École Jules Ferry à Bagnols-sur-Cèze : le DASEN Christophe Mauny répond à la mobilisation

Au lendemain de la mobilisation conjointe des enseignants et des parents d’élèves du groupe scolaire Jules Ferry à Bagnols-sur-Cèze, le directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) du Gard, Christophe Mauny, a tenu à réagir. Contacté par la rédaction de TV Sud Magazine, il assure que « les services académiques mesurent pleinement l’inquiétude des personnels » et détaille les dispositifs mis en place pour répondre aux difficultés dénoncées sur le terrain.
Remplacements : « des solutions systématiquement apportées »
Premier point de tension soulevé par les enseignants et les parents : le manque de remplaçants. Sur ce sujet, le DASEN avance des chiffres se voulant rassurants. Selon lui, « les trois quarts des demandes de suppléance ont été satisfaites depuis le début de l’année scolaire ».
Les absences longues, notamment, feraient l’objet d’un suivi prioritaire. L’absence d’une enseignante de CE2, prévue jusqu’au 17 avril, serait ainsi couverte « à plus de 90 % ».
Pour les absences très courtes, de un à deux jours, les services académiques reconnaissent qu’un remplacement immédiat n’est pas toujours possible. Dans ces cas-là, les élèves sont répartis dans les autres classes de l’établissement « afin de garantir la continuité éducative ».
AESH et inclusion : une priorité freinée par le recrutement
Autre revendication majeure : le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Sur ce point, Christophe Mauny reconnaît des difficultés, évoquant « des problèmes de recrutement manifestes sur ce secteur géographique ».
Le DASEN souligne également une situation particulière : certains élèves de l’école disposent d’une notification pour intégrer un Institut médico-éducatif (IME), mais ne peuvent y être accueillis faute de places disponibles.
Face à cela, les services académiques assurent maintenir « un suivi de proximité » et une coordination avec les partenaires médico-sociaux afin de limiter les conséquences sur le quotidien des élèves.
Sécurité : des mesures après les incidents récents
Les récents faits de violence évoqués par les enseignants ont également conduit à des mesures spécifiques. Le rectorat rappelle que « la violence n’a aucunement sa place à l’école ».
Une enseignante victime d’une agression verbale a été reçue par l’inspection de l’Éducation nationale, et une plainte a été déposée. L’Équipe mobile académique de sécurité (EMAS) a été mobilisée pour suivre la situation et renforcer la sécurité au sein de l’établissement.
Par ailleurs, un accompagnement pédagogique et technique est déployé : le Pôle d’appui à la scolarité (PAS) a été sollicité, et les conseillères pédagogiques restent mobilisées pour soutenir l’équipe enseignante.
« Retrouver la sérénité »
Dans sa réaction, Christophe Mauny insiste sur la volonté des services académiques d’apporter des réponses concrètes :
« Tout est mis en œuvre, par un accompagnement renforcé, pour apporter des réponses concrètes que l’équipe attend afin de retrouver dans les plus brefs délais la sérénité indispensable à l’accomplissement de leur mission. »
Une réponse institutionnelle qui intervient alors que, sur le terrain, enseignants et parents continuent de dénoncer un manque structurel de moyens. Entre les constats des acteurs locaux et les assurances de l’administration, le dialogue reste désormais attendu pour tenter d’apaiser une situation toujours sous tension.



