« Plateforme Laudun », le renouveau de l’ancienne friche industrielle d’ArcelorMittal !

par | 1:49 , Fév 8, 2021

Le 22 janvier 2021, restera une date symbolique pour la ville de Laudun L’ardoise qui voit l’ancienne friche industrielle d’ArcelorMittal fermée depuis 2004, retrouver une seconde jeunesse.

Rappelons tout d’abord que ce site a un passé industriel riche. D’abord « sucrerie de Laudun » filiale des raffineries Saint Louis entre 1890 et 1901, c’est ensuite devenu un très important site de métallurgie qui n’a cessé de s’accroître en même temps que le perfectionnement des procédés.
Son nom a régulièrement changé au gré des fusions avec d’autres grands groupes d’industrie chimique de l’époque : Ugine-Kuhlmann en 1966, Ugine-Aciers en 1971 et Ugine & ALZ en 2002 jusqu’à sa fermeture. Ce site a compté jusqu’à 5000 salariés au pic de son activité.
Après de longues et fastidieuses négociations avec le groupe ArcelorMittal, le site est devenu propriété de l’agglomération du Gard rhodanien via l’établissement public foncier d’Occitanie qui a agi pour le compte de la collectivité dans la transaction et la réalisation de projet d’aménagement durable.

C’est ainsi qu’est né le projet de parc photovoltaïque « Plateforme Laudun ».

La pose du premier module a eu lieu le vendredi 22 janvier 2021 et deviendra à terme, le plus grand parc solaire du gard (après une seconde phase qui se déroulera dans les 18 prochains mois).

Courant juillet 2021 près de 35 000 panneaux produiront 18 000 MWh, soit la consommation annuelle d’électricité de 7700 personnes.

C’est la société RES, un des leaders mondial des énergies renouvelables qui a été choisit pour développer ce projet. RES est spécialisée dans la construction et l’exploitation de centrales de production d’énergies renouvelables. C’est en France un acteur de premier plan depuis 1999.
La société est à l’origine de plus de 850 MW d’énergie renouvelable, installée ou en cours de construction dans l’hexagone.

Ce projet fait partie du Contrat de Transition Écologique (CTE) Aramon-Gard rhodanien, signé le 6 décembre 2018 au Pont du Gard par Emmanuelle Wargon, alors secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, sur l’initiative du député Anthony Cellier.
Ce CTE, troisième de France et premier de la région Occitanie, comporte notamment la création d’un écosystème industriel sur les cleantech, ainsi que des projets de développement des énergies renouvelables.
L’ancien site d’ArcelorMitall devrait également voir la création de « L’Ardoise Eco Fret », un projet ancré dans le développement économique et durable du territoire. L’objectif sera de développer une organisation intermodale où plus de 500 emplois devraient être créés en 20 ans.
Ce projet serait une véritable simplification qui permettrait d’éviter des flux de camions et donc de favoriser une logistique plus cohérente, plus moderne, et une économie plus productive.

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