À Laudun-l’Ardoise, Patrick Pannetier trace « un chemin collectif » pour 2026

À l’occasion d’une réunion publique dense et structurée, Patrick Pannetier a présenté sa vision pour l’avenir de Laudun-l’Ardoise, entouré d’une équipe qu’il décrit comme « volontaire, soudée et tournée vers l’avenir ». D’emblée, le candidat a salué l’assistance : « Votre présence montre votre attachement à Laudun. » Un attachement qu’il partage, rappelant que tous les membres de sa liste vivent dans la commune, « natifs du village ou nouveaux arrivants ».
Sans mise en scène ni artifices, « pas de scène, pas de caméras, pas d’opération marketing », Patrick Pannetier a revendiqué une démarche fondée sur « la transparence, le respect, l’écoute et l’humilité ». Et une mise en garde : « Un packaging peut cacher des pruneaux véreux. » Manière d’affirmer qu’au-delà des effets d’annonce, il entend défendre « réellement l’avenir de notre commune, loin des projecteurs ».
Faire grandir Laudun dans le Gard rhodanien
Pour lui, Laudun-l’Ardoise doit « grandir, s’affirmer et rayonner dans le Gard rhodanien », ce qui lui ferait aujourd’hui défaut. S’appuyant sur ses années comme délégué aux ressources humaines au sein de l’Agglomération du Gard rhodanien, il assure connaître « les élus, les directeurs et les agents » et vouloir changer de méthode « pour défendre nos intérêts ».
Le programme, déjà largement présenté le 20 janvier dernier, serait le fruit de « deux ans de travail de groupes », d’écoute des habitants et de rencontres avec les acteurs du territoire. « Nous avons ajusté, pas juste coché des cases », insiste-t-il, réfutant toute promesse de dernière minute.
Santé : vers une maison pluridisciplinaire
En matière de santé, Patrick Pannetier estime que la structure privée portée par des pharmaciens « a le mérite d’exister mais n’a pas apporté de solutions suffisantes ». Il défend la création d’une maison de santé pluri-professionnelle, en lien avec l’association Oppidum, intégrant Orsan et Chusclan, et soutenue par l’Agence régionale de santé. « Cette action sera engagée dès le début du mandat », promet-il, citant en exemple des communes comme Villefort ou Goudargues, qui comptent chacune six médecins.
Accessibilité, aînés et solidarité intergénérationnelle
« L’accessibilité n’est pas une option, c’est un droit et un devoir. » Un plan pluriannuel sera proposé pour corriger progressivement les difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite et les parents avec poussettes.
Pour les aînés, le candidat évoque un repas festif partagé, le maintien du colis de Noël et la création d’une maison partagée intergénérationnelle « à taille humaine », afin de permettre aux seniors de rester proches de leur famille tout en conciliant sécurité et lien social.
Écoles, jeunesse et sport

La poursuite des travaux dans les écoles, en concertation avec enseignants et parents, figure parmi les priorités : équipements informatiques, matériel pédagogique, augmentation du crédit par classe et aides aux familles. Il souhaite également la construction de gymnases à proximité immédiate des établissements pour éviter des déplacements jugés risqués.
La crèche, portée par l’agglomération, fera l’objet d’une vigilance particulière quant à son implantation et sa qualité. Patrick Pannetier propose aussi la création d’un relais petite enfance et le développement d’ateliers associatifs périscolaires, ainsi que la mise en place d’un conseil municipal des jeunes.
Sécurité et cadre de vie
La tranquillité publique constitue « un enjeu majeur ». Dispositif « voisins vigilants », participation citoyenne, caméras fixes aux abords des lieux fréquentés par les enfants et caméras mobiles près des conteneurs à déchets sont avancés. « Aujourd’hui, pas vu pas pris ; vu, verbalisé », résume-t-il.
La sécurisation de la RD9, de la RN580 et du cheminement vers l’arrêt de bus de Lascours est annoncée comme prioritaire.
