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Pont-Saint-Esprit : 26 ans après, les seniors de l’Indépendante ont retrouvé le terrain en présence d’Eric Bauthéac

Vingt-six ans après sa fusion avec l’UCBJ qui avait donné naissance au FC Bagnols-Pont, l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit est de retour. Le club spiripontain a lancé sa nouvelle aventure avec la reprise de son équipe seniors, engagée en Départemental 4. Un premier entraînement symbolique auquel a assisté Éric Bauthéac, ancien joueur professionnel formé au club et désormais parrain de cette nouvelle Indépendante.

Il y avait forcément un parfum particulier autour du terrain pour cette première séance. Plus de deux décennies après sa disparition, l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit reprend vie et, avec elle, une partie de l’histoire du football spiripontain. L’équipe seniors a officiellement retrouvé le chemin de l’entraînement avec un groupe d’environ 25 joueurs et un premier objectif sportif clairement affiché : jouer la montée en Départemental 3.

Pour diriger cette nouvelle équipe, le club a choisi de s’appuyer sur un homme qui connaît parfaitement la maison. « L’entraîneur principal, c’est Angel Franco, ancien joueur et entraîneur de l’Indépendante », présente le président Nicolas Fustinoni. Il sera accompagné par Jordan Fortunato, directeur sportif, ainsi que par Fred Roche pour le travail spécifique avec les gardiens.

« L’état d’esprit, le respect et les valeurs »

Si les ambitions sportives existent dès cette première saison, Nicolas Fustinoni ne veut pas brûler les étapes. « L’objectif, c’est d’être en D3 dès cette année si on peut », assume le président. Mais la manière comptera tout autant que les résultats.

« J’insiste beaucoup sur l’état d’esprit. Peut-être qu’on sera au-dessus sportivement, mais s’il n’y a pas l’état d’esprit, ça ne nous intéresse pas. On veut un club familial, un club qui représente la ville de la meilleure des manières. L’état d’esprit, le respect et les valeurs, c’est super important. »

La renaissance ne se limite d’ailleurs pas à l’équipe fanion. L’Indépendante entend reconstruire une structure complète, des plus jeunes jusqu’aux seniors. Des équipes sont prévues de U6 à U15, auxquelles doivent s’ajouter une formation féminine, les seniors et les vétérans. Un rapprochement avec le futsal est également envisagé. Après le succès des premières portes ouvertes, le club espère approcher les 200 licenciés pour cette saison de renaissance.

Éric Bauthéac : « Pour moi, c’est une fierté »

Pour accompagner ce nouveau départ, l’Indépendante peut compter sur un parrain qui possède une histoire particulière avec le club : Éric Bauthéac. L’ancien professionnel était présent pour assister à la première séance des seniors.

« Pour moi, c’est une fierté d’avoir la renaissance de ce club parce qu’il le mérite », confie-t-il. « Quand je suis parti de Pont-Saint-Esprit, j’ai toujours suivi l’Indépendante et c’est vrai que ça m’a un peu déchiré le cœur quand le club a coulé. Là, revoir des personnes compétentes et passionnées faire renaître ce club, forcément, quand ils m’ont appelé, ça a été un grand oui. »

L’ancien milieu offensif sait toutefois qu’une reconstruction demande du temps. « Je leur ai dit : les gars, foncez. Ça ne va pas être une tâche facile. Faire repartir un club de zéro, ce n’est pas évident. Il va y avoir des hauts et des bas. » Mais le premier aperçu du groupe l’a rassuré : « Il y a de la qualité, un coach de qualité, un staff de qualité et, dans les bureaux, des personnes compétentes qui vont être proches du club. Je ne me fais aucun souci pour cette saison. »

Un parrain qui veut rester impliqué

Installé à l’étranger, Éric Bauthéac ne souhaite surtout pas que son rôle se résume à un nom associé au club. « Je n’ai pas envie d’être juste le parrain, d’être à l’étranger, de ne pas regarder les résultats et de rester loin sans rien faire. J’ai envie de les suivre, d’être auprès d’eux, de voir quelques matchs et pourquoi pas leur donner quelques mots ou quelques conseils grâce à mon expérience. »

Il prévoit ainsi de suivre les résultats chaque semaine et de revenir aussi souvent que possible à Pont-Saint-Esprit. Rechausser les crampons avec les seniors ou les vétérans n’est en revanche pas au programme. « Être là pour un ou deux matchs dans l’année, ça n’a aucun sens. Le but, c’est que les mecs s’éclatent entre eux et grandissent ensemble. Il y a des joueurs d’expérience pour encadrer les jeunes et le coach est un passionné. »

De Pont-Saint-Esprit au football professionnel

Sa présence constitue surtout un symbole fort pour les jeunes joueurs de l’Indépendante. Car c’est ici qu’Éric Bauthéac a effectué ses premiers pas avant de quitter Pont-Saint-Esprit très jeune. Après un passage par Orange, il rejoint le centre de formation de l’AS Saint-Étienne à 13 ans.

La suite le conduit notamment à Cannes puis Dijon, où il découvre la Ligue 1 après la montée du club bourguignon. Il poursuit ensuite sa carrière au plus haut niveau français avec Nice puis Lille. À la trentaine, le Spiripontain choisit l’étranger, avec une expérience en Australie puis plusieurs saisons à Chypre, avant de mettre un terme à sa carrière à 36 ans.

Plus de vingt ans après avoir quitté son club formateur, le voilà donc revenu au bord du terrain pour assister à sa renaissance.

Pour l’Indépendante, l’histoire recommence désormais presque de zéro. Avec une équipe seniors en Départemental 4, une école de football en reconstruction, près de 200 licenciés espérés et la volonté de retrouver une véritable identité spiripontaine. Vingt-six ans après sa disparition, le maillot de l’Indépendante est de nouveau porté sur les terrains.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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