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Laurent Burgoa alerte le gouvernement sur la réduction des services financiers aux communes rurales

Le sénateur du Gard Laurent Burgoa est intervenu, ce mardi 19 mai, dans l’hémicycle pour alerter le gouvernement sur la réduction du maillage territorial des services financiers destinés aux communes. L’élu gardois dénonce notamment la suppression, sans concertation préalable, du service de dépôt d’espèces pour certaines régies des collectivités territoriales.

Jusqu’à présent, la direction générale des Finances publiques (DGFiP), partenaire des collectivités en matière financière, avait mis en place un dispositif permettant aux mairies de déposer ou retirer de l’argent dans des bureaux de La Poste. Un service de proximité particulièrement utile pour les communes rurales, qui doivent régulièrement déposer les recettes de leurs régies municipales : cantines scolaires, photocopies en mairie, campings municipaux ou autres services communaux.

Or, depuis le mois de février, la liste des bureaux de poste habilités à effectuer ces opérations a été revue à la baisse. Une évolution que Laurent Burgoa regrette vivement. Selon lui, cette réduction du maillage territorial entraîne, dans plusieurs territoires, la disparition d’un service essentiel au fonctionnement quotidien des collectivités.

Le sénateur a notamment cité l’exemple de Saint-Géniès-de-Malgoirès, où le bureau de poste n’accepte plus les dépôts de recettes des régies municipales. Résultat : un agent communal doit désormais se déplacer vers des communes situées à plus de dix kilomètres, comme Nîmes, Alès, Sommières, Uzès ou Caveirac, parfois pour déposer seulement quelques dizaines d’euros.

Laurent Burgoa a également évoqué la situation de Génolhac, commune touristique mais enclavée, qui ne peut plus déposer au bureau de poste les recettes importantes générées par son camping municipal durant la période estivale. Pour le sénateur, ces exemples illustrent les difficultés concrètes rencontrées par les communes rurales lorsque des services de proximité disparaissent.

L’élu gardois pointe aussi la complexité croissante des démarches. Chaque dépôt d’argent, dans les bureaux de poste encore habilités, doit désormais faire l’objet d’une autorisation préalable via la plateforme numérique DIGIFIP, avec la délivrance d’un code-barres à usage unique. Une procédure supplémentaire qui, selon lui, alourdit les contraintes administratives, logistiques, financières et sécuritaires pesant déjà sur les agents publics et les communes.

Dans l’hémicycle, Laurent Burgoa a donc demandé au gouvernement quelles mesures il entendait mettre en œuvre pour garantir la continuité et l’accessibilité du service de dépôt d’espèces pour les régies des collectivités territoriales, en particulier dans les zones rurales. Il a également réclamé une meilleure concertation avec les élus locaux avant toute évolution de ce dispositif.

« Garantir la continuité et l’accessibilité des services aux collectivités territoriales en zone rurale est une nécessité », a insisté le sénateur du Gard.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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