Patrimoine : redonner vie et cohérence
Le patrimoine, « richesse et fierté du village », doit devenir un moteur. Patrick Pannetier annonce la suspension du permis de construire de la maison Albert-André pour retravailler le projet avec l’architecte légataire et les associations, dans le respect de la volonté de Jacqueline Bret-André. L’objectif : faire rayonner le peintre au-delà du département.
Des études archéologiques et de restauration sont également évoquées pour l’église, l’aqueduc, la colonne Sainte-Foy ou encore la sucrière, avec une gestion « sérieuse, planifiée et budgétairement maîtrisée ».
Vie associative et équipements
Les associations sont « le poumon du village ». Face à des équipements sportifs jugés vieillissants, il promet la rénovation des vestiaires, sanitaires et éclairages, voire la construction d’installations neuves si nécessaire. Un pôle associatif, point d’entrée unique, faciliterait l’organisation des manifestations.
Il souhaite renforcer les partenariats avec le comité des fêtes et maintenir les rendez-vous culturels fédérateurs, tout en « revenant à la vraie fête de village », mieux coordonnée pour éviter les chevauchements d’événements.
Inondations, mobilités et transition écologique
La gestion du risque inondation est qualifiée de « point dur » pour de nombreuses familles. Les dossiers seront repris, les travaux planifiés sur plusieurs années et l’État sollicité pour le financement.
Sur les mobilités, il déplore les reports successifs de l’ouverture de la gare et promet de « se battre » pour que Laudun-l’Ardoise ne soit pas la grande oubliée, alors qu’elle accueille un important pôle industriel. Un pôle d’échanges multimodal et des mobilités douces sont à l’étude.
L’éclairage LED intelligent, une meilleure gestion des déchets en lien avec l’agglomération et la responsabilisation de chacun s’inscrivent dans une démarche de transition écologique.
Commerce, agriculture et industrie
Pour lutter contre la disparition des commerces, il propose un périmètre de sauvegarde avec droit de préemption sur les fonds et baux commerciaux, et l’accompagnement via des dispositifs publics.
Face à la crise agricole, il défend une gestion anticipée de l’eau, la création de retenues pour limiter le ruissellement, le développement de l’agroforesterie et la préservation des paysages.
Concernant l’industrie, il soutient le développement du port fluvial et l’implantation d’activités sur la friche industrielle, tout en veillant à l’équilibre entre développement et qualité de vie. Les riverains devront être systématiquement associés.
Gouvernance et méthode
« La vision sans l’action, c’est un rêve éveillé. L’action sans la vision, c’est un cauchemar. » Patrick Pannetier promet une gestion « rigoureuse, stable et prévisible », des points d’étape tous les six mois et une large association des habitants aux décisions majeures, pouvant aller jusqu’à la consultation citoyenne.
Il s’est enfin présenté entouré de sa liste complète, composée notamment d’Alain Serve, Alexandra Amadi, Andreas Goppner, Anna Foulon, Thierry Julien, Audrey Cavagna, Vincent Berne, Anne Lledos, Bernard Bouge, Aurélia Wiart, Bernard Pascal, Christine Joubè, Daniel Baubet, Christelle Romanet Ducrey, Claudine Chastel, Nathalie Jans, Frédéric Narbonne, Christel Canillos, Gaël Amadi, Hélène Hannecart, Kader Attout, Lucie Rouquet, Pascal Lentheric, Serge St Didier, Sylvie Guillerey, Jean-Christophe Dauzon, Anne-Christine Mauxion, Jean-Claude Mages, Christelle Simon, Frédéric Cholat Namy et lui-même.
« Rien de durable ne se fera sans celles et ceux qui vivent, travaillent et élèvent leurs enfants ici », a-t-il conclu, appelant à « redonner l’élan » à une commune « plus juste, plus dynamique et plus ambitieuse ».



