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À Sabran, la Saint-Vincent a mis à l’honneur trois nouveaux Compagnons de la Côte du Rhône gardoise

La commune de Sabran a célébré, ce week-end, la Saint-Vincent, saint patron des vignerons, à l’occasion du chapitre de la Compagnie de la Côte du Rhône gardoise. Une journée placée sous le signe des traditions, de la convivialité et de la transmission, marquée notamment par l’intronisation de trois nouveaux Compagnons d’Honneur : Rolf Bertschi, Philippe Gaulène et Thierry Perrin.

La matinée a débuté par le défilé solennel depuis la mairie jusqu’à l’église, précédé par les musiciens, avant l’accueil du cortège sur le parvis par le père Chapus. La messe en provençal, célébrée dans le respect des usages, a rappelé l’attachement de la confrérie aux racines culturelles et spirituelles du territoire. La traditionnelle bénédiction des bouteilles des vignerons, moment fort de la Saint-Vincent, s’est tenue à l’issue de l’office, avant que la population ne soit conviée à un apéritif offert par la municipalité et les vignerons, à la salle des fêtes Marie-Thérèse Constant.

C’est à midi que le cœur du chapitre s’est déroulé, avec le discours de bienvenue de Sylvie Nicolle, maire de Sabran, suivi de la cérémonie d’intronisation, portant à 2464 le nombre de compagnons d’honneur de la confrérie. Trois parcours singuliers, riches et profondément ancrés dans des valeurs de partage et d’engagement, ont été mis à l’honneur.

Né à Aarau, ancienne cité suisse fondée au XIIIᵉ siècle au bord de l’Aar, Rolf Bertschi a grandi dans un milieu agricole qui lui a transmis le sens du travail, de la simplicité et de l’attachement à la terre. Très tôt ouvert sur le monde, il se tourne vers l’hôtellerie après ses obligations militaires et intègre l’École hôtelière de Lausanne. Pendant trente ans, il exerce sur plusieurs continents — de Zurich à Dubaï, en passant par Bruxelles, Paris, Tbilissi, Shanghai ou Hong Kong — forgeant une vision profondément humaniste de son métier, fondée sur l’accueil et l’exigence. Installé à Sabran depuis 2016, il y a trouvé l’authenticité et la qualité de vie recherchées, tout en conservant de ses voyages un goût affirmé pour la gastronomie et la convivialité, valeurs pleinement en résonance avec l’esprit de la confrérie.

Ingénieur aéronautique de formation, Philippe Gaulène a consacré l’essentiel de sa carrière au Bureau d’Études d’Eurocopter à Marignane. Spécialiste de l’aérodynamisme puis des systèmes d’apprentissage au pilotage, il a longtemps évolué dans l’univers pointu des simulateurs de vol. À la retraite, cet Alésien a choisi de revenir près de ses Cévennes et de s’installer à Sabran, où il cultive désormais deux passions : la randonnée et les grands vins. Créateur de nouveaux circuits de marche, il s’implique activement dans l’organisation de la Marche des Vignerons du 1er mai, découvrant au fil des rencontres l’univers viticole local. Conseiller municipal en charge du Patrimoine et de la Culture, il pilote notamment la réhabilitation du château et organise deux concerts annuels, systématiquement conclus par une dégustation des vins de Sabran.

Après une carrière marquée par dix-sept déménagements sur trois continents, Thierry Perrin a, lui aussi, choisi Sabran comme port d’attache. Entré en 1978 à l’École des sous-officiers de Saint-Maixent, puis admis à Saint-Cyr Coëtquidan, il a gravi tous les échelons jusqu’au grade de lieutenant-colonel, avec seize années passées à la Légion étrangère. Sportif passionné et ancien moniteur de plongée, il est aujourd’hui pleinement investi dans la vie associative locale, en tant que président du Tennis Club et du comité du Souvenir Français, tout en participant à l’association Arts Musants. Grand amateur de vins, il a découvert les terroirs de toutes les régions françaises au fil de ses affectations, avec un souvenir plus réservé des vins jaunes et de paille du Jura, bien éloignés, selon lui, du plaisir qu’il trouve désormais dans les Côtes du Rhône de Sabran.

La journée s’est poursuivie autour d’un déjeuner convivial, avant la projection du film Ce qui nous lie de Cédric Klapisch, en parfaite résonance avec les valeurs de transmission et d’attachement à la terre portées par la confrérie.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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