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Municipales 2026 à Tresques : les motivations des colistiers de Kevin Danis

À Tresques, la campagne municipale se structure autour des équipes. Après l’annonce de la candidature de Kevin Danis, plusieurs membres de sa liste détaillent désormais les raisons de leur engagement et les domaines dans lesquels ils souhaitent agir. Agriculture, sécurité, jeunesse, culture, éducation ou encore voirie : chacun revendique une implication liée à son parcours personnel ou professionnel.

Marianne Gervasoni : porter la voix du monde agricole

Installée à Tresques depuis 35 ans, Marianne Gervasoni explique que son engagement s’est imposé naturellement.

« Je suis femme d’agriculteur et mère d’agriculteur à Tresques et Connaux. Pour moi, c’était évident de traiter ce sujet. »

Pour cette candidate, qui s’engage pour la première fois en politique municipale, l’agriculture doit retrouver une place centrale dans les priorités communales. Elle souhaite notamment améliorer les conditions de circulation des exploitants.

« Certaines routes et certains chemins ne sont pas adaptés au passage des engins agricoles. Il faut retravailler ces axes pour faciliter les déplacements. »

Au-delà de la voirie rurale, elle évoque aussi la nécessité de soutenir davantage l’activité agricole locale.

« Il y a beaucoup de travail et de projets possibles pour valoriser l’agriculture sur la commune. »

Bruno Debard : sécurité et sport au cœur des priorités

Ancien fonctionnaire de police aujourd’hui à la retraite et ancien moniteur d’EPS, Bruno Debard explique avoir été convaincu par le projet et l’énergie de la tête de liste.

« On a été motivé par le programme et par son dynamisme. C’est quelqu’un de jeune qui a envie de faire quelque chose pour Tresques. »

Sur la question de la sécurité, il estime que les problématiques rencontrées par la commune reflètent une tendance nationale.

« On est au même niveau que beaucoup de villages en France. Les violences urbaines et certains trafics finissent par transpirer jusque dans les petites communes. »

Pour lui, la priorité reste la lutte contre les incivilités et la prévention.

Parmi les pistes évoquées figure le développement de la vidéoprotection, mais avec une approche concertée.

« Il faudra surtout savoir ce qu’en pensent les habitants de Tresques : où déployer les caméras et comment gérer ce dispositif. »

Selon lui, ce chantier aurait dû être engagé depuis plusieurs années.

Autre sujet de réflexion : l’éclairage public, actuellement éteint à 23 heures.

« Dans le noir, on ne voit pas ce qu’il se passe. La priorité doit rester la sécurité des citoyens avant les économies d’énergie. »

Il souhaite également renforcer les relations avec la gendarmerie et relancer le dispositif de participation citoyenne.

Développer la pratique sportive

Sur le volet sportif, Bruno Debard envisage la création d’un office municipal des sports afin de structurer l’offre existante.

L’objectif serait notamment :

  • d’organiser des activités pour les enfants le mercredi,
  • de rénover les infrastructures existantes,
  • de recréer un mur d’escalade,
  • de développer des parcours sportifs en pleine nature.

Il souhaite aussi encourager la création d’associations autour de sports souvent pratiqués individuellement et promouvoir des actions solidaires.

« Le sport peut recréer du lien social dans le village. »

Heïdie Debard : représenter la jeunesse

À 20 ans, Heïdie Debard est la benjamine de la liste. Installée à Tresques depuis une dizaine d’années, elle explique avoir voulu représenter sa génération.

« Ça m’a toujours intéressée. Et je voulais montrer que certains jeunes ne se désintéressent pas de ces sujets. »

Selon elle, beaucoup de jeunes sont confrontés à la désinformation ou à une forme de découragement face à la politique.

« On dit souvent que la génération Z se désintéresse de tout et que les choses viendront toutes seules. Moi, je ne suis pas d’accord. Il faut être actif pour avancer. »

Elle souhaite notamment améliorer la mobilité dans la commune.

« Tresques est un petit village sans transport en commun. Il manque des abribus et on pourrait imaginer un ou deux arrêts dans la commune. »

Aujourd’hui, seuls les bus scolaires desservent Tresques. Elle souhaiterait également voir les lignes régulières passer par le village.

Autre enjeu : l’information sur les formations et les débouchés locaux.

Elle cite notamment les centres de formation présents à Bagnols-sur-Cèze, parfois méconnus des jeunes du secteur.

« Certains partent loin alors qu’il existe des formations à proximité. »

Elle souhaite aussi valoriser le patrimoine local, notamment l’histoire de l’eau de source de Tresques, souvent méconnue.

Martin Proulx : culture et patrimoine

Ébéniste installé dans le village depuis cinq ans, Martin Proulx explique avoir souhaité s’engager après être « tombé amoureux du village ».

Il souhaite développer les initiatives culturelles et travailler avec l’association du patrimoine de Tresques.

« La culture, ce n’est pas seulement le patrimoine, ce sont aussi les festivités. »

Selon lui, Tresques souffre d’une image de « village dortoir ».

Il propose notamment de développer des événements fédérateurs, comme un marché hebdomadaire ou des manifestations culturelles régulières, afin de recréer du lien entre les habitants.

Adeline Tavares : l’éducation comme priorité

Installée depuis plus de trente ans à Tresques, Adeline Tavares affirme partager la vision portée par Kevin Danis.

« Le village a changé, mais d’une manière assez limitée par rapport à d’autres communes. »

Elle souhaite renforcer la participation des habitants sur les sujets essentiels, notamment l’éducation, la sécurité, la santé et le cadre de vie.

Son parcours est marqué par une expérience internationale : elle a notamment été candidate en Angola et travaillé au ministère des Relations extérieures.

Fabien Payan : améliorer la voirie et l’entretien

Ancien agent communal, Fabien Payan estime que la commune doit améliorer l’entretien de ses infrastructures.

« Le village n’est pas très propre et certains espaces sont mal entretenus. »

Il souhaite notamment intervenir sur les chemins ruraux, parfois difficiles d’accès pour les agriculteurs.

Selon lui, une partie des travaux pourrait être réalisée directement par les services municipaux, à condition de renouveler le matériel.

« Aujourd’hui, beaucoup de choses sont confiées à des entreprises extérieures. »

Il évoque aussi la sécurisation de la RD5, notamment à la sortie du hameau de l’Étang, où il estime qu’un risque d’accident existe.

Enfin, il souhaite travailler avec le Conseil départemental du Gard sur la sécurisation de la piste cyclable, régulièrement empruntée par des automobilistes.

À travers ces profils variés, la liste menée par Kevin Danis cherche à mettre en avant une équipe mêlant expérience professionnelle, engagement local et renouvellement générationnel, avec l’ambition affichée de « redynamiser » la vie communale de Tresques.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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