelant le rôle essentiel des mairies dans la vie démocratique et la proximité avec les habitants.
La municipalité a également tenu à distinguer les violences des revendications exprimées pacifiquement. Elle apporte son soutien aux manifestants venus faire entendre leurs difficultés, notamment en matière de pouvoir d’achat et de scolarité, estimant que leur voix a été confisquée par une minorité ayant choisi la violence. « Jamais notre liberté de nous exprimer et de manifester ne pourra être confondue avec les destructions que nous avons vues ».
Les élus demandent une réponse ferme et durable des autorités et adressent leur soutien aux forces de l’ordre ainsi qu’à l’ensemble de ceux qui œuvrent à la protection des institutions républicaines.
Saint-Christol-de-Rodières aux côtés de Limoges
Le maire de Saint-Christol-de-Rodières, Jean-Marc Giannotti, a lui aussi pris la parole pour condamner les actes commis et exprimer sa solidarité avec les élus et les habitants touchés. Il a remercié la municipalité de Pont-Saint-Esprit de lui avoir permis de porter la voix de son village, qui compte 162 habitants.
« La haine engendre la haine, et la violence ne peut rien résoudre », a-t-il déclaré, appelant à la raison et au rétablissement de la paix dans le pays.
Les deux prises de parole se sont conclues par un même attachement aux institutions et aux valeurs républicaines, avec un message de soutien aux victimes des violences et de solidarité envers les communes touchées.



