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Pont-Saint-Esprit : Valère Segal et son équipe défendent leur bilan et leurs priorités

Lors d’un point presse organisé ce mercredi à Pont-Saint-Esprit, le maire et candidat Valère Segal était entouré de membres de son équipe municipale, dont François Carli et Claudine Eutedjian, afin de faire le point sur les actions engagées depuis 2024 et présenter les axes de travail pour les mois à venir. Sécurité, cadre de vie, urbanisme et attractivité ont constitué les principaux thèmes abordés.

Sécurité : « dissuader les délinquants et renforcer la présence policière »

La question sécuritaire a occupé une large place dans la conférence de presse. François Carli a rappelé que l’équipe municipale avait identifié dès 2024 14 actions opérationnelles destinées à améliorer la sécurité et la tranquillité publique.

« Aujourd’hui, 11 de ces actions ont été réalisées et deux sont en cours, ce qui représente une avancée importante en moins de deux ans », a-t-il indiqué.

Parmi les mesures mises en place figure notamment l’augmentation des effectifs de la police municipale, la création d’une brigade de nuit ainsi que l’installation d’une brigade de l’environnement. L’objectif est de renforcer la présence policière sur le terrain, notamment dans le centre-ville.

La municipalité a également renforcé les moyens du centre de vidéoprotection (CSU). De nouvelles caméras capables d’identifier les plaques d’immatriculation ont été installées aux principales entrées de la ville et dans plusieurs secteurs sensibles, comme le centre ancien ou la rue Jean-Moulin. Une seconde phase devrait permettre d’étendre ce dispositif aux écoles grâce à des financements dédiés à la prévention de la délinquance.

En parallèle, les équipements municipaux ont été modernisés avec le réaménagement du centre de vidéoprotection et la préparation d’une salle de crise municipale, destinée notamment à la gestion des épisodes de crues.

La municipalité a aussi remis en fonctionnement le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), qui associe la ville, la préfecture, le parquet, l’Éducation nationale et plusieurs associations. L’objectif est de coordonner les actions et de s’attaquer aux causes profondes de la délinquance.

D’autres dispositifs sont également mis en avant, comme la participation citoyenne, les opérations tranquillité vacances ou encore le dispositif « Demandez Angela », qui permet aux personnes se sentant en danger de trouver refuge chez des commerçants partenaires.

« La sécurité des Spiripontains reste une priorité. Nous voulons poursuivre le travail engagé pour protéger les biens et les personnes », a résumé François Carli, en saluant le travail mené par l’adjoint Claude Conan qui ne sera plus de l’aventure à l’issue des élections du 15 et 22 mars prochains.

Aménagement et urbanisme : préparer la ville pour les quinze prochaines années

L’urbanisme constitue également un axe majeur du projet municipal. Claudine Eutedjian a insisté sur la nécessité d’anticiper l’évolution de la ville sur le long terme.

« L’urbanisme ne se limite pas aux permis de construire. Il s’agit d’organiser l’espace, d’anticiper les risques et de préparer l’évolution de la ville pour les quinze prochaines années », a-t-elle expliqué.

La municipalité souhaite notamment intégrer plusieurs enjeux dans les projets urbains : sécurité, mobilités, adaptation climatique et qualité de vie des habitants. Les aménagements devront répondre à des besoins concrets, qu’il s’agisse de circulation, de partage de l’espace public ou d’équipements de proximité.

Parmi les projets évoqués figurent le développement des mobilités douces, la création d’équipements comme un circuit de pumptrack, ou encore le projet de piscine couverte porté par l’agglomération.

La ville prévoit également de mettre en place un guichet unique destiné à accompagner les porteurs de projets et à faciliter les démarches liées à l’installation d’entreprises ou de nouvelles familles.

Plus largement, la municipalité souhaite engager une révision du plan local d’urbanisme (PLU) ainsi que du plan de sauvegarde et de mise en valeur du centre ancien, afin de définir le cadre du développement de la commune pour les années à venir.

Cadre de vie : végétalisation et investissements dans la voirie

De son côté, Valère Segal a évoqué plusieurs initiatives visant à améliorer le cadre de vie. Parmi elles figure un programme de végétalisation des pieds de maison, mené en partenariat avec l’Espace de vie sociale l’Ancrerie, qui permet aux habitants de choisir les plantes installées devant leur habitation.

La municipalité a également engagé des travaux pour libérer les pieds d’arbres jusqu’ici goudronnés afin de favoriser leur respiration et leur absorption de l’eau.

Le maire rappelle toutefois que l’équipe municipale a dû composer avec un budget élaboré par la précédente majorité lors de son arrivée en juin 2024.

« Nos premières actions se sont concentrées sur une seule année budgétaire. Nous devons rester responsables financièrement et éviter une spirale fiscale qui ferait fuir les contribuables », a-t-il expliqué, évoquant un endettement municipal d’environ six millions d’euros et la nécessité de préserver la fiscalité locale.

Une convention nationale contre les violences faites aux enfants

Lors de cette conférence de presse, Valère Segal a également annoncé avoir signé une convention nationale de lutte contre les violences faites aux enfants.

Cette initiative, portée par l’association Mouv’Enfants, a été proposée à l’ensemble des candidats aux élections municipales à travers la France. Elle prévoit notamment plusieurs engagements : renforcer la prévention, améliorer l’accompagnement des victimes et vérifier que les agents municipaux ne figurent pas dans les fichiers de délinquants sexuels.

Selon Valère Segal, la signature de cette convention s’inscrit dans un contexte préoccupant : le territoire enregistrerait deux fois plus de violences intrafamiliales que la moyenne nationale.

« La protection des enfants doit être une priorité absolue », a-t-il déclaré.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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