Manifestations lycéennes : Carole Delga appelle au calme face aux violences et aux dégradations

Alors que les mobilisations lycéennes se poursuivent depuis le mardi 29 septembre dans plusieurs établissements d’Occitanie et partout en France, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a pris la parole ce vendredi 2 octobre pour s’adresser directement aux jeunes. Dans un contexte marqué par plusieurs incidents et dégradations, elle dit entendre les revendications des lycéens tout en condamnant les violences.
« Votre colère, je l’entends », affirme la présidente de Région. Elle reconnaît notamment les préoccupations exprimées autour des conditions d’études, du remplacement des enseignants ou encore des moyens consacrés à l’éducation. Pour Carole Delga, cette mobilisation doit pouvoir trouver une réponse par le dialogue entre les différentes parties concernées.
Une rencontre entre le Rectorat, la Région Occitanie et les représentants des lycéens est notamment mise en avant par l’élue, qui insiste sur la nécessité « d’écouter » les jeunes et de rechercher collectivement des réponses.
Mais face aux débordements constatés ces derniers jours, la présidente de Région fixe une limite claire : « La violence n’est jamais une réponse ». Dégradations d’établissements, mobilier incendié ou violences dirigées contre des personnels, des pompiers et les forces de l’ordre sont qualifiés d’« inacceptables ». Plusieurs établissements d’Occitanie ont effectivement été concernés par des blocages et des incidents depuis le début du mouvement.
Carole Delga apporte également son soutien aux enseignants, équipes éducatives et agents régionaux travaillant dans les lycées, qu’elle décrit comme particulièrement éprouvés par les événements.
La présidente de Région avance par ailleurs un premier bilan financier conséquent : selon elle, les dégradations enregistrées depuis mardi dans les lycées d’Occitanie représenteraient déjà près de 3 millions d’euros de dégâts. Une estimation également rapportée ce vendredi à partir de sa déclaration.
« Ce sont 3 millions d’euros qui ne pourront pas être consacrés à améliorer vos lycées et vos conditions d’études », souligne-t-elle.
Tout en reconnaissant le droit des lycéens à faire entendre leurs revendications, Carole Delga conclut donc son intervention par un appel à l’apaisement : « Ne laissez personne détourner votre colère. Faites-vous entendre. Mais faites-le dans le calme et sans violence. »



