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Pont-Saint-Esprit : les colistiers de Valère Segal dévoilent les priorités pour le cadre de vie

Ce jeudi matin, la liste « Réussir le Pont de demain », conduite par Valère Segal, avait donné rendez-vous à la presse à Pont-Saint-Esprit. En présence d’Océane Escleyne, Natacha Boff et Gérard Guillen, les deux colistières ont présenté un volet central du programme municipal consacré au cadre de vie des Spiripontains. Au cœur des annonces : écoles, sport, culture et vie associative, considérés comme « les piliers indispensables d’une ville qui veut bien vivre et préparer l’avenir ».

L’école, priorité affichée

Pour la liste Réussir le Pont de demain, l’école constitue « la première pierre du cadre de vie ». « L’école instruit, le sport rassemble, les associations créent du lien et la culture éveille », a résumé l’équipe. Plusieurs actions engagées ces derniers mois ont été mises en avant, notamment le programme Oasis, lancé à l’été 2025, ou encore l’initiative « savoir nager » mise en place durant l’été dernier.

L’équipe souhaite poursuivre les efforts pour améliorer le bien-être à l’école. Cela passe par le maintien des ALSH tout au long de l’année, avec des activités ludiques pendant la pause méridienne afin de permettre aux enfants d’être « plus attentifs l’après-midi ». La rénovation des établissements reste également à l’ordre du jour, avec par exemple l’aménagement d’une tisanerie à la Villa Clara et l’abaissement de plafonds pour améliorer le confort thermique.

La liste souhaite aussi renforcer le lien éducatif et citoyen, en impliquant davantage les enfants dans les cérémonies commémoratives ou les projets pédagogiques en lien avec des associations comme le Souvenir français. Les équipes enseignantes seront consultées afin d’adapter les projets aux besoins des écoles.

Des cours d’école repensées face au climat

Autre priorité : adapter les établissements scolaires aux enjeux climatiques. Inspirée d’une visite réalisée à Saint-Rémy-de-Provence, la municipalité souhaite transformer progressivement les cours d’école dans le cadre du programme Oasis.

L’objectif est de remplacer les surfaces minérales par des espaces végétalisés capables d’absorber la chaleur et l’eau, avec des écarts de température pouvant atteindre six degrés selon les études citées par l’équipe. Les cours pourraient ainsi devenir de véritables lieux de vie, mêlant jeux, cabanes, toboggans ou encore espaces de jardinage pédagogique.

Pour financer ces transformations sans alourdir les finances communales, la liste entend mobiliser des subventions, notamment via le Fonds vert ou des financements fédéraux.

Mieux manger et bouger

La question de l’alimentation scolaire a également été abordée. L’équipe souhaite développer une restauration basée sur des produits locaux, bio et de saison, dans une logique durable. « Le bien manger n’est pas forcément plus cher », ont insisté Natacha Boff et Océane Escleyne.

Côté santé publique, l’accent est mis sur la démocratisation du sport, avec des programmes comme « savoir courir », lancé en novembre 2025, afin d’encourager les jeunes à adopter une pratique physique régulière.

Soutien renforcé à la vie associative

Le tissu associatif constitue, selon les candidats, un levier essentiel de cohésion sociale. La liste souhaite poursuivre l’accompagnement des associations, notamment dans la recherche de subventions et dans la création de projets fédérateurs.

Plusieurs projets sportifs ont été évoqués :

  • un projet de padel indoor porté par un investisseur privé,
  • la création d’un pump track soutenue par la municipalité,
  • la poursuite de la rénovation des équipements sportifs, à l’image du gymnase Georges-Ville dont les sols et vestiaires ont été rénovés ces derniers mois.

La question du chauffage du gymnase a également été abordée : le département ayant interrompu l’alimentation liée au collège voisin, la commune devra prendre le relais.

Vers de nouveaux équipements intercommunaux

L’équipe se dit également favorable à un travail renforcé avec l’Agglomération du Gard rhodanien, notamment autour de projets structurants comme la création d’une piscine intercommunale couverte, accessible toute l’année. Le Clos Moser pourrait, lui, devenir un lieu de vie familial durant l’été.

Les mobilités douces figurent aussi dans le programme, avec l’ambition de développer les pistes cyclables, notamment sur les chemins de halage le long du Rhône.

Une stratégie culturelle pour renforcer l’attractivité

Chargée du volet culturel, Natacha Boff a présenté une stratégie visant à valoriser l’histoire et le patrimoine de la ville. Plusieurs initiatives sont envisagées, comme la mise en place de bornes foraines pour animer les allées, ou encore la création d’une pépinière culturelle pour soutenir les projets locaux.

Parmi les idées évoquées :

  • des parcours nocturnes théâtralisés dans les rues de la ville,
  • une exposition de cartes postales anciennes,
  • une fête du pain et du vin, mettant en valeur la tradition viticole régionale,
  • ou encore la transformation de la foire de septembre en événement thématique autour des métiers historiques.

L’objectif est aussi touristique. « Un visiteur qui reste plus longtemps est aussi un client qui dîne dans nos restaurants », a rappelé Natacha Boff.

La fréquentation du théâtre municipal serait d’ailleurs en hausse de 13 %, grâce à une programmation élargie. L’ambition est désormais d’attirer de nouveaux publics, parfois éloignés des circuits culturels, notamment en travaillant avec les associations du centre ancien.

« Rendre la fierté d’habiter Pont-Saint-Esprit »

Pour la liste « Réussir le Pont de demain », l’ensemble de ces mesures doit contribuer à renforcer l’attractivité de la ville et à faire du cadre de vie un moteur de développement. « Une ville qui n’a pas d’histoire est une ville que l’on oublie », a conclu Natacha Boff, évoquant l’importance d’assumer et de valoriser les figures et événements qui ont marqué Pont-Saint-Esprit.

Entre écoles repensées, soutien au tissu associatif et projets culturels, la liste Segal entend ainsi « rendre la fierté d’habiter Pont-Saint-Esprit » tout en maîtrisant les finances publiques grâce à une recherche active de financements.

Rémi Fagnon

A tout juste 23 ans, le benjamin de l'équipe Rémi a fait du journalisme son terrain de jeu favori ! Vêtu de son costard cravate, ses lunettes teintées, un carnet, un stylo et dégainant son appareil photo à la moindre occasion, Rémi mène l’enquête, avec une ténacité légendaire. C’est aussi un féru de journalisme sportif, pour qui le Tour de France, les matchs de foot et le sport automobile n’ont aucun secret. Son talent caché : lors d’une interview téléphonique, à peine a-t-il raccroché, que son article est déjà prêt.

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