Aïd-el-Adha dans le Gard : deux abattoirs mobilisés et un rappel strict de la réglementation

À l’approche de l’Aïd-el-Adha, aussi appelé Aïd-el-Kébir, les services de l’État dans le Gard rappellent les règles encadrant l’abattage rituel des animaux. Cette fête religieuse musulmane, célébrée chaque année dans le monde entier, devrait débuter cette année entre le 26 et le 28 mai 2026. Elle donne traditionnellement lieu à l’abattage d’animaux, dans un cadre strictement réglementé.
Dans le département, la préfecture indique poursuivre un travail de concertation avec les représentants du culte musulman, les éleveurs et les professionnels de la filière. Une réunion préparatoire s’est tenue mardi 19 mai avec les différents acteurs concernés, afin de concilier l’accomplissement du rituel avec les exigences sanitaires et les règles relatives à la protection animale.
Pour cette édition 2026, deux structures seront mobilisées dans le Gard afin d’élargir l’offre d’abattage autorisée : l’abattoir temporaire de Vestric-et-Candiac et l’abattoir d’Alès, également ouvert pour cette période. Ces établissements fonctionneront sous le contrôle de la direction départementale de la protection des populations du Gard. Les agents de la DDPP assureront l’inspection sanitaire des abattages, tandis que les sacrificateurs présents devront être habilités par les organismes religieux compétents.
Les services de l’État annoncent également des contrôles menés par les forces de l’ordre, notamment pour prévenir les transports irréguliers d’animaux et les risques sanitaires qui peuvent en découler. La préfecture insiste sur la nécessité de respecter les circuits autorisés.
Les personnes souhaitant faire abattre un animal à l’occasion de l’Aïd-el-Adha doivent le réserver auprès d’un éleveur ou d’un négociant. Une fois l’abattage réalisé, la viande et les abats doivent être acheminés rapidement, si possible dans des conditions réfrigérées. Le transport dans une voiture climatisée est recommandé, plutôt que dans un coffre fermé. À l’arrivée, la viande doit être retirée de son sac plastique afin d’éviter la condensation, puis consommée rapidement ou conservée au réfrigérateur.
Les pouvoirs publics rappellent enfin que l’abattage des animaux ne peut être pratiqué que dans un abattoir agréé. Tout abattage hors abattoir est illicite. Il constitue un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La consommation de viandes issues de carcasses non inspectées par les services vétérinaires présente par ailleurs des risques sanitaires importants.



