Contentieux avec l’OGEC : Valère Ségal contre-attaque après les critiques d’Olivier Esquer

À Pont-Saint-Esprit, la polémique politique autour du contentieux opposant la commune à l’OGEC Notre-Dame se poursuit. Après le communiqué d’Olivier Esquer mettant en cause la gestion du dossier par la municipalité, le maire Valère Ségal a répondu dans un texte dénonçant des accusations qu’il juge infondées et injustes.
Une réponse ferme du maire
Dans son communiqué, Valère Ségal accuse le candidat aux municipales d’avoir publié un texte « faussement angélique » qui, selon lui, dissimulerait une attaque personnelle. Il reproche notamment à Olivier Esquer d’avoir mis en cause « la probité d’une personne qui a la charge d’un établissement accueillant 260 enfants ».
Le maire estime que ces accusations sont « particulièrement malhonnêtes » et qu’elles visent à blesser la personne concernée, qu’il assure soutenir pleinement. Il précise également que l’intéressé se réserve le droit de répondre lui-même à ces mises en cause.
Un dossier déjà évoqué en conseil municipal
Sur le fond du dossier, Valère Ségal conteste les affirmations de son adversaire. Selon lui, la question du contentieux avec l’OGEC Notre-Dame a déjà été évoquée au conseil municipal, notamment lors d’un débat en octobre 2024.
Le litige, porté devant le tribunal administratif en 2023, concerne des contributions communales que l’organisme de gestion de l’école privée estime impayées sur une période allant de 2017 à 2023.
Le maire pointe la responsabilité de l’ancienne équipe municipale, affirmant que celle-ci n’aurait engagé aucune négociation avant son arrivée aux responsabilités. Il cite notamment l’ancienne maire Claire Lapeyronie, ainsi que plusieurs adjoints de l’époque, dont Karima Loric, aujourd’hui deuxième sur la liste d’Olivier Esquer.
Des discussions engagées depuis 2024
Valère Ségal explique que dès l’arrivée de son équipe municipale en mai 2024, le dossier a été repris en main. Une démarche de médiation a été engagée auprès du tribunal administratif afin de tenter de trouver une solution amiable avec l’OGEC.
Même si cette médiation n’a pas abouti, le dialogue aurait été poursuivi. Une réunion s’est notamment tenue le 28 mars 2025 entre les représentants de l’OGEC et plusieurs élus municipaux, dont l’adjointe aux finances et l’adjoint aux affaires scolaires, ainsi que la directrice générale des services.
Selon le maire, un nouveau calcul des contributions, basé sur les modalités actuelles, a été proposé par la municipalité et aurait été accueilli favorablement par l’organisme gestionnaire.
Depuis 2024, la ville affirme également avoir revalorisé les montants versés, tout en précisant que cela ne préjuge pas de l’issue de la procédure judiciaire. Le contentieux porterait désormais essentiellement sur la rétroactivité des sommes réclamées.
À ce stade, un expert a été désigné par le tribunal administratif et les discussions se poursuivent entre les différentes parties.
Un climat politique qui se tend
Dans la dernière partie de son communiqué, Valère Ségal déplore ce qu’il considère comme une dégradation du débat politique local à l’approche des élections municipales.
Le maire affirme être « fatigué » de voir certains responsables politiques chercher à « salir » ou à jeter la suspicion sur leurs adversaires, évoquant notamment l’existence de faux comptes sur les réseaux sociaux ou de tentatives de discrédit visant des personnes engagées dans la vie publique.
Il invite enfin les habitants à venir s’informer directement lors d’une réunion publique prévue le 12 mars à 19h15 à la caserne Pépin.
Alors que les élections municipales approchent, cet échange de communiqués illustre la montée des tensions politiques à Pont-Saint-Esprit, autour d’un dossier financier qui pourrait continuer d’alimenter le débat dans les semaines à venir.



