Bagnols-sur-Cèze : Municipales 2026 – Christophe Prévost se retire et appelle à « ne pas diviser les voix »

À trois semaines du scrutin municipal de 2026, Christophe Prévost annonce officiellement le retrait de sa liste. Une décision qu’il dit mûrement réfléchie et motivée par une volonté claire : ne pas disperser les suffrages de l’opposition au maire sortant.
« Les masques sont tombés. À vous de voter », lance-t-il d’emblée, estimant que le contexte impose désormais un choix stratégique plutôt qu’une candidature supplémentaire.
Une décision pour ne pas « prendre des voix »
Christophe Prévost affirme que sa liste était complète et prête à être déposée en préfecture. Pourtant, il choisit de ne pas la présenter afin de ne « prendre aucune voix » aux quatre candidats ayant validé la charte qu’il défend : Pascal Bordes, Michel Cegielski, Jérôme Jackel et Jean-Marc Touron.
« On se complète sans se piétiner », résume-t-il.
Il assure avoir échangé personnellement avec chacun d’eux. Tous lui auraient confirmé leur accord de principe pour mettre en place son projet phare : la création d’une « maison référendaire », un dispositif local destiné à favoriser la consultation directe des habitants sur les grandes décisions municipales.
Une critique de la légitimité démocratique de 2020
Christophe Prévost fonde également sa décision sur une lecture critique du scrutin de 2020. Il rappelle qu’à l’époque, près de 62 % des électeurs ne s’étaient pas déplacés aux urnes.
« Près de 8 000 personnes n’ont pas voté », souligne-t-il.
Selon ses calculs, le maire sortant aurait été élu avec environ 15 % des votants, soit environ 11 % de la population totale.
Sans citer de chiffres officiels dans le détail, il estime que cette faible participation interroge la légitimité politique du mandat en cours.
Il met également en cause la communication municipale : « Comment faire confiance à quelqu’un qui, en voulant dénoncer des fake news, nous ment ? Si on le fait sur une passerelle, on peut le faire sur d’autres choses. »
« Dix-huit ans de mandat, il est temps de tourner la page »
Christophe Prévost considère que le temps du renouvellement est venu. « Il est temps que M. Chapelet, ayant atteint la majorité de 18 ans de mandat, quitte la maison », déclare-t-il.
Il rejette également l’idée d’un remplacement dans la continuité : « On ne peut pas remplacer Chapelet par Broche pour reprendre les mêmes et continuer. »
Son objectif affiché est clair : empêcher la reconduction de l’équipe actuelle ou d’une majorité jugée trop proche de la gouvernance sortante.
La « maison référendaire » comme point de convergence
Au cœur de sa démarche demeure son projet de démocratie participative. La « maison référendaire » qu’il défend reposerait sur un outil numérique permettant aux habitants d’exprimer des propositions via un système d’identification sécurisé.
Selon lui, un algorithme analyserait les demandes par mots-clés et déclencherait des consultations lorsque celles-ci atteindraient un seuil significatif de soutien.
« Ce ne serait pas pour décider de la couleur des guirlandes de Noël, mais pour des sujets importants », précise-t-il, évoquant par exemple des investissements municipaux conséquents.
Il affirme que son projet est techniquement prêt et qu’il veillera, quel que soit le vainqueur hors majorité sortante, à sa mise en œuvre.
« Si Chapelet et Broche ne gagnent pas, on aura gagné collectivement »
Malgré son retrait, Christophe Prévost ne quitte pas le débat public. Il se dit « très content » d’avoir obtenu des engagements de principe sur son projet et insiste :
« Si Chapelet et Broche ne gagnent pas, on aura gagné collectivement. »
Il affirme ne soutenir « aucune étiquette politique », mais des « personnes » qu’il juge sincères.
En se retirant, Christophe Prévost fait le choix de la stratégie plutôt que de la confrontation directe. Reste désormais aux électeurs à trancher.



