A la UneActualitésBagnols-sur-CèzeRCBMSPORT

Rugby : le RCBM accueille les arbitres gardois pour une soirée de formation et de convivialité

Le Rugby Club Bagnols Marcoule (RCBM) a accueilli vendredi soir, dans son club-house, plus d’une vingtaine d’arbitres gardois à l’occasion de leur réunion mensuelle. Une rencontre placée sous le signe de la formation, du partage d’expérience et de la convivialité, organisée par les deux arbitres du club, Djamel Amamra et Thierry Girard.

Chaque mois, les arbitres gardois se réunissent pour échanger sur les règles du rugby, analyser des situations de match et harmoniser leurs décisions sur les terrains. Vendredi soir, c’est au sein du Rugby Club Bagnols Marcoule (RCBM) que plus d’une vingtaine d’officiels avaient rendez-vous, réunissant aussi bien des arbitres expérimentés que de jeunes arbitres en cours de formation.

« L’idée, c’est de créer des moments conviviaux pour échanger sur les règles et avoir de la cohérence dans notre arbitrage », explique Thierry Girard, arbitre fédéral 2, qui entame sa 17e année dans cette fonction.

Au programme de ces réunions, des rappels réglementaires, des mises à jour et des analyses vidéo. Les participants sont répartis en deux groupes selon leur expérience. Les arbitres en cours de formation (ACF) approfondissent leurs connaissances pour préparer leurs examens, tandis que les plus expérimentés travaillent sur des situations concrètes rencontrées en compétition.

« On regarde des vidéos et on échange sur les décisions que nous aurions prises à la place de l’arbitre. Est-ce qu’on siffle une pénalité ? Est-ce qu’on sort un carton ? L’objectif, c’est que le dimanche, nous ayons tous un arbitrage cohérent », poursuit Thierry Girard.

Recruter et fidéliser les jeunes arbitres, un véritable défi

Au-delà de la formation continue, ces rencontres permettent également d’aborder l’un des principaux enjeux de l’arbitrage : le renouvellement des effectifs.

Corinne Le Grand, directrice départementale des arbitres du Gard, rappelle que le département compte actuellement 28 arbitres, dont deux femmes.

« On essaye de recruter au maximum dans les clubs. Mais il faut aussi réussir à conserver les jeunes qui se lancent », souligne-t-elle.

Un constat partagé par Thierry Girard, qui a lui-même consacré plusieurs années à la formation des nouveaux arbitres. « On voit beaucoup de jeunes passer, mais finalement, on arrive à en conserver très peu sur le long terme. »

L’arbitrage nécessite en effet un engagement personnel important, entre les formations, les déplacements et la préparation des rencontres. Il faut également apprendre à gérer la pression des joueurs et des spectateurs, dans un contexte parfois tendu autour des terrains.

« On accompagne les arbitres pour qu’ils puissent appréhender les situations parfois compliquées. La connaissance des règles permet de faire davantage de pédagogie. Mais il faut aussi rappeler qu’un arbitre est humain et qu’il peut faire des erreurs, comme les joueurs », insiste Corinne Le Grand.

À 11 ans, Sandro rêve déjà de prendre le sifflet

Parmi les participants à cette soirée organisée au RCBM, Sandro, 11 ans, affiche déjà un intérêt particulier pour l’arbitrage. Passionné de rugby, il apprécie la possibilité de vivre les rencontres autrement, au plus près de l’action.

Le jeune garçon a notamment eu l’occasion de rencontrer l’arbitre Adrien Marbot lors d’un match à Toulon, avant de le revoir à Aix-en-Provence. Une rencontre qui a contribué à nourrir son intérêt pour cette fonction.

Pour lui, l’arbitrage représente une autre manière de participer au jeu. Un enthousiasme que les responsables départementaux souhaitent encourager.

Le parcours de formation peut débuter très jeune, notamment avec l’auto-arbitrage pratiqué dans certaines catégories de l’école de rugby. À partir de 14 ou 15 ans, les jeunes peuvent intégrer les réunions de formation et préparer leurs premiers examens, avant de progresser vers les niveaux territoriaux puis fédéraux.

« Il faut connaître les règles, avoir une bonne communication, une bonne condition physique et maîtriser la gestuelle », détaille Thierry Girard.

Une progression qui peut ensuite permettre aux plus motivés d’accéder aux compétitions nationales, voire professionnelles, à condition de réussir les examens et les évaluations sur le terrain.

La féminisation de l’arbitrage, un autre objectif

La place des femmes dans l’arbitrage constitue également un axe de développement. Dans le Gard, deux femmes exercent actuellement cette fonction, dont une jeune fille de 14 ans qui débute.

« J’espère qu’elle ira loin. On essaye de recruter davantage de féminines, même si le vivier reste encore limité dans notre département », explique Corinne Le Grand.

Elle-même possède plus de vingt années d’expérience dans l’arbitrage. Son parcours l’a notamment conduite à officier comme arbitre assistante au niveau national, mais également comme quatrième et cinquième arbitre en Top 14. Elle a aussi participé à des rencontres féminines et à des compétitions européennes de rugby à sept.

Une expérience qu’elle souhaite désormais transmettre aux nouvelles générations.

« On a envie que nos jeunes aient de l’ambition et qu’ils puissent aller le plus haut possible. Cela demande du travail, de l’implication et surtout du temps », rappelle la responsable départementale.

Une soirée conclue autour d’une paëlla au RCBM

Organisée à l’occasion de la Semaine de l’arbitrage, cette réunion accueillie par le Rugby Club Bagnols Marcoule a permis de rappeler le rôle essentiel des officiels dans le bon déroulement des compétitions, du rugby amateur jusqu’au plus haut niveau.

Après les échanges techniques, les participants ont prolongé la soirée autour d’une paëlla, dans une ambiance chaleureuse au club-house du RCBM.

Une belle initiative portée par les deux arbitres du club bagnolais, Djamel Amamra et Thierry Girard, qui a permis de renforcer les liens entre les officiels gardois, tout en mettant en lumière une fonction indispensable au rugby. Car derrière chaque rencontre, l’arbitre demeure un acteur essentiel du jeu, dont l’engagement mérite d’être reconnu et encouragé.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page