Nîmes Olympique confirme son renouveau face à Limonest

Devant plus de 5 000 spectateurs et sous les yeux d’André Kabile, légende du club invité à donner le coup d’envoi fictif, le Nîmes Olympique a renoué avec son public grâce à une victoire pleine de maîtrise face à Limonest (2-0). Un succès marqué par les buts de Depres et Orinel.
Une soirée aux allures de symbole
Le football a parfois ses clins d’œil chargés d’émotion. Avant même le premier ballon, le stade des Antonins – dont les tribunes vibraient sous les encouragements des 5 140 spectateurs présents – a vécu un moment fort : le coup d’envoi fictif donné par André Kabile, joueur le plus capé de l’histoire du Nîmes Olympique. L’ancien capitaine, figure respectée de plusieurs générations de supporters, a foulé une nouvelle fois la pelouse pour saluer le public. Le ton était donné : ce match contre Limonest ne serait pas un simple rendez-vous d’ouverture du championnat de national 2, mais une étape dans la reconstruction d’un club qui veut raviver la flamme.

Un début crispé mais encourageant
Le match a démarré sur un faux rythme, le temps que les deux équipes se jaugent. Dès la 3e minute, Limonest bénéficiait d’un coup franc intéressant à l’entrée de la surface, après une faute de main de Mickael Salamone, le portier nîmois. Heureusement pour Nîmes, la tentative filait au-dessus du cadre. Ce premier frisson réveillait le public et incitait les Crocos à sortir plus franchement.
À la 8e minute, Clément Depres faisait déjà parler son histoire avec le club. L’enfant du pays, formé à Nîmes et aujourd’hui aussi actionnaire de la nouvelle SASP Nîmes Olympique Ensemble, se distinguait sur un coup franc d’Orinel. Lancé comme un symbole, le numéro 9 s’élevait au-dessus de tout le monde et plaçait une tête rageuse. Le ballon flirtait avec la transversale, arrachant un frisson collectif aux tribunes des Antonins.
La communion entre Depres et les tribunes révélait déjà à quel point cette équipe et son public aspirent à écrire ensemble une nouvelle page d’histoire.
Le tournant : le penalty de Depres

Le match basculait à la 22e minute. Sur un contre rondement mené, Khasa déclenchait une frappe aux abords de la surface. Le ballon était dévié de la main par un défenseur rhodanien, sous les yeux de l’arbitre qui désignait immédiatement le point de penalty. Clément Depres prenait alors ses responsabilités. L’attaquant frappait plein de sang-froid et ouvrait le score (1-0), prenant à contre pied le gardien de Limonest, Joseph Ostrowski. Le stade explosait, conscient d’assister à un symbole fort : l’enfant du club, parti dans des contrées lointaines et revenu à force de travail, redonnait vie à toute une équipe.
Le bijou d’Orinel pour creuser l’écart
À peine le temps de savourer que Nîmes doublait la mise deux minutes plus tard. À la 24e minute, sur une remise intelligente de Depres de la tête, Oualid Orinel reprenait le ballon d’une somptueuse volée. Le cuir fusait sous la barre et venait se loger au fond des filets. 2-0, un chef-d’œuvre qui libérait encore davantage les tribunes.

Une deuxième période de gestion
Avec cet avantage acquis en première mi-temps, les Crocos pouvaient aborder la suite avec davantage de sérénité. Dès la reprise, Khasa continuait de semer le danger sur son côté, se montrant cependant trop imprécis. À la 54e minute, son centre dévié filait en corner. Quelques minutes plus tard, Depres pensait même s’offrir un doublé, mais sa reprise était annulée pour un hors-jeu justement signalé.
À l’heure de jeu, Orinel, encore lui, glissait une passe lumineuse pour Depres. Mais cette fois, un défenseur de Limonest revenait in extremis pour contrer la tentative. Les visiteurs, courageux mais trop imprécis, se procuraient enfin une occasion à la 65e minute. Une frappe lointaine obligeait Salamone à se détendre, sans véritable danger toutefois.
Les changements apportaient du sang neuf : Kubota entrait en jeu à la place de Khasa, puis Orinel, ovationné, cédait sa place à Sarr et Okyere remplaçait Bennour.

La frayeur de la fin
Seule ombre au tableau, une frayeur à la 81e minute. Sur un centre anodin, l’attaquant n°7 de Limonest se retrouvait seul au milieu de la défense nîmoise. Sa tête passait de peu à côté des buts de Salamone. Un avertissement sans frais qui rappelait que rien n’est jamais acquis.
Finalement, les Crocos géraient la fin de match et scellaient une victoire précieuse, construite sur deux symboles forts : Depres, le local, et Orinel, le nouveau meneur de jeu, buteurs décisifs.
Une ambiance des grands soirs
L’affluence du soir confirmait le regain d’intérêt autour de l’équipe. Avec 5 140 spectateurs, Nîmes a frôlé son record dans la jeune histoire du stade des Antonins, de 5 500 spectateurs établi contre Saint-Étienne en 2023. Une telle ferveur n’avait pas été ressentie depuis longtemps, preuve que le projet en cours séduit et redonne envie aux supporters de remplir le stade.
Un nouvel élan
Au-delà des trois points, ce match laisse l’impression d’une équipe soudée et conquérante. La défense a su rester concentrée, le milieu a assuré la transition et les attaquants ont retrouvé l’efficacité. Les changements opérés en cours de jeu n’ont pas déséquilibré le collectif. Bref, une prestation pleine, qui confirme que le Nîmes Olympique veut redevenir une place forte du football régional.
Les prochains rendez-vous

Le calendrier s’annonce encore chargé pour les Crocos.
• Prochain match à domicile : Nîmes recevra Frejus Saint Raphaël aux Antonins le samedi 30 août à 18h. Une nouvelle occasion de confirmer l’embellie et de rallier encore plus de supporters autour de ce projet renaissant.
• Prochain match à l’extérieur : Les Nîmois se déplaceront sur la pelouse de Rumilly le 23 août prochain. Un déplacement délicat, mais aussi un test grandeur nature pour juger des progrès affichés.



