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Bagnols-sur-Cèze : 200 locataires sans chauffage depuis vendredi soir, la colère monte contre Logis Cévenol

Depuis vendredi soir, près de 200 locataires des immeubles de la rue de la Lionne et de l’avenue de l’Ancyse, à Bagnols-sur-Cèze, vivent dans le froid. Conséquence de l’incendie d’un transformateur électrique, d’abord, puis d’une série de dysfonctionnements qui a laissé les habitants sans chauffage tout le week-end. Malgré les appels répétés au bailleur social Logis Cévenol, les résidents dénoncent une absence de réaction.

Un transformateur remis en service, mais une chaudière toujours à l’arrêt

L’alimentation électrique a été rétablie samedi à 15h. À peine 30 minutes plus tard, à 15h30, plusieurs habitants alertent Logis Cévenol afin qu’un prestataire soit envoyé pour relancer la chaudière centrale de la rue de la Lionne, encore à l’arrêt.

Le bailleur contacte alors Dalkia, chargé de l’entretien. Selon les locataires, la société répond vers 16h30 qu’une demande d’intervention a bien été enregistrée. Une relance est faite par Logis Cévenol à 17h, mais ensuite… plus rien.

De 17h à 20h, aucune réponse de l’astreinte Dalkia, malgré un nouvel appel d’urgence effectué par le représentant de l’association de locataires. « Ils nous ont dit qu’ils faisaient le nécessaire pour nous calmer, mais on sait très bien qu’on risque d’attendre lundi », soufflent les habitants.

« 14 degrés dans l’appartement »

Parmi eux, Bernard Nass raconte avoir passé « plusieurs heures » à tenter d’obtenir un interlocuteur capable d’agir. « Il fait 14 degrés dans l’appartement. Depuis vendredi soir, on essaie de joindre le service en charge, mais personne ne bouge », déplore-t-il.

La mairie confirme avoir, elle aussi, relancé le bailleur social par l’intermédiaire de l’élu d’astreinte.

Un malaise déjà présent avant l’incident

Selon plusieurs locataires, les problèmes de chauffage ne datent pas de l’incendie. « La semaine dernière déjà, on n’avait plus de chauffage à cause d’un niveau d’eau trop bas dans le circuit », rappellent-ils. Une situation qui, selon eux, s’ajoute à une gestion jugée défaillante.

Les habitants payent 815 € par an pour le chauffage collectif, une somme prélevée même de mai à octobre, période où le chauffage est pourtant coupé. « On paie sans facture justificative », dénoncent-ils.

Autre source de mécontentement : l’absence de gardien sur place. « Il est à Nîmes ou Alès. Mais dans un cas comme ça, il ne se déplace pas », regrettent-ils. L’un des locataires affirme l’avoir pourtant appelé ce dimanche matin : « Il nous a dit qu’il lançait l’intervention, mais on attend toujours. »

« Logis Cévenol dit avoir fait son travail »

Contacté, Logis Cévenol n’a, pour l’heure, « pas souhaité réagir ». Les locataires, eux, assurent que le bailleur estime avoir rempli son rôle en sollicitant son prestataire.

Certains saluent cependant l’implication de Claude Roux, intervenu « deux fois » pour tenter d’aider à débloquer la situation.

Une cinquantaine de familles très fragilisées

Plusieurs foyers comprennent des personnes âgées, des enfants en bas âge ou des habitants souffrant de maladies chroniques. « Nous ne sommes pas dans un simple inconfort. Il fait très froid et nous ne pouvons rien faire », regrette l’association de locataires, qui envisage de saisir les services compétents si la situation perdure.

Les locataires attendent la remise en route ce lundi… peut-être

En ce dimanche midi, la majorité des habitants redoutent de passer une troisième nuit sans chauffage. « On nous dit d’attendre lundi. On n’a pas d’autre choix », souffle une résidente.

Malgré leur profonde exaspération, les habitants tienaient à exprimer leurs remerciements à la mairie et particulièrement à Claude Roux, élu d’astreinte, dont l’implication a été saluée à plusieurs reprises. Présent tout au long du week-end, il est intervenu « largement auprès du bailleur » pour tenter de débloquer la situation, multipliant les appels et relances. « Sans lui, nous n’aurions eu aucun retour », expliquent plusieurs locataires, qui reconnaissent son engagement et son soutien constant alors que les températures continuaient de chuter dans les appartements.

10h30 : un intervenant de la société Dalkia arrive sur place pour tenter de remettre le chauffage

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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