Laudun-l’Ardoise : vingt ans après, hommage à Jacqueline Bret-André et nouveau cap pour la maison d’Albert André

Vingt ans après le décès de Jacqueline Bret-André, plusieurs élus et acteurs du monde culturel se sont réunis au cimetière pour honorer la mémoire de celle qui avait fait un geste déterminant pour le patrimoine de Laudun-l’Ardoise : le don de la maison du peintre Albert André à la commune.
Autour du maire de Laudun Yves Cazorla et de plusieurs élus municipaux, étaient également présents des représentants des Amis d’Albert André, des Amis du musée de Bagnols-sur-Cèze ainsi qu’Alain Girard, exécuteur testamentaire de Jacqueline George-Besson. Cette cérémonie de recueillement visait à rappeler l’importance du legs effectué par Jacqueline Bret-André, qui avait transmis à la commune la maison d’Albert André accompagnée d’une somme conséquente destinée à son aménagement.
Cette donation reposait sur une conviction profonde, qu’elle répétait souvent : « Tout me vient d’Albert André et tout doit lui revenir ». Par ce geste, elle souhaitait préserver la mémoire et l’œuvre du peintre postimpressionniste, figure artistique étroitement liée au territoire.
Cependant, le projet initial de création d’un musée consacré à Albert André n’a jamais abouti tel qu’il avait été imaginé. Après près de vingt ans d’hésitations et de réflexions, la commune et les partenaires concernés ont finalement constaté que le projet s’avérait trop coûteux au regard des moyens disponibles. Un consensus s’est donc dégagé pour abandonner cette perspective et repenser l’utilisation du bâtiment tout en respectant l’enveloppe financière laissée par la testatrice.
Le projet a ainsi été entièrement redéfini. Le rez-de-chaussée de la maison sera désormais consacré à l’évocation de l’œuvre d’Albert André. L’objectif est de valoriser le travail du peintre, mais aussi celui de l’écrivain qu’il fut, notamment à travers ses témoignages sur Auguste Renoir. Pour enrichir cette découverte, des dispositifs de réalité augmentée pourraient être utilisés afin de présenter documents et contenus pédagogiques aux visiteurs.
Le premier étage, quant à lui, ne pourra accueillir qu’un nombre limité de personnes en raison de contraintes d’accessibilité et de la structure ancienne des planchers en bois. Il devrait donc être utilisé pour installer les services culturels de la commune, qui pourront également assurer l’accueil du public tout en préservant l’intégrité architecturale du bâtiment.
Enfin, la cave, accessible directement par le jardin, offrira un espace indépendant destiné à accueillir des expositions temporaires. Ce lieu permettra d’animer régulièrement le site et de faire vivre ce patrimoine culturel dans la durée.
Vingt ans après le legs de Jacqueline Bret-André, la commune entend ainsi poursuivre l’objectif initial : transmettre et valoriser l’héritage artistique d’Albert André, tout en adaptant le projet aux réalités d’aujourd’hui.



