La chronique du Collège Bernard de Ventadour : Késako ? Un dramaturge à B2V ?

Jeudi 26 et vendredi 27 mars 2026, tous les troisièmes ont pu rencontrer Jean-Paul ALEGRE,
auteur de pièces de théâtre. Élèves et enseignants ont préalablement travaillé pendant
quelques semaines sur l’une de ses pièces Moi, Ota, rivière d’Hiroshima. Ces rencontres-
échanges permettent une expérience poétique et amusante avec le public.
Ainsi, nous avons pu échanger et lui poser des questions sur son parcours professionnel et sa vie privée. Accompagné de sa femme Annick qui gère sa carrière et ses déplacements, Jean-Paul ALEGRE a trois passions : sa famille, l’écriture et le théâtre ainsi que le sport qui est lié au théâtre car l’esprit d’équipe est le plus important pour lui.
En 2015, il est invité à Hiroshima pour y présider l’anniversaire du centre français. Il est immédiatement émerveillé par cette ville autrefois détruite. Le maire lui demande d’écrire une pièce sur la bombe nucléaire. Au début, il refuse mais en se documentant sur son histoire, il trouve de l’inspiration. Il est émerveillé par Ota la rivière qui la traverse et décide de la faire témoigner car depuis petit il est fasciné par les rivières.
Il invente l’histoire d’Akimitsu et Yoshi pour que le lecteur s’identifie aux personnages. Par contre, les témoignages présents dans le texte sont réels au mot près. La pièce a été jouée dans plus de 40 pays (Brésil, Togo, Tokyo…) et a été traduite en Japonais, Brésilien, Italien …
Nous lui avons demandé pourquoi Ota insiste-t-elle beaucoup sur sa beauté dans le début de la pièce et il a pu nous dire qu’il ne le savait pas mais il nous a aussi dit qu’il y avait de l’importance car il était fasciné par les cours d’eau.
Hiroshima est maintenant une belle ville : « Hiroshima, c’est la jungle car il y a de la verdure, des arbres ainsi que plein d’animaux sauvages ». Il nous apprend que les Japonais ont toujours du ressentiment par rapport aux bombes de 1945.
Il a écrit plus de 50 pièces dont La ballade des planches ou encore Lettres croisées, pièce qu’il affectionne particulièrement car elle raconte l’histoire de sa fille atteinte d’un cancer de la colonne vertébrale dans sa jeunesse. Il remercie ainsi les médecins et chirurgiens qui l’ont sauvée.
Il nous a confié être ouvert à la critique puisque chaque personne a un point de vue objectif et différent, et que les critiques sont toujours bonnes pour améliorer ses pièces.
Pourtant, aujourd’hui beaucoup de personnes veulent contraindre des populations à une seule opinion : drame absolu pour lui.
Pour lui le théâtre est un art différent de l’écriture romanesque car beaucoup plus collectif et moins solitaire, qui fait appel à toute une équipe : que ce soit les comédiens ou bien l’équipe technique.
Il est aussi plus libre que le cinéma et peut faire parler une rivière sans que la pièce soit décalée, et ainsi faire appel à l’imagination, qui pour lui, est primordiale.
Chloé A., Noélie M. et Léna B. 3èmes presse.



