Municipales 2026 : Alexandre Pissas annonce sa candidature à sa réélection à Tresques
Un quart de siècle après le début de son premier mandat, Alexandre Pissas repart en campagne. Le maire de Tresques a officiellement annoncé sa candidature à sa réélection en vue des élections municipales de 2026. Une décision mûrement réfléchie, portée par une équipe largement renouvelée mais toujours soudée, et par une volonté intacte de poursuivre le développement « harmonieux » du village.
Élu maire pour la première fois en 2001, Alexandre Pissas a depuis été réélu à quatre reprises, en 2008, 2014 et 2020. En parallèle de ses fonctions municipales, il mène un parcours politique dense à l’échelle départementale : conseiller départemental depuis 2008, réélu en 2015 puis en 2021, il exerce actuellement un mandat en cours. Battu lors des élections législatives et sénatoriales auxquelles il s’est présenté, il n’en demeure pas moins une figure institutionnelle reconnue, occupant depuis 2008 la présidence du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Gard. Entre 2015 et 2021, il a également été premier vice-président du Département et président par intérim.
Socialiste revendiqué depuis l’âge de 17 ans, Alexandre Pissas assume un engagement politique fondé sur la conviction plus que sur l’appareil partisan. Écarté du Parti socialiste entre 2015 et 2018, il revendique une indépendance de ton et de méthode.
« Je suis un homme de conviction, chirurgien de métier, qui n’a jamais eu le doigt sur la couture du pantalon. Ce sont les électeurs qui m’ont fabriqué, pas le parti », confie-t-il, tout en rappelant son attachement constant aux valeurs socialistes. Un positionnement qu’il complète par une vision apaisée du débat démocratique : « Je respecte ceux qui n’ont pas les mêmes opinions que moi et je ne suis pas intimement persuadé de détenir la vérité. »
Pour 2026, le maire sortant s’appuie sur un collectif qu’il décrit comme une véritable « aventure amicale et fraternelle ». Lorsqu’il a consulté son équipe sur l’opportunité de repartir, la réponse a été unanimement positive. Sur les 21 colistiers, quatre changements sont néanmoins à noter : deux départs liés à des déménagements et deux désistements, compensés par l’arrivée de quatre nouvelles personnes.
« Rien ne remplacera jamais le rapport humain », insiste-t-il, soulignant l’importance du dialogue et de la proximité dans la gestion communale.
Cette philosophie se retrouve dans le fonctionnement du conseil municipal. Alexandre Pissas revendique une pratique ouverte et participative : « J’aime la démocratie et le fait que les gens s’expriment. Je laisse tout le monde parler lors des conseils. Il y a une ambiance positive que je n’avais jamais connue auparavant. »
À l’heure du bilan, le maire rappelle s’inscrire dans une continuité républicaine locale, rendant hommage à ses prédécesseurs — Privat, Jouve, Tardieu et Boissin — qui ont, selon lui, mené « une politique honnête, consciente et respectable », dans un contexte certes différent de celui d’aujourd’hui. Tresques, avec ses 1 900 habitants, doit désormais composer avec des contraintes financières et réglementaires accrues.
D’où l’importance, selon Alexandre Pissas, d’une équipe municipale soudée, d’un personnel communal « de qualité et consciencieux » et d’une gestion rigoureuse des finances, marquée par le maintien d’une capacité d’autofinancement. « Le tout sans jamais augmenter la fiscalité », insiste-t-il, revendiquant un village « harmonieux, où il fait bon vivre ».
Parmi les réalisations majeures du mandat écoulé figurent de nombreux investissements sur la voirie, la rénovation de la chapelle Saint-Pierre de Castres, ainsi qu’un projet particulièrement structurant : l’école. La construction d’une cantine au sein de l’établissement a constitué, selon le maire, « le projet qui nous a le plus mobilisés ».
Une réunion publique sera organisée dans les prochaines semaines afin de présenter plus en détail les orientations de la future équipe et d’échanger avec les habitants. À 25 ans de distance de son premier mandat, Alexandre Pissas entend ainsi prolonger un engagement local fondé sur la proximité, la stabilité et le dialogue.



