Laudun-l’Ardoise : la commune poursuit la modernisation de ses voiries

À Laudun-l’Ardoise, la municipalité poursuit son programme de rénovation des rues. Le maire Yves Cazorla et son adjoint Michel Agnel ont présenté deux opérations récentes : la rénovation complète de la rue Joliot-Curie et l’aménagement de la rue Louis-Braille. Deux chantiers qui répondent à un même objectif : moderniser les infrastructures, sécuriser la circulation et améliorer le cadre de vie.
Rue Joliot-Curie : une rénovation complète des réseaux et de la voirie
La rue Joliot-Curie, longue d’environ 250 mètres avec son intersection, vient de bénéficier d’une rénovation en profondeur. Une opération rendue nécessaire par l’état très dégradé de la chaussée et des réseaux.
« On a mis un gros budget sur les rues les plus fréquentées », a expliqué le maire Yves Cazorla, rappelant la volonté municipale d’entretenir et de moderniser les infrastructures pour rendre la commune plus attractive.
Le chantier a été mené en coordination avec plusieurs partenaires afin d’optimiser les délais. L’agglomération du Gard rhodanien est intervenue pour les réseaux d’eau et d’assainissement, tandis que le SMEG a pris en charge les réseaux secs, notamment l’éclairage public et la fibre.
Cette coordination a permis d’effectuer l’ensemble des travaux en une seule intervention. « On a optimisé les temps de travaux en coordonnant le travail de l’ensemble des entités. Maintenant on est tranquille, on n’y revient plus », souligne l’élu.
Au-delà des réseaux, la rue a été entièrement repensée pour améliorer la sécurité et l’esthétique. L’enfouissement des câbles électriques constitue l’un des changements les plus visibles. « C’est impressionnant de ne plus voir les câbles et d’avoir une rue sécurisée », note la municipalité.
La nouvelle configuration vise également à ralentir la circulation, avec un aménagement plus lisible pour les automobilistes. Des places de stationnement ont été intégrées et cinq arbres ont été plantés, notamment des lilas des Indes et des érables de Montpellier, afin de végétaliser l’espace public.
Le chantier a débuté en mai 2025 avec les interventions de l’agglomération et s’est achevé fin février 2026.
Au total, l’opération représente un investissement conséquent :
- 370 000 € pour la commune,
- 410 000 € pour l’agglomération du Gard rhodanien,
- 147 000 € pour le SMEG.
Pour la municipalité, ces travaux s’inscrivent dans une stratégie globale d’entretien d’un réseau routier communal particulièrement étendu, qui compte 65 kilomètres de routes et de voiries.
Une programmation par tranches selon les moyens
La commune poursuit progressivement la rénovation de ses rues, en fonction de ses capacités financières. Certaines opérations se réalisent en plusieurs phases, comme la rue de Boulogne, tandis que d’autres peuvent être traitées en une seule fois, à l’image de la rue des Anciens Combattants.
Une première tranche est également engagée sur la rue Jean Vilar.
Plusieurs projets sont déjà identifiés pour la suite :
- la rue Jean-Giono, dans le cadre d’un projet urbain partenarial (PUP) en lien avec les nouveaux lotissements,
- la rue Pasteur,
- et un aménagement de la RN580 à l’Ardoise, pour la partie communale.
Rue Louis-Braille : une circulation apaisée à la demande des habitants

Autre intervention récente : la rue Louis-Braille. Ici, l’initiative fait suite à une demande écrite des riverains, préoccupés par la vitesse des véhicules et la largeur jugée excessive de la chaussée.
La municipalité a choisi d’élargir l’espace piétonnier sur plus de 200 mètres afin d’améliorer la sécurité des déplacements à pied. Pour réduire la vitesse des véhicules, des ralentisseurs de type coussins berlinois ont également été installés.
Des barrières ont été posées pour sécuriser le cheminement piéton, tandis que des bandes réfléchissantes ont été ajoutées afin d’améliorer la visibilité de nuit.
Le marquage a également été revu avec la création de places de stationnement de l’autre côté de la rue.
L’ensemble de ces aménagements représente un investissement d’environ 25 000 €.
Entre rénovation lourde et entretien préventif
Au-delà des chantiers structurants, la municipalité mène aussi des opérations d’entretien plus légères sur certaines voies, grâce à la technique du bi-couche. Ce revêtement permet de prolonger la durée de vie d’une chaussée de cinq à dix ans lorsqu’elle est encore en bon état, tout en améliorant la sécurité pour les véhicules, les piétons et les cyclistes.
Enfin, le maire a tenu à saluer le travail des services techniques municipaux, dont l’implication a été essentielle dans la réalisation de ces aménagements.



