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À Bagnols-sur-Cèze, Pascale Bordes présente la liste « Sécurité et vitalité pour Bagnols »

À quelques semaines des municipales, Pascale Bordes, députée de la 3e circonscription du Gard et ancienne avocate bagnolaise, a officiellement présenté sa liste « Sécurité et vitalité pour Bagnols ». Une réunion publique dense, rythmée par un discours offensif, où la candidate a décliné ses priorités : sécurité, santé, commerce, logement et cadre de vie.

À ses côtés, la députée Sylvie Josserand est venue lui apporter son soutien. « Cela fait 25 ans que nous nous connaissons. 25 ans d’amitié, parfois d’adversité professionnelle, mais toujours de respect », a-t-elle déclaré. Elle a salué « une femme travailleuse, investie, minutieuse, perfectionniste », capable de « traiter un dossier de A à Z ». Et d’ajouter : « Pascale combat, elle respecte l’adversaire et elle défend ses idées avec des arguments, pas avec des slogans. »

Renoncer à l’Assemblée pour Bagnols

En ouverture de la soirée : Pascale Bordes a renouvelé son engagement de quitter son mandat de députée si elle est élue maire le 22 mars prochain.

« Ce serait plus simple pour moi de rester sur mon fauteuil rouge à l’Assemblée nationale », a-t-elle reconnu. « Mais ce qui m’intéresse, c’est Bagnols. Je suis née ici, j’y ai grandi, j’y vis. Je ne céderai pas à la fatalité. »

Affectée à la commission des Lois depuis 2022, élue vice-présidente en 2024, elle assume un choix « qui ne rentre pas dans les logiciels habituels ». « Oui, je démissionnerai pour être maire. Parce que je veux m’investir totalement. »

Sylvie Josserand a salué « une démarche courageuse et désintéressée. Il vaut mieux être député que maire si l’on regarde les choses financièrement. Pascale est prête à faire ce sacrifice. »

Sécurité : « La première des libertés »

Premier axe martelé : la sécurité. « La sécurité, c’est la première de nos libertés. Un maire doit la garantir partout et pour tous », a affirmé Pascale Bordes.

Elle dresse un constat : « Il n’y a plus rien qui fonctionne. L’insécurité gangrène la ville. » Et insiste : « Pour régler un problème, encore faut-il le nommer. »

Évoquant les points de deal, les menaces subies par des enseignants ou encore les nuisances répétées pour les riverains, elle parle d’un « renoncement perpétuel des institutions ».

« Je refuse de vivre dans une société où des femmes renoncent à sortir le soir. Je refuse que la peur dicte nos habitudes. »

Ses propositions : « Tolérance zéro. Il nous faut un cap clair. » Objectif affiché : porter le nombre de caméras à une centaine. « 43 caméras, ce n’est pas sérieux. » Autre priorité : renforcer les effectifs de la police municipale. « Plus de policiers, mieux équipés, qui patrouillent par trois, 7 jours sur 7. » Moderniser le centre de supervision urbain : « Il nous faut un outil 2.0, pas un bricolage. »

Créer un hôtel des polices regroupant nationale et municipale : « La synergie, ce n’est pas un mot, c’est une nécessité. »

« Un maire ne peut pas tout, mais il peut quelque chose. Et moi, je prendrai mes responsabilités. »

Santé : « On ne peut pas rester sans réponse »

Deuxième priorité : le désert médical. « Entre 8 000 et 10 000 habitants sont sans médecin traitant. C’est une situation inacceptable », a-t-elle déclaré.

« Essayez d’appeler un cabinet en vous présentant comme nouveau patient. On vous dira : nous ne prenons plus personne. »

Elle propose des mesures immédiates :

« Mettons à disposition des médecins retraités volontaires des locaux municipaux équipés. Cela se fait ailleurs, cela fonctionne. »

Elle évoque également l’intégration d’infirmiers en pratique avancée : « Il faut libérer du temps médical. On peut s’inspirer du modèle des ophtalmologistes. »

Pour attirer de nouveaux praticiens : « Un jeune médecin qui démarre n’a pas beaucoup de moyens. Offrons-lui un logement à loyer très modéré pendant un temps. »

Et à plus long terme : « Il faudra créer un centre municipal de santé avec des médecins salariés. On n’a plus le choix. Sans cela, nous allons vers une catastrophe sanitaire. »

Commerce : « Il faut mouiller le maillot »

Sur le centre-ville, la candidate évoque « une ville qui se meurt ».

« Montez la rue de la République. Regardez le nombre de commerces fermés. C’est à pleurer. »

Elle critique la suppression du marché sur la place de la mairie : « Les commerçants me disent qu’au moins le mercredi, il y avait du passage. »

Ses propositions : gratuité de stationnement jusqu’à quatre heures : « Il faut attirer les gens. » Tarifs préférentiels pour commerçants et artisans : « On ne peut pas leur demander de payer quand les zones commerciales sont gratuites. » Création d’un adjoint dédié exclusivement au commerce : « Un véritable VRP de Bagnols. » Politique de rachat de fonds de commerce vacants : « Il faut investir pour redynamiser. Sinon, nous n’aurons plus un seul commerce. »

« Si on attend que les investisseurs viennent spontanément, on peut attendre longtemps. »

Logement : « Une situation indigne »

Sur l’habitat social, Pascale Bordes évoque « des conditions indignes ».

« On ne peut pas accepter qu’en 2025, des locataires vivent avec des infiltrations depuis des années. »

Elle annonce un audit complet de l’habitat social : « Je veux savoir précisément où en sont les choses. »

« Être administrateur, ce n’est pas avoir son nom sur un registre, c’est regarder ce qui se passe. »

Écoles et cadre de vie : « Nos enfants méritent mieux »

Concernant les écoles : « Il est inadmissible que nos enfants aient froid l’hiver et étouffent dès le mois de mai. »

Elle promet « un plan massif de rénovation énergétique des écoles primaires ».

Sur la redevance incitative : « Je mettrai fin à ce système. Il est coûteux, injuste et inefficace. »

Elle propose également : Un parc d’agility pour chiens. Le retour d’équipements urbains adaptés : « Mettre des sacs pour les déjections sans poubelles, c’est l’exemple parfait du bricolage. »

Une équipe de 33 colistiers

La liste « Sécurité et vitalité pour Bagnols » rassemble 33 noms autour de Pascale Bordes, avec la volonté affichée de constituer « une équipe engagée et déterminée ».

La liste : 

Pascale Bordes, Thomas Betton responsable RH et engagé dans les solidarité, Christine Dey, Denis Daude, Audrey Hageaux, Pedro Lianes (ancien chef d’entreprise du bâtiment), Léopoldina Marques, Gaétan Callejon, Margaux Bergonzi, Jean Louis Morelli, Ludivine Costa, Olivier Roux, Trinité Bodi, Serge Roussine, Jade Sicard, Olivier Jean Vigier, Amandine Roux, Anthony Laconi, Véronique Moyon, Denis Pinède, Michel Poizat, Fabien Tarare, Sylvie Evenou, Jean Louis Foussat , Huguette Lévêque, Jean Pierre Navarro, Chantal Leprevost, Richard Chauvet, Lou Roussine, Joel Bien, Christine Gilles, Albert Gianotti (doyen), Dorina Ahupu 

En conclusion, la candidate a lancé : « Je ferai un mandat et un seul. Ce que je veux, c’est redonner à Bagnols sa vitalité. Ayez du bon sens. Nommons les problèmes et ayons le courage de les combattre. »

La campagne municipale est désormais pleinement engagée.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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