Pont-Saint-Esprit : Valère Segal dénonce les « magouilles » et défend son bilan

À quelques jours du scrutin, la tension monte à Pont-Saint-Esprit. Lors d’un point presse offensif, le maire sortant et candidat Valère Segal a vivement critiqué ses adversaires, tout en mettant en avant son bilan et ses projets.
D’entrée, le ton est donné. « Les Français, et bien sûr les Spiripontains, en ont assez des magouilles d’entre-deux-tours », lance-t-il. Dans son viseur : des alliances qu’il juge opportunistes. Il évoque « un faux nez des socialistes locaux », « une ancienne du Rassemblement national qui a trahi ses électeurs » et « un candidat qui avait juré n’avoir aucun accord et qui se renie ».
Face à cela, Valère Segal appelle les électeurs à « ne pas se laisser embarquer dans ces tripatouillages » et revendique une ligne « sans compromis ni compromission », basée uniquement sur « le bilan de 21 mois de gestion » et les projets à venir.
Sécurité : « une amélioration nette »
Le candidat met en avant en priorité la sécurité, qu’il considère comme un marqueur fort de son action. « Nous avons combattu pied à pied, mètre par mètre, les incivilités et les trafics », affirme-t-il, évoquant une situation auparavant dégradée.
Il détaille plusieurs mesures : relance du CLSPD, renforcement des effectifs de police municipale, développement de la vidéoprotection avec caméras fixes et mobiles, patrouilles conjointes avec la gendarmerie, y compris avec une brigade cynophile.
Ces actions auraient permis « plus de 12 arrestations et 8 incarcérations ». Il souligne également la création d’une brigade de nuit, tout en pointant le vote contre de l’une de ses opposantes, Aurélie Delwarte.
Santé : un projet structurant
Autre axe majeur : la création d’une maison pluridisciplinaire de santé. Le projet, déjà porté par un promoteur, serait financé en partenariat avec l’Agglomération du Gard rhodanien, le Département, la Région, l’État et des fonds européens.
Objectif : attirer médecins, dentistes et professionnels de santé, en lien notamment avec ceux déjà installés à la caserne. Le projet inclut également des résidences seniors et s’inscrit dans une logique de revitalisation urbaine.
« N’importe où ailleurs, ce projet serait accueilli avec enthousiasme », regrette-t-il, accusant ses opposants de vouloir le freiner.
Cadre de vie et attractivité
Valère Segal met aussi en avant les travaux engagés pour l’accessibilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite : trottoirs, église et salle des mariages de la mairie.
Pour dynamiser la ville, plusieurs projets sont évoqués :
- création d’une maison du commerce et de l’artisanat
- liaison entre le Vieux Pont et le centre-ville
- développement des mobilités douces avec axes cyclables et stationnements sécurisés
- adhésion au programme « Villes et Villages fleuris »
Écoles et environnement : adaptation au changement climatique
Le candidat insiste également sur l’adaptation climatique, avec la mise en place du projet « Oasis » dans les écoles : désimperméabilisation des sols, plantations d’arbres, création d’îlots de fraîcheur.
« Aucun autre candidat ne s’en préoccupe », déplore-t-il.
Sur la restauration scolaire, il annonce vouloir privilégier les circuits courts et les produits issus d’une agriculture biologique ou raisonnée.
Solidarité et économie locale
Concernant les seniors, il met en avant la labellisation « Ville amie des aînés » et des actions concrètes : après-midi récréatifs, bons d’achat utilisés dans les commerces locaux (655 bénéficiaires à Noël), ou encore visites aux centenaires.
Une politique qu’il présente comme à la fois sociale, économique et écologique.
Sports et cadre de vie
Enfin, Valère Segal évoque des projets d’équipements comme un padel et un pump track, ainsi qu’une amélioration de la propreté urbaine, saluant le travail des services municipaux.
« Une feuille de route claire »
En conclusion, le candidat appelle à un vote de confiance : « Le spectacle des arrangements d’entre-deux-tours ne trompe plus personne. »
Se disant à la tête d’une « équipe surmotivée », il assure disposer « d’une feuille de route claire et solide » pour « réussir le Pont de demain ».



