Municipales à Bagnols-sur-Cèze : Michel Cegielski présente ses propositions pour mieux prendre en compte le handicap

À l’approche des élections municipales, Michel Cegielski et son mouvement Pour Bagnols ! ont commencé à détailler plusieurs axes de leur programme d’action municipal. Parmi les thématiques mises en avant figure la santé au sens large, et plus particulièrement la question du handicap, présentée comme un enjeu majeur pour une ville de près de 20 000 habitants.
Le handicap, une question « transverse »
Dans son document programmatique, Michel Cegielski souligne d’abord la difficulté d’appréhender le handicap dans toute sa diversité. Celui-ci peut concerner aussi bien les enfants que les adultes ou les personnes âgées, et être lié à une naissance, à un accident ou encore à l’évolution de maladies ou du vieillissement.
Selon lui, cette réalité impose une approche globale des politiques publiques. Il rappelle que les personnes en situation de handicap doivent être considérées comme des citoyens à part entière, tout en nécessitant une attention particulière en raison de leur situation. Cette vision conduit, selon lui, à penser les politiques municipales de manière transversale, afin d’intégrer pleinement la question du handicap dans la gouvernance locale.
Le programme insiste également sur le rôle important des acteurs associatifs et de l’économie sociale et solidaire dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Dans ce contexte, la municipalité devrait jouer un rôle de relais et d’écoute auprès des structures engagées sur le terrain.
Une commission dédiée au handicap
Parmi les premières mesures proposées figure la création d’une commission extra-municipale consacrée au handicap. Celle-ci aurait vocation à réunir élus, associations et professionnels afin de produire analyses et propositions pour améliorer les politiques locales.
L’objectif affiché est de faire du handicap un véritable sujet transversal dans l’action municipale. La sensibilisation des agents municipaux, notamment ceux en contact direct avec le public, fait également partie des pistes évoquées. Le programme prévoit par ailleurs de soutenir les porteurs de projets souhaitant développer des solutions d’accueil ou d’accompagnement pour les personnes concernées.
La création d’une « maison du répit »
Autre proposition structurante : la mise en place d’un guichet unique au sein d’un tiers-lieu, baptisé « maison du répit ». Cette structure aurait pour vocation de devenir un espace central d’accueil, d’information et d’orientation pour les personnes en situation de handicap, leurs familles et les aidants.
Ce lieu pourrait également proposer un accueil d’urgence et servir de ressource administrative et technique, grâce à une équipe formée pour accompagner les démarches souvent complexes liées au handicap. Le projet prévoit aussi d’y intégrer une « maison des jeunes enfants handicapés » dédiée aux 0-6 ans, afin d’apporter un soutien précoce aux familles.
Mieux connaître les acteurs du territoire
Le programme prévoit également de dresser une cartographie précise des acteurs du handicap à l’échelle de la ville. Cette démarche viserait à mieux identifier les structures existantes et à faciliter leur coordination.
Dans cette logique, un annuaire fonctionnel regroupant les contacts utiles pourrait être créé afin de simplifier l’accès à l’information pour les habitants et les professionnels.
Renforcer la coordination et l’accessibilité
Michel Cegielski propose également d’organiser une journée annuelle de coordination entre associations, en présence des services de l’État et des collectivités. Cette rencontre permettrait d’échanger sur les pratiques, les besoins et les projets à développer.
Enfin, l’accessibilité des espaces publics constitue un autre volet du programme. Il est notamment question d’améliorer l’accès aux bâtiments municipaux, aux rues et aux trottoirs, d’installer des ascenseurs lorsque cela est nécessaire, d’introduire des informations en braille dans le bulletin municipal ou encore de renforcer les dispositifs sonores aux feux tricolores.
Le projet prévoit aussi de profiter des commissions de sécurité pour sensibiliser les gestionnaires d’établissements recevant du public aux enjeux d’accessibilité.
À travers ces propositions, Michel Cegielski entend faire du handicap un axe structurant de la politique municipale, en misant à la fois sur la coordination des acteurs locaux, la création de services dédiés et l’amélioration de l’accessibilité dans l’espace public.



