Municipales 2026 à Pont-Saint-Esprit : Loïc Boiron place la protection de l’enfance au cœur de son projet

Pont-Saint-Esprit. À l’issue des fêtes, Loïc Boiron, tête de liste Pont-Saint-Esprit Tous Héros, a tenu un point presse entièrement consacré à la protection de l’enfance, à la jeunesse et à la responsabilité collective face à l’avenir. Un temps fort de sa campagne, à la fois très personnel et très politique, dans lequel le plus jeune candidat en lice a livré une vision globale de l’action municipale, bien au-delà des seules compétences techniques d’une mairie.
« Je suis le plus jeune candidat, c’est vrai. Et en deux ans et demi, je suis passé du service civique à tête de liste, sans être un héritier, sans grands moyens, en construisant mon propre réseau », a-t-il d’abord rappelé, en préambule. Marqué par un parcours personnel difficile, Loïc Boiron revendique un engagement ancré dans l’expérience vécue : « Ayant moi-même traversé des épreuves très difficiles dans ma vie familiale depuis petit, je veux dire aux jeunes une chose simple : c’est possible de s’élever. Le chemin est souvent plus intéressant que l’arrivée. »
« Être le héros de sa vie »
C’est autour de cette idée — « être le héros de sa vie » — que le candidat structure son projet. Une expression qu’il définit comme « ne pas subir son existence mais en être le personnage principal », avoir les moyens de choisir sa trajectoire, de devenir libre et épanoui. Or, pour Loïc Boiron, cette liberté ne peut exister sans une protection réelle et digne de l’enfance.
« Comment demander à un enfant de devenir un adulte stable, responsable et heureux quand il a connu la violence, quand personne ne croit en lui, quand aucune institution ne mise sur lui ? » interroge-t-il. Il évoque sans détour les défaillances du système, les violences intrafamiliales, mais aussi celles qui peuvent survenir dans certains dispositifs censés protéger : « Il ne faut absolument pas mettre tout ça sous silence. Ceux qui ferment les yeux sont aussi responsables. »
Axe 1 — Protection et dignité : « la mairie comme premier rempart »
Premier pilier de son programme : faire de la mairie un acteur central de la protection des plus vulnérables. « Le maire doit être le premier protecteur », affirme Loïc Boiron, qui plaide pour un renforcement de la coordination entre élus, forces de l’ordre, services sociaux, associations, professionnels de santé, établissements scolaires et secours.
Objectif : mieux détecter les situations de détresse, développer les espaces d’écoute, intervenir plus tôt et ne jamais abandonner personne — enfants, personnes en situation de handicap, femmes victimes de violences, personnes âgées ou travailleurs en souffrance. « La dignité humaine est non négociable. Il n’y a pas de sous-citoyens. »
Axe 2 — Jeunesse, éducation, culture : investir dans l’humain
Deuxième axe : investir massivement dans la jeunesse. Éducation, sport, culture, santé mentale et physique, prévention, aide aux devoirs, mentorat, accompagnement : « Toutes les forces de la mairie, mais aussi de l’agglo, du département et de la région doivent permettre à chaque enfant de devenir libre et acteur de sa vie. » Un investissement qu’il présente comme rentable socialement, car bénéfique à toute la société.
Axe 3 — Gouverner autrement : « le maire chef d’orchestre »
Loïc Boiron défend une vision managériale différente de l’action publique : un maire « chef d’orchestre », accessible, à l’écoute, refusant le mépris et le management toxique. Il revendique le symbole de la « table ronde » : pas de bout de table, pas de hiérarchie écrasante, mais une gouvernance collective associant élus, agents municipaux et habitants.
Axe 4 — Penser local, agir global
Pourquoi parler de climat, de démocratie ou d’avenir du monde dans une campagne municipale ? Parce que « Pont ne vit pas en autosuffisance », répond le candidat. Il alerte sur les conséquences concrètes du dérèglement climatique pour le territoire : agriculture fragilisée, tourisme en recul, ressources en eau sous tension.
Il propose notamment une végétalisation massive de la ville pour rafraîchir les espaces urbains, améliorer la qualité de l’air, renforcer la biodiversité et l’attractivité de la commune. « Protéger les insectes, les animaux doit être une priorité absolue : nous avons besoin d’eux. »
Axe 5 — Ne jamais oublier les enfants invisibles
Moment le plus fort du point presse : la proposition de créer un monument et des cérémonies officielles en hommage aux enfants victimes de violences, aux enfants placés, aux mineurs à la rue, aux jeunes majeurs abandonnés. « Nous honorons nos morts de guerre, et c’est juste. Mais honorons-nous assez les enfants brisés par la violence et le silence ? »
Ce monument serait un rappel permanent que ces enfants existent et que la société ne doit plus détourner le regard.
Un projet à la fois intime et politique
Au-delà des mesures, c’est un ton singulier qui marque ce point presse : un mélange assumé de vulnérabilité personnelle et de responsabilité collective. « Ce n’est pas aux enfants cabossés de se battre seuls pour survivre. C’est à la société de se battre pour eux. »
En conclusion, Loïc Boiron appelle à refuser le défaitisme : « Le monde n’aura besoin ni de défaitistes ni de manipulateurs. Très vite, nous aurons besoin de héros. » Et il s’adresse directement aux jeunes : « Foncez, osez, engagez-vous, créez, rêvez. Le premier qui doit croire en toi, c’est toi-même. »
Un discours de campagne qui dépasse volontairement le cadre strict de la gestion municipale pour poser une question centrale : quel monde voulons-nous construire pour ceux qui arrivent ?



