Bagnols-sur-Cèze : lutte contre le narcotrafic, 67 interpellations aux Escanaux, 34 à la Citadelle, 70 écrous et 109 amendes en 2025, des chiffres “sans équivoque”

Mardi 3 février 2026, la Ville de Bagnols-sur-Cèze a réuni le Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD), piloté par la Procureure de la République, conformément à sa tenue semestrielle.
Créé après l’apparition d’un point de deal dans le quartier de la Citadelle le 28 juin 2023, le GLTD associe les services de l’État, Préfecture et Parquet, et ceux de la Ville pour coordonner les interventions de la police nationale, de la police municipale et de la gendarmerie. L’objectif est d’adapter la réponse opérationnelle aux situations locales, que ce soit pour renforcer les contrôles visant les consommateurs ou pour mener des actions quotidiennes d’interpellation des vendeurs. Chaque interpellation est suivie d’un déferrement à Nîmes pour comparution immédiate, y compris pour les mineurs.
Par le travail d’enquête mené, le GLTD vise, en finalité, le démantèlement des points de deal, en recoupant les informations avec les homologues des départements voisins où le trafic s’étend, en lien avec des réseaux similaires.
Lors de la réunion, la commandante divisionnaire fonctionnelle du commissariat de police nationale de Bagnols-sur-Cèze a présenté les chiffres de l’année 2025, que la Ville qualifie de “sans équivoque” : 67 interpellations aux Escanaux, 34 à la Citadelle, soit un total de 70 écrous. Le plus jeune interpellé avait 13 ans.
Par ailleurs, 109 amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées contre des consommateurs, 2 expulsions locatives ont été prononcées pour des personnes ayant stocké de la marchandise dans leur appartement et 9 interdictions de paraître sur la commune ont été formulées.
La Ville précise que, si un point de deal peut générer entre 10 000 et 15 000 euros par jour pour les têtes de réseau, la majorité des personnes interpellées n’ont jamais perçu les 100 à 150 euros quotidiens qui leur étaient promis et ont accumulé des dettes.
En conclusion, le maire a rappelé à l’ensemble des acteurs réunis que la solution ne consiste certainement pas à déplacer le problème, mais bien à le supprimer, dans le respect des compétences et des prérogatives que la loi attribue à chacun.



