Municipales 2026 à Tresques : Kevin Danis officialise sa candidature et présente une liste « compétente et apolitique »

À Tresques, la campagne des municipales est désormais lancée. Kevin Danis a officiellement déposé sa liste en préfecture. Validée administrativement, sa candidature est désormais actée. Une étape qu’il tenait à franchir avant toute communication publique.
« Je voulais que les choses se fassent dans l’ordre », explique-t-il. « Beaucoup s’affichent avant même d’être certains d’aller au bout. Moi, j’ai travaillé dans l’ombre pendant deux ans. »
Une demande venue du terrain
Installé à Tresques depuis l’âge de deux ans, Kevin Danis assure que sa réflexion ne relève pas d’une ambition personnelle.
« On ne se lève pas un matin en se disant : tiens, je vais être maire. C’est une demande de villageois qui m’a été formulée il y a deux ans. »
Avant d’accepter, il dit avoir mûri son projet autour de deux questions majeures : constituer une équipe solide et s’assurer de pouvoir dégager le temps nécessaire. Chef d’entreprise, il a réorganisé ses activités professionnelles pour se consacrer pleinement à la fonction en cas d’élection.
« Être maire sans être présent, ce n’était pas envisageable. Si je fais quelque chose, je vais au bout. »
Une liste de 19 noms, sans étiquette partisane
Sa liste, composée de 19 candidats, se veut « apolitique ». Kevin Danis préfère parler d’une équipe « compétente » plutôt que « citoyenne », un terme qu’il juge parfois réducteur.
« J’ai ouvert la porte à tout le monde, sans distinction d’appartenance politique. Ce n’est pas un groupe d’amis, c’est un collectif construit autour d’un projet commun. »
Le noyau dur s’est formé progressivement, avec une relance formelle du projet à la fin de l’été. Certains profils sont bien connus localement.
La liste :
Kevin Danis, Bruno Debard, Marianne Gervasoni, Martin Proulx, Adeline Tavares, Fabien Payan, Marie-France Baillet, Jean Pierre Diaz, Heidie Debard, Axel Steve, Sandrine Chastel, Ramzi Bouaziz, Delphine Lacroix, Benoit Faye, Angelique Devaux, Christophe Inquimbert, Françoise Teissier, Claude Mathieu et Laurence Hamon.
« Les 19 sont considérés de la même manière », insiste-t-il. Aucun suppléant n’est prévu à ce stade.
Cinq piliers pour structurer le programme
Le programme repose sur cinq grandes thématiques. Élaboré initialement par Kevin Danis il y a deux ans, il a ensuite été retravaillé collectivement.
« Les idées se sont rejointes naturellement. Il n’y a pas eu de divergences majeures. »
L’école au cœur des priorités
L’amélioration du cadre de vie passe d’abord, selon lui, par l’école. Modernisation des locaux, réaménagement des dortoirs, réflexion sur les moyens humains : le sujet est central.
« L’école est le lieu de l’égalité des chances. C’est aussi ce qui permet à un village de vivre. Quand on ne développe pas une commune, ce sont les classes qui ferment. »
Il prône un travail concerté avec les parents, l’équipe pédagogique et les institutions.
Finances : audit et économies
Durant les cent premiers jours, la priorité serait un audit précis des finances communales.
« Le chef d’entreprise parle : il faut regarder les postes de dépenses et voir où l’on peut faire des économies. »
Il affirme vouloir développer des projets économiquement viables, notamment un pôle commercial autofinancé par des loyers.
Sécurité : concertation et mutualisation
Sur la sécurité, Kevin Danis évoque la possibilité d’installer des caméras, mais conditionne cette décision à une consultation des habitants.
Il privilégie une mutualisation intercommunale, potentiellement à l’échelle de l’Agglomération du Gard rhodanien, notamment pour la gestion d’un éventuel centre de supervision urbain.
Autres pistes :
- évolution du garde champêtre vers des missions de police municipale,
- mise en place d’une cellule d’écoute pour renforcer la proximité avec les habitants.
Gestion des déchets et relations avec l’Agglomération
Concernant la gestion des déchets, compétence intercommunale, il estime que le système actuel présente des limites, notamment en termes de coût et de service rendu.
Il affirme vouloir travailler « fermement mais en partenariat » avec l’Agglomération, notamment sur :
- l’assainissement,
- la gestion des cours d’eau,
- la sécurisation de la RD5.
Il évoque notamment les inondations survenues lors de la dernière rentrée scolaire, qui avaient impacté la place du marché et l’accès à l’école.
Rompre avec l’image de « village dortoir »
Autre projet structurant : la création d’un café associatif, sur le modèle de celui de Saint-Pons-la-Calm.
« Tresques ne doit pas rester un village dortoir. On a besoin de services, de commerces et de lien social. »
Un lieu serait déjà identifié et des bénévoles prêts à s’investir.
Une campagne en proximité
Plutôt que des grandes réunions publiques, Kevin Danys privilégie un format hebdomadaire en petit comité, chaque jeudi, dans un café-pizzeria du village.
« On peut se parler, s’écouter. C’est plus fidèle à ce que nous sommes. »
À moins de trois semaines du premier tour, la campagne s’intensifie à Tresques. Face à lui, le maire sortant Alexandre Pissas. Le scrutin dira si la dynamique collective que revendique Kevin Danis convaincra les électeurs.



