Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : Michel Cegielski dévoile une liste « de rassemblement » et assume la rupture

À moins de vingt jours du premier tour des élections municipales de mars 2026, Michel Cegielski, ancien adjoint au maire de Bagnols-sur-Cèze, a officiellement présenté sa liste lors d’une conférence de presse organisée devant les médias locaux. Une entrée en campagne placée sous le signe de l’expérience, de la diversité des profils… et d’une rupture assumée avec la majorité sortante.
Une liste de 35 colistiers « engagés et courageux »
Présent sur la liste, Jean-Luc Buycy, président des Prud’hommes de Nîmes, a présenté un à un tous les colistiers.
La liste conduite par Michel Cegielski rassemble 35 femmes et hommes issus d’horizons professionnels variés : soignants, militaires, cadres, agents hospitaliers, ingénieurs, commerçants, artisans, jeunes étudiants et retraités engagés dans la vie associative.
« Une liste composée de 35 femmes et hommes engagés, compétents, passionnés et suffisamment courageux pour avoir accepté de figurer sur la photo officielle », souligne le candidat.

Parmi eux, le doyen Fernand Dumas, 93 ans le mois prochain, ancien élu à la culture en 2008, figure emblématique de la vie associative locale. À l’autre extrémité de la pyramide des âges, Jules, 18 ans, étudiant en BUT GEA venu spécialement de Valence pour la présentation. La moyenne d’âge avoisine 55 ans.
Michel Cegielski insiste sur la richesse des parcours : ambulancière, assistante sociale, ingénieur-chercheur, officier supérieur, chef d’entreprise consultante, technicien, auxiliaire de vie, électricien… « Chez nous, même le numéro 35 est essentiel », affirme-t-il, revendiquant une logique d’équipe plutôt qu’une hiérarchie figée.
La liste se veut non partisane. « Si elle avait été soutenue par un quelconque parti, j’aurais peut-être perdu la moitié de mes colistiers », avance-t-il, précisant que chacun est libre de ses convictions personnelles, à l’exception des « extrêmes » qu’il dit ne pas avoir sollicités.
Une rupture assumée avec Jean-Yves Chapelet
Au cœur de son intervention, Michel Cegielski est revenu sur sa rupture avec le maire en place, Jean-Yves Chapelet.
« Oui, j’ai osé rompre. Je n’ai pas rompu sur un coup de tête », déclare-t-il. Élu depuis 2008, toujours adjoint, il affirme connaître « très, très bien » les rouages administratifs et municipaux, pour avoir exercé plusieurs délégations, dont les finances et la police municipale.
Il justifie son départ par des désaccords de fond, notamment sur la gestion financière : « Je suis parti pour protéger nos finances. » Il évoque une dette de 1 200 euros par habitant et critique ce qu’il considère comme des investissements « à outrance ».
Il dénonce également des « erreurs de communication » et un manque d’amélioration du fonctionnement interne au fil des trois dernières années. « Au bout d’un moment, il faut savoir partir. »
Redonner à Bagnols « son aura de troisième ville du Gard »
Michel Cegielski affirme vouloir redonner à Bagnols-sur-Cèze son rang et son rayonnement : « On dit troisième ville du Gard, mais on ne dirait pas que c’est la troisième ville du Gard. »
Il cite en exemple Nîmes, dont le centre-ville a retrouvé attractivité et dynamisme commercial.
Parmi ses priorités :
- Relancer l’attractivité culturelle, en regrettant la perte de festivals, notamment le reggae. Il affirme avoir rencontré des organisateurs et évoque la possibilité d’un retour sous une forme adaptée.
- Rétablir un office de tourisme à Bagnols.
- Redynamiser le commerce de centre-ville, en recentrant certains services municipaux et en créant un bureau de police municipale dédié au cœur de ville.
- Revoir le sens devcirculation de l’avenue Paul Langevin, en concertation avec commerçants et riverains.
- Relancer le dialogue économique, notamment avec des chefs d’entreprise et les réseaux d’entreprises du territoire.
Sécurité : renforts progressifs et coordination
Sur la sécurité, Michel Cegielski distingue « sécurité », « tranquillité » et « narcotrafic ». Il estime qu’il manque une dizaine de policiers municipaux pour une ville comme Bagnols et propose un renforcement progressif : cinq recrutements sur les deux premières années, puis éventuellement cinq supplémentaires.
Il plaide pour :
- Une présence accrue en centre-ville.
- Une meilleure coordination avec la police nationale.
- Une réflexion sur le fonctionnement du centre de supervision urbaine (CSU).
- Davantage de prévention dans les écoles, avec un élu spécifiquement dédié.
Concernant le narcotrafic, il insiste sur la nécessité d’une action conjointe entre État, bailleurs et collectivités : « Un maire seul ne peut pas régler ça. »
Une campagne tournée vers « l’énergie nouvelle »
Michel Cegielski rejette l’idée d’un « retour en arrière » et refuse les querelles d’héritage. Installé à Bagnols depuis 1980, père et grand-père de Bagnolais, il revendique un attachement personnel à la ville.
« Je veux voir les gens sourire dans la rue. Je veux arrêter que les têtes soient basses. »
Un meeting est annoncé le 9 mars à 19 heures à la salle multiculturelle, où le programme sera détaillé. D’ici là, le candidat assure vouloir répondre à toutes les questions et poursuivre une campagne qu’il présente comme « respectueuse des autres candidats ».
À moins de trois semaines du scrutin, la bataille pour l’hôtel de ville de Bagnols-sur-Cèze entre dans sa phase décisive.
La composition de la liste :
Michel Cegielski, Linda Ghanai, Alain David, Sandra Lebrun, Cédric Koppe, Chantal Eydoux, Jaouad Lamsayeh, Carole Breschet, Sylvain Hille, Aldjia Mayoufi, Jérôme Sanglard, Sandrine Philippe, Jean Luc Buyck, Yvette Joffre, Daniel Cuminal, Elisabeth Ruiz, Alexis Baternel, Corinne Delgorgue, Larbi Zemali, Gwendoline Appert, Maxime Lemesle, Sabah Laifa, Frédéric Jarrie, Marianne Dautheville, Jules Pépin, Sonia Pialet, Thierry Decerf, Marie-France Sau, Mehdi Kamel, Françoise Menu, Pascal Juif, Yasmine Hamida, Fernand Dumas, Dounia Ben Abbés, Philippe Mathe




