Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : Jean-Marc Touron renonce et appelle à l’union derrière Pascale Bordes

Coup de théâtre dans la campagne des municipales à Bagnols-sur-Cèze. Jean-Marc Touron a annoncé qu’il ne déposera finalement pas sa liste « Unis on gagne » pour le scrutin de mars 2026. Un retrait qu’il dit motivé par l’exigence de cohérence et de compétence, et qui s’accompagne d’un ralliement clair à la liste « Sécurité et vitalité » conduite par Pascale Bordes.
« Je ne voulais pas composer pour atteindre 33 noms »
Jean-Marc Touron l’assure : sa décision n’est pas un renoncement idéologique, mais un choix stratégique. « Je ne déposerai pas ma liste. J’ai préféré la qualité à la quantité », explique-t-il.
Constituer une équipe complète de 33 colistiers — seuil requis pour une commune de la strate de Bagnols — s’est révélé plus complexe que prévu. « Composer une liste uniquement pour atteindre le nombre aurait été une erreur. Je refuse de partir dans ces conditions », affirme-t-il.
Arrivé tardivement dans la pré-campagne, il reconnaît avoir sous-estimé la difficulté à fédérer des profils qu’il juge « suffisamment engagés, compétents et fiables » pour porter un programme qu’il qualifie d’« ambitieux ». « Manager une équipe en campagne ne s’improvise pas. Ce n’est pas une entreprise : il faut convaincre, structurer, répartir les rôles, et surtout partager une vision commune. »
Une critique virulente de la gestion municipale
S’il se retire de la course, Jean-Marc Touron ne modère pas ses critiques envers la majorité en place. Il dénonce « 20 ans de gestion socialiste calamiteuse » et appelle à « une rupture franche et concrète » dans la conduite des affaires locales.
Selon lui, l’enjeu central reste économique : « L’économie, l’économie, l’économie. Il faut arrêter la dépense sanctuarisée sous prétexte de subventions. Ce n’est pas parce que l’on reçoit de l’argent public qu’il faut l’utiliser pour reconstruire sans vision stratégique. »
Il plaide notamment pour une approche plus ambitieuse en matière d’urbanisme : concours d’architectes de niveau européen, exigence esthétique et vision à long terme. « Une ville se transforme sur vingt ou trente ans. Si l’on reconstruit, faisons-le au plus haut niveau. »
Ralliement à la liste « Sécurité et vitalité »
Jean-Marc Touron annonce désormais se ranger « pleinement derrière l’union des patriotes » représentée par Pascale Bordes. Il estime que cette liste est « aujourd’hui la seule capable d’opérer une rupture ».
Ce ralliement marque un tournant, alors qu’au début de la campagne, il avait publiquement critiqué Pascale Bordes, notamment sur son implication locale. Il relativise aujourd’hui ces attaques, évoquant « le contexte du début de campagne » et assumant un positionnement offensif.
Concrètement, les modalités de son soutien restent à préciser. « Nous avons échangé longuement. Nous avons constaté que nous partageons beaucoup de points communs sur les grandes orientations. Pour le reste, nous verrons comment travailler ensemble », indique-t-il, évoquant la possibilité d’un appui programmatique et d’un soutien politique, sans rôle exécutif à ce stade.
Un retrait… provisoire ?
Jean-Marc Touron ne ferme pas la porte à un engagement futur. « Si je suis en forme et que les conditions sont réunies, pourquoi pas au mandat suivant ? » confie-t-il. Il affirme vouloir prendre le temps de « peaufiner » sa vision pour la ville et publier son programme après les élections, afin d’éviter toute polémique ou récupération.
Il assure également qu’il restera vigilant en tant que citoyen : « Je ne laisserai pas passer des propositions que je considérerais absurdes pour Bagnols. »
Tensions médiatiques et appel à l’équité
En marge de son annonce, Jean-Marc Touron a également exprimé son incompréhension face à l’organisation de certains débats publics avant la date officielle de dépôt des listes, ainsi qu’à la couverture médiatique qu’il juge déséquilibrée. Il dit avoir saisi la direction régionale du média concerné pour signaler ce qu’il estime être un traitement inéquitable.
Avec ce retrait, la configuration du scrutin évolue sensiblement. L’union des droites locales semble désormais privilégiée autour de la liste « Sécurité et vitalité », tandis que Jean-Marc Touron choisit de se placer en soutien plutôt qu’en tête d’affiche.
À moins d’un mois du scrutin, la campagne bagnolaise entre dans une nouvelle phase, où recompositions et alliances pèseront autant que les programmes.



