Ce mardi 21 octobre au matin, Bagnols-sur-Cèze a rendu un dernier hommage à Raymond Masse, adjoint au maire et figure profondément respectée de la vie publique locale, décédé à l’âge de 81 ans.
Un passage symbolique sur la place Auguste-Mallet
Dès 9 h 30, élus, habitants, représentants des autorités civiles et militaires, porte-drapeaux et membres des forces de l’ordre — police municipale, gendarmerie, sapeurs-pompiers et Croix-Rouge — étaient réunis place Auguste-Mallet pour assister au passage du cercueil de Raymond Masse. Un moment d’une grande solennité, chargé d’émotion, sur cette place qui relie symboliquement la mairie et l’église Saint-Jean-Baptiste. Les drapeaux se sont inclinés, les uniformes se sont figés, et le silence de la foule a dit mieux que les mots la reconnaissance d’une ville tout entière.
Une église comble pour un dernier adieu
Quelques instants plus tard, l’église Saint-Jean-Baptiste, pleine à craquer, a accueilli la cérémonie religieuse. Famille, amis, élus, anciens combattants et nombreux Bagnolais s’y étaient rassemblés pour dire adieu à celui qui, toute sa vie, avait incarné la fidélité, le service et la bienveillance.
Parmi les nombreuses prises de parole, celle du maire Jean-Yves Chapelet a profondément marqué les esprits. D’une voix émue, il a rendu hommage à son ami et compagnon de route politique :
« Raymond, aujourd’hui le vent souffle un peu plus bas. Un grand cœur s’est arrêté. Tu nous as quittés, et avec toi, c’est un rayon de soleil qui s’éteint. Mon ami, mon adjoint, l’élu au cœur battant, entouré de toute ton équipe municipale, nous te regrettons. Camarade, nous l’avons été, camarades nous le resterons. »
Le maire a évoqué un homme de conviction, fidèle à ses valeurs, profondément enraciné dans sa ville et attaché à la fraternité républicaine :
« Dans la vie publique, il y a des hommes qui passent, et d’autres qui restent. Toi, Raymond, tu es de ceux qui laissent une trace, ceux qui font vivre le mot “commune” dans tout ce qu’il a de plus humain. »
« Un homme de bien, fidèle parmi les fidèles »
Le président de l’Agglomération du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey, a lui aussi rendu un vibrant hommage à son ami de longue date :
« Comme beaucoup d’entre vous, je suis submergé de souvenirs. Raymond était de toutes les situations, fidèle parmi les fidèles. Il était connu de tous et tous le connaissaient. Jamais un mot de travers, jamais une once de méchanceté. Il était pétri de gentillesse, de bienveillance et d’amitié. »
Évoquant un homme « joyeux, mais aussi profondément sérieux », Jean-Christian Rey a salué « un élu de terrain, toujours présent, toujours prêt à rendre service », avant d’adresser une pensée émue à Hélène, son épouse, et à leurs trois filles, Delphine, Alexandrine et Amandine, ainsi qu’à leurs sept petits-enfants.
L’adieu des siens
La cérémonie a également été marquée par les mots poignants de sa famille. Son épouse Hélène a lu un message empreint d’amour et de gratitude :
« Raymond, tu étais l’homme que j’aimais depuis 1968 et que j’aimerai toujours. Merci pour ces années de bonheur, pour ton amour, pour ta force tranquille. Il nous faudra du temps pour accepter ton absence. »
Ses filles et petits-enfants ont, à leur tour, pris la parole, évoquant tour à tour un père tendre, un grand-père attentif, un pilier bienveillant et parfois malicieux, dont les petites phrases et les attentions resteront gravées dans leur mémoire.
« On sera toujours fiers de toi. Ton souvenir restera vivant dans chacun de nous », ont-elles déclaré avec émotion.
Une ultime marque de reconnaissance
En clôture de la cérémonie, Jean-Yves Chapelet et Jean-Christian Rey ont déposé sur le cercueil l’écharpe d’adjoint de Raymond Masse, aux côtés des nombreuses gerbes de fleurs. Un geste hautement symbolique, saluant une dernière fois l’engagement républicain de celui qui avait consacré tant d’années à sa ville et à ses habitants.
À la sortie de l’église, le silence s’est mêlé aux applaudissements. Dans les regards, la tristesse se confondait avec la gratitude. Bagnols-sur-Cèze a perdu un homme de bien. Elle gardera, longtemps encore, le souvenir de sa fidélité, de sa douceur et de son sens du devoir.
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