« C’est dans la boîte » : une cuisine de cœur, locale et responsable, portée par une aventure humaine

Derrière le comptoir de C’est dans la boîte, petit restaurant devenu incontournable à l’heure du déjeuner, il y a une énergie communicative, un sens aigu du lien humain… et Mélanie Douchy. Depuis septembre 2022, elle a repris cet établissement au concept atypique avec une idée simple mais exigeante : proposer une cuisine fraîche, locale, faite maison, dans un esprit de convivialité et de responsabilité.
Une reprise presque instinctive
Lorsque Mélanie rachète C’est dans la boîte à l’automne 2022, le restaurant existe déjà. Chloé, en cuisine, est déjà de l’aventure. « J’ai fait ma proposition de rachat pendant que je faisais Bagnols Plage « La Boquita ». J’ai ressenti quelque chose de très fort ici : l’ambiance, les clients, l’énergie… C’était prenant. J’ai eu envie de continuer cette histoire », raconte-t-elle.
Issue du commerce de bouche, même si ce n’est pas son métier de formation, Mélanie est animée depuis toujours par le plaisir de nourrir les autres. « J’ai toujours voulu faire un métier qui apporte du plaisir et du bonheur aux gens. Par l’assiette, par le moment qu’ils passent ici. » Elle propose à Chloé de rester dans l’aventure. Elle accepte immédiatement. Puis Lola rejoint l’équipe un an plus tard. C’est dans la boîte devient alors une aventure à trois, profondément collective.
Un concept simple, mais exigeant
Le principe du restaurant est volontairement épuré :
– une carte courte,
– des menus qui changent chaque semaine,
– un plat du jour renouvelé quotidiennement,
– des produits frais, préparés sur place, dans une petite cuisine de 20 m².
Le service se fait au comptoir, pour des raisons à la fois pratiques, logistiques et humaines. « On cuisine, on prend les commandes, on sert, on encaisse, on discute avec les gens… Tout se passe ici. Le comptoir permet d’être rapide, efficace, et surtout proche des clients. »
Ce fonctionnement crée une ambiance particulière, chaleureuse, presque familiale. « Les gens comprennent le fonctionnement, ils savent qu’on fait tout nous-mêmes. Ils ne sont jamais dans le reproche. Au contraire, il y a beaucoup de bienveillance. »
Le choix du local et de la saisonnalité
La carte est construite autour de deux piliers : le local et la saisonnalité.
Environ 80 % des produits sont issus de circuits courts :
– fruits et légumes de la ferme de l’Escure,
– fraises de Marsangy,
– œufs d’Ardèche,
– bières locales, kombucha du bassin spiripontain, boissons de producteurs régionaux.
« On travaille aussi avec des fournisseurs comme 20 sur 16, mais toujours dans une logique de soutien à l’économie locale », précise Mélanie.
La saisonnalité est non négociable : pas de tomates en hiver, pas de plats lourds en été. « Quand il fait froid, on fait des poutines. Quand il fait chaud, on fait des salades, des gaspachos. C’est du bon sens, mais ça structure tout notre travail. »
Une cuisine accessible et responsable
Le restaurant revendique également un positionnement économiquement accessible : le plat du jour est proposé autour de 12,90 € à 13,90 €, avec de légères variations selon le coût des matières premières ou le temps de préparation. « Si Chloé passe trois heures sur un plat, il faut aussi rémunérer ce travail. On essaie d’être justes, à la fois avec nos clients et avec nous-mêmes. »
La dimension écologique est omniprésente : tri, compost, limitation volontaire de la carte pour éviter le gaspillage, pas de climatisation énergivore, mais des plaids l’hiver, des éventails, des brumisateurs et des parasols l’été. « Ce serait incohérent de parler de produits responsables et de faire tourner un gros système de climatisation. »
Un lieu de vie avant tout
Plus qu’un restaurant, C’est dans la boîte se veut un lieu de lien social. « Moi j’aime les gens, le contact, la convivialité. Ici, on crée du lien par la nourriture. On offre un moment agréable dans la journée. Et si les gens repartent avec le sourire, j’ai réussi ma mission. »
Mélanie le dit sans détour : ce projet l’a transformée. « Je suis beaucoup plus heureuse ici qu’avant. Je n’ai jamais l’impression de travailler. C’est vraiment du bonheur. »
Une philosophie qui se ressent immédiatement lorsqu’on pousse la porte — ou plutôt lorsqu’on s’approche du comptoir — de cette petite boîte où se concentrent passion, exigence, simplicité et humanité.
Infos pratiques
C’est dans la boîte
Zone de Berret, 580 avenue de l’Hermitage, 30200 Bagols sur Cèze
Ouvert du lundi au vendredi, de 12h à 14h
Commandes à emporter : de 12h à 14h (livraison sur réservation avant 11h)